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Lutte contre le cancer du sein : les femmes sensibilisées à Yaoundé VI

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C’était au cours d’un atelier de formation organisé le jeudi 30 octobre 2025 par l’association Woman Impact and Feminity Improvement (Wifi) en partenariat avec les autorités de l’arrondissement de Yaoundé VI.

Près d’une centaine de personnes, hommes et femmes confondus, issues d’associations locales, se sont rassemblées le 30 octobre dernier à la salle des actes de la Sous préfecture de Yaoundé VI pour un atelier de sensibilisation crucial sur le cancer du sein. Placé sous le thème mobilisateur « Avec WIFI, à Yaoundé VI, mon sein j’en prends soin », cet événement, présidé par le sous-préfet de l’arrondissement, visait à éveiller et maintenir la conscience des habitants sur les dangers de cette maladie et les gestes simples mais vitaux de la détection précoce. Au Cameroun, les chiffres sont alarmants : selon l’OMS, le cancer du sein est la première cause de mortalité par cancer, représentant environ 20 % des 20 000 cas enregistrés en moyenne chaque année. Il touche particulièrement les femmes de 25 à 50 ans vivant en milieu urbain. La situation est d’autant plus critique que 80 % des femmes diagnostiquées arrivent trop tardivement en consultation, réduisant les options de soins à des traitements palliatifs. Pourtant, les spécialistes affirment que 90 % des cancers sont guérissables s’ils sont détectés à temps. C’est dans ce contexte d’urgence que l’initiative de l’Association WIFI prend tout son sens, répondant à un besoin criant de pallier l’insuffisance de sensibilisation et les limites des possibilités de dépistage.

Echanges au cours de l’atelier

Un atelier riche et multidisciplinaire

L’atelier a permis aux participants de renforcer considérablement leurs capacités de prévention et de détection. Les échanges, animés par des professionnels de la santé, ont couvert un large éventail de sujets. Le Dr Joël William Kaldjob, oncologue médical, a brillamment exposé les causes, les symptômes et les bons gestes d’auto-examen des seins pour une détection précoce, permettant aux participants d’acquérir les connaissances nécessaires pour pratiquer ces gestes d’autopalpation de manière efficace. De son côté, le Dr Marilène Kemme Kemme, experte en addiction et réduction des risques, a abordé l’importance du bien-être psychologique à travers le thème « Santé du corps, santé de l’esprit : quand la santé mentale soutient la prévention et la guérison », décortiquant les différentes formes de stress, leurs conséquences, et offrant des clés pour une gestion efficace du stress, y compris le stress alimentaire. Au-delà des exposés théoriques, l’atelier a mis l’accent sur la pratique et le mode de vie ; une séance a été dédiée aux stratégies pour adopter une alimentation saine afin de prévenir le cancer du sein, et les participants ont même été formés à la fabrication d’alcool à base d’ail, soulignant une approche holistique de la santé. L’événement s’est conclu par une séance gratuite d’autopalpation du sein, offrant un passage concret de la théorie à l’action.

Un engagement pour l’avenir

Les résultats de cet atelier sont extrêmement positifs. Les participants ont non seulement enrichi leurs connaissances sur la maladie, la prévention et l’auto-examen, mais ont également pris l’engagement solennel de se faire dépister régulièrement. Cet engagement est la pierre angulaire de la lutte contre le cancer du sein à Yaoundé VI. L’Association WIFI a d’ailleurs affirmé son intention de multiplier ce type d’initiative. En ciblant les communautés urbaines où la prévalence est élevée, et en intégrant les hommes et les femmes d’associations pour en faire des relais d’information, WIFI s’impose comme un acteur clé dans la bataille pour la santé publique.

En transformant la sensibilisation en engagement et en action concrète, l’Association apporte une lueur d’espoir et contribue directement à sauver des vies dans l’arrondissement de Yaoundé VI. L’importance de cet atelier ne réside pas seulement dans les connaissances transmises, mais dans la dynamique communautaire et l’engagement citoyen qu’il a réussi à générer face à une épidémie silencieuse.

Junior NTEPPE KASSI

 

« Le cancer du sein fait partie des cancers les plus facilement soignables. »

Dr Patricia Mendjime, présidente de l’association Woman Impact and Feminity Improvement (Wifi)

Qu’est-ce qui justifie cet atelier de sensibilisation ?

Alors, Octobre rose déjà. Octobre, c’est le mois consacré à la lutte contre le cancer du sein plus précisément. Le cancer du sein, qui est connu comme étant l’un des cancers les plus récurrents chez la femme, chez la gente féminine.

Et quand on sait les dégâts que le cancer fait dans le monde entier, tant chez les hommes que chez les femmes, il est important de pouvoir munir les femmes de toute action pouvant limiter les dégâts, c’est-à-dire une détection précoce, notamment en l’occurrence, puisque c’est pratiquement tout ce que nous pouvons faire, une détection précoce qui peut sauver une vie. Effectivement, le cancer du sein fait partie des cancers les plus facilement soignables parmi tous les autres cancers. Mais bien évidemment, à condition que celui-ci ne soit détecté précocement.

