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Médecine traditionnelle : Vers un assainissement du milieu dans l’Adamaoua ?

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La loi n°2024/018 du 23 décembre 2024 portant exercice et organisation de la médecine traditionnelle au Cameroun suscite de vives réactions au sein des tradi-praticiens de l’Adamaoua. Pour bon nombre d’entre eux, cette loi vient extirper les charlatans des vrais médecins traditionnels.

La région de l’Adamaoua comme d’autres, connait une multiplication des tradi-praticiens. Installés en postes fixes ou en ambulatoire dans les quartiers de la ville, les naturopathes écument la ville, à la recherche des potentiels. Tout un secteur dans la ville, le long de l’école publique de Sabongari dans le 2ème arrondissement de Ngaoundéré, tout un secteur est dédié à cette médecine. Les jours des marchés hebdomadaires dans la région constituent une véritable tribune d’expression de ces « médecins » d’un autre genre. Installés en plein soleil, munis des hauts parleurs, ils n’hésitent pas à inviter les personnes qui souffriraient des pathologies à ingurgiter leurs décoctions, qui selon eux, procurent une guérison et un soulagement instantanés. Pour eux, un seul produit pourrait guérir une dizaine de maladies. Ce qui n’est pas du goût de beaucoup de personnes interrogées à propos de la pratique de la médecine patrimoniale dans la région de l’Adamaoua. « Je ne veux plus entendre parler de ces tradi-praticiens, car ils sont justes des vendeurs d’illusions. Ils proposent ces produits en fonction de la personne. Dès qu’ils voient que tu es un peu désespéré, ils te donnent des plantes qui au lieu de soulager, augmentent plutôt la maladie » confie Mohamadou Ahmadou, habitant de Ngaoundéré. Pour ce dernier, il manque de sérieux parmi les tradi-praticiens. « Certains d’entre eux ont fait un bon travail pendant la période de la pandémie du covid-19, mais par la suite, ils se sont lancés dans l’arnaque et ce n’est pas du tout bien pour notre santé » précise-t-il.

Impact de la loi de 2024 sur la médecine traditionnelle dans l’Adamaoua

Joint au téléphone, docteur Bessala Sandje ne manque pas de saluer la décision de la représentation nationale en votant cette loi et au président de la république qui l’a promulguée. « Cette loi nous soulage avantageusement, vu que les gens comme les vendeurs à la sauvette et certains qui sont au niveau de l’émi-immigration en train de mettre les plantes à même le sol, sous le soleil. Ceux-ci sont portés à disparaitre. Vu l’engouement du gouvernement, nous tendons vers quelque chose de sérieux d’autant plus qu’en 2022, les tradipraticiens sélectionnés par région se sont retrouvés à Garoua au nombre de 60 » se réjouit-il. Au-delà de cette loi, ce naturopathe installé au village artisanal régional de l’Adamaoua, Ngaoundéré trouve qu’après avoir recensé, l’Etat va extirper les mauvais grains du milieu de la médecine traditionnelle, « Nous étions à Garoua en 2022 pour un renforcement des connaissances. Il y a eu un renforcement des capacités et ils nous ont dit que c’est nous qui allons porter pharmacopée sur nos épaules. C’était une occasion de faire une connaissance avec les confrères des autres régions du septentrion. Ce qui allait nous faciliter la tâche dans la sélection. Cette loi vient assainir le miel, les choses vont se passer comme il se doit. J’ai reçu une copie de la loi j’ai parcouru et j’ai compris vraiment ».

Malgré le fait que le milieu soit infesté par les charlatans qui viennent d’autres régions et même des pays voisins, certains naturopathes comme Ismaïla Yaya exigent les résultats des examens de laboratoires avant la prescription de tout produit. Ce qui permet de contrôler la qualité de ce qui est donné aux patients. Une attitude qui confortent les médecins qui recommandent la consommation modérée des médicaments traditionnels, chose de nature à prévenir les maladies rénales.

Jean BESANE MANGAM

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