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Adamaoua : faible adhésion au suivi médical des animaux de compagnie

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Dans cette partie du pays, malgré la disponibilité des vaccins anti rabiques, très peu des propriétaires des animaux de compagnie leur assurent un suivi médical. Ce qui laisse planer les risques de rage.

Malgré les efforts constants des responsables régionaux du Ministère de l’élevage, des pêches et des industries animales à travers les campagnes de sensibilisation, de vaccination de masses, rares sont les propriétaires qui prennent l’initiative de faire vacciner leurs chiens et autres animaux de compagnie contre la rage. Selon docteur Vianney Silatsa Deta, médecin vétérinaire, ceux qui font recours aux vétérinaires sont des familles de niveau moyen et qui comprennent l’importance de la santé animale.

Pourtant, la rage demeure une menace pour l’homme et les animaux. Ce qui nécessite une vigilance particulière, notamment par la vaccination régulière des animaux. Pourtant, sur le terrain, les vétérinaires constatent une baisse alarmante de la fréquentation pour ce service essentiel. Plusieurs facteurs expliquent cette réticence. Il s’agit notamment de la méconnaissance des dangers liés à la rage, le coût parfois perçu comme élevé de la vaccination, et la persistance des croyances erronées au sein des communautés sur la maladie. « J’ai un chien à la maison parce que j’aime la compagnie du chien et il me sert de gardien. En cas d’intrusion dans la concession, il aboie et ce qui permet d’alerter. Par rapport à son suivi, je ne prête pas trop attention à cela, puisque le chien il est en bonne santé et je ne me fais pas de souci pour lui », explique Djamballa, propriétaire de chien. Par contre, Alain lui, suit ses chiens à la loupe avec un livret médical à jour. « Mes chiens ont chacun un livret médical actualisé. Non seulement, je veille à leur santé, car il y va de mon intérêt », dit-il.

En parallèle, les campagnes d’abattage des chiens errants, comme autre mesure de prévention sont également rares dans les villes de la région de l’Adamaoua. Ces opérations, qui visaient à réduire la population des chiens sans maître susceptibles de transmettre la rage, se font de plus en plus rares. « La mairie peut se charger de capturer les chiens errants dans la ville sous l’accompagnement technique des personnels formés du ministère qui peuvent faire ce travail », précise docteur Vianney Silatsa Deta.

Les services vétérinaires insistent sur la nécessité d’une meilleure sensibilisation des populations, pour organiser de façon régulière des campagnes de vaccination gratuites ou à faible coût. L’objectif est clair, protéger les humains et leurs compagnons animaux en stoppant la circulation de la rage. Sans une prise de conscience rapide, la région de l’Adamaoua risque de rester vulnérable à cette maladie toujours mortelle, mettant en péril la santé publique. La célébration récente de la journée mondiale de lutte contre la rage vient rappeler l’urgence et l’importance de faire vacciner les animaux, même en dehors des campagnes de masse.

Par Jean Besane Mangam

 

Interview

« On a vraiment des animaux qui représentent un danger réel de transmission de cette pathologie, la rage »

Docteur Vianney Silatsa Deta, médecin vétérinaire.

Quel constat faites-vous dans la région de l’Adamaoua en ce qui concerne le suivi médical des chiens ?

La rage dans le monde entier fait environ cinq à neuf mille morts par an selon les résultats de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).  C’est une maladie endémique au Cameroun transmise par le chien et présente un grand problème de santé publique. Il faut noter que la rage est zoonotique, car elle se transmet de l’homme à l’animal et vice versa pour lutter efficacement contre cette pathologie, nous pouvons entreprendre des actions de vaccination des animaux qui sont principalement, les chiens les chats et les singes une prophylaxie post exposition nous avons à cet effet des vaccins et des sérums pour éviter et lutter efficacement contre les morsures et le renforcement des capacités par des formations des personnels de santé publique et du personnel vétérinaire, les sensibilisations. Bien sûr, au Cameroun, il y a manque de ressources. Les systèmes de suivi sont mis en place. On se bat au maximum comme on peut pour transmettre les informations de manière efficace au niveau des communautés pour avoir des informations réelles sur la pathologie et développer les méthodes efficaces de lutte. Les accès géographiques et financiers. Vous savez, il y a beaucoup de villages ici où l’accès n’est pas facile où on a vraiment des animaux qui représentent un danger réel de transmission de cette pathologie.

Les chiens peuvent-ils transmettre d’autres zoonoses ?

Et la réponse est directe. Le chien contient d’autres pathologies, mais qui ne sont pas zoonotiques. Donc, la rage et la principale zoonose transmise par les chiens.

Dans notre contexte, est-ce que les familles ont le réflexe de consulter régulièrement un vétérinaire pour leurs animaux de compagnie ?

Il faut noter ici que la prise en charge des chiens ici est également faite par des familles moyennes. Et qui a des moyens nécessaires pour pouvoir faire une prise en charge moyenne sur le chien. D’autres familles, en général, les familles moins nanties, sont beaucoup plus de chiens qui sont en divagation. C’est pourquoi le constat qu’on fait aussi, on va dire ici que ce sont des familles moyennement nanties et nanties qui font une réelle prise en charge des animaux. Ils peuvent, en fait, constituer le vétérinaire une ou deux fois par an, en ce qui concerne la vaccination et le parasitage de leurs animaux. Puis la prise en charge générale.

Sur 10 familles, quelle est la proportion de celles qui consultent un vétérinaire ?

Les familles qui consultent les vétérinaires sont des familles moyennes. Les familles moins nanties ne consulter généralement pas de vétérinaires, ils n’ont même pas de connaissances générales sur la rage.

Que faut-il faire pour limiter ce phénomène des chiens errants ?

Les chiens errants représentent un réel problème, constituent un danger, une source d’agression, voire de transmission de cette pathologie qui est la rage. Le bien-fondé des solutions pour limiter contre cette pathologie, ce phénomène des chiens errants, c’est beaucoup plus une prise en charge par les autorités locales et administratives, accompagnées par les différents ministères. Ceux qui sont ceux de la santé et de l’élevage, des pêches et des industries animales. La mairie peut se charger de capturer les chiens errants dans la ville sous l’accompagnement technique des personnels formés du Minepia qui peuvent faire ce travail. Pour capturer ces chiens, on peut les positionner dans les hangars bien construits et sécurisés de la mairie et mettre la pression sur les différents propriétaires de chiens qui viennent récupérer les chiens. On peut également envisager une sanction pour les propriétaires s’ils sont formellement identifiés. La mairie peut essayer d’abattre tous les chiens errants. Comme vous voyez, il faut vraiment prendre des méthodes plus fortes pour contrer cette pathologie qui est la rage, et de ce fait donc, on doit avoir des méthodes très fortes pour pouvoir arriver à notre objectif.

Propos recueillis par Jean Besane Mangam

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