Donc aujourd’hui, nous voulons que toutes les femmes sachent tout ce qu’il y a à savoir sur le cancer afin de pouvoir s’en préserver. Tant que faire se peut.

Pourquoi le choix de voter sur l’arrondissement de Yaoundé VI ?

Yaoundé 6, c’est déjà un partenaire. Nous avons l’honneur d’avoir des relations avec Yaoundé 6, notamment avec le MINJEC, le représentant du MINJEC de Yaoundé 6, qui a sollicité notre appui, parce que bien évidemment c’est une initiative de Yaoundé 6 qui a sollicité notre apport, notre appui, afin d’organiser cet événement. Nous avons 75 personnes à peu près qui sont mobilisées aujourd’hui.

Les objectifs ?

Les objectifs, bien évidemment, c’est de pouvoir renforcer les capacités, les connaissances des femmes et bien sûr aussi des hommes sur la maladie, les signes, les facteurs de risque. Notamment quand on parle des facteurs de risque, il faut savoir que le stress fait partie des facteurs de risque connus, puisque la maladie n’est pas encore bien cernée du point de vue scientifique, mais il a été avéré que le stress fait partie des facteurs de risque de cette maladie.

L’alimentation bien évidemment, donc ici nous allons essayer de renforcer la capacité sur une alimentation saine, sur les méfaits du stress et de toute autre maladie mentale sur la santé, et bien sûr aussi sur l’apport important que la santé mentale dans le traitement même de cette maladie, parce qu’évidemment c’est une maladie qui au-delà de la chair affecte le mental, non pas seulement du malade, mais de tout son entourage, et c’est un volet qu’on a souvent tendance à liser et aujourd’hui nous voulons donner de l’espoir, donner de l’espoir à ceux qui sont malades, donner des informations à celles qui ne sont pas encore malades, des malades inconnus, parce qu’on est d’accord, c’est une maladie souvent sournoise, qui ne se déclenche pas physiquement, cliniquement, rapidement, donc de pouvoir prémunir de cette dame de toutes les actions précoces, les gestes qu’on pourrait mettre en œuvre pour pouvoir accélérer le processus de détection, d’un diagnostic précoce qui peut sauver une vie.

L’initiative est portée par l’association WIFI. Pouvez-vous nous présenter en quelques mots cette association ?

WIFI c’est Women Impact and Femininity Improvement, donc c’est une association à but non lucratif, à politique bien sûr, qui prône l’épanouissement et le bien-être de la femme, donc de ce fait WIFI voudrait que toute femme puisse être capable de comprendre ce que c’est que déjà la santé de la femme et de la jeune fille, la santé de son entourage, puisque la femme étant le noyau de la cellule familiale et donc de la communauté, tout repose sur la femme et bien évidemment tout reposant sur la femme, on a bien évidemment souvent des femmes qui ne sont pas épanouies parce que tout reposant sur elle, la société demande trop à la femme, donc ici nous voulons prôner l’épanouissement, avoir des femmes épanouies, peu importe leur niveau d’éducation, niveau de scolarisation, niveau social, peu importe leur faculté physique et mentale, nous voulons avoir des femmes épanouies pour avoir une société meilleure.

Pour sortir au-delà des activités organisées dans le cadre d’Octobre Rose, on imagine que l’association organise d’autres activités…

Bien évidemment, déjà je crois que novembre a été aussi consacré comme étant novembre bleu, en novembre nous aurons des activités sur la sensibilisation sur le cancer de la prostate, nous aurons plusieurs activités sur l’empowerment, sur le leadership féminin, sur les formations pour que les femmes puissent générer, avoir des activités génératrices de revenus, nous avons des formations, nous avons des activités sur l’IA, vous savez que le monde avance et les femmes sont devenues très présentes sur le web, et donc parfois nous avons des dérives qui sont souvent portées par les femmes, donc nous avons beaucoup d’activités aussi qui permettent aux femmes de comprendre qu’on peut s’épanouir, qu’on pourrait s’épanouir sur le monde virtuel sans avoir à faire des dérives qui ne sient pas, qui ne portent pas l’image de la femme. Et aussi, nous avons des activités pour les jeunes scolarisés et non scolarisés. Vous savez qu’on a un grand fléau maintenant à la prise des drogues, et donc nous avons des activités avec certains établissements dans la région du Centre, la région de l’Est Cameroun, qui sont parmi les régions les plus affectées par ce fléau, où on essaie de suivre les enfants, de les écouter. Nous avons des études scientifiques, parce que nous sommes des scientifiques, je suis médecin, donc on a des études scientifiques que nous menons dans le cadre de la santé publique.

Propos recueillis par Junior NTEPPE KASSI

 

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