La Communauté Urbaine de Douala a déployé le week-end dernier, ses agents dans plusieurs arrondissements de la capitale économique. Cette intervention visait à mesurer le volume sonore émis par les établissements nocturnes et à sanctionner les dépassements constatés afin de garantir la tranquillité des riverains.
La pression administrative ne retombe pas sur les exploitants de débits de boissons à Douala. Dans la soirée du samedi 29 août 2026, les équipes de la municipalité ont arpenté les rues de la capitale économique pour vérifier le niveau d’émission sonore des établissements ouverts la nuit. L’opération s’inscrit dans le programme municipal de préservation de l’environnement urbain et de protection de la santé publique.
L’intervention sur le terrain était placée sous la direction de Bill Yannick Ewane, responsable de la Brigade Municipale de l’Hygiène, de la Salubrité et de l’Environnement. Les inspecteurs ont ciblé des secteurs précis répartis dans les arrondissements de Douala 1er et Douala 3e. Les contrôles se sont concentrés sur les quartiers Bonapriso, Combi, Bilongué ainsi que Dakar. Des zones stratégiques de la ville de Douala avec une forte démographie.
Les techniciens de la CUD ont utilisé des instruments de mesure acoustique pour évaluer avec précision le volume généré par les installations sonores des commerces ciblés. Les chiffres relevés par la brigade municipale traduisent des écarts importants par rapport aux normes fixées par le cadre réglementaire. Dans le quartier Combi, les appareils de mesure ont affiché des valeurs oscillant entre 93 et
99 décibels. Des dépassements similaires sont apparus lors des vérifications conduites à Bilongué et à Dakar. Au sein de ces zones, le niveau sonore des débits de boissons atteignait 74 décibels.
Conséquences juridiques
Ces relevés ont entraîné des conséquences juridiques directes pour les gérants mis en cause. Les agents de la brigade ont dressé des procès-verbaux à l’encontre des établissements en infraction. Ces documents officiels déclenchent les procédures administratives prévues par la législation en vigueur. Les propriétaires des établissements contrôlés s’exposent à des sanctions allant de l’amende financière à la fermeture administrative temporaire ou définitive.
Certains opérateurs verbalisés lors de cette nuit du 29 août 2026 avaient déjà fait l’objet de rappels à l’ordre lors d’inspections précédentes. Les agents municipaux leur ont signifié leurs obligations légales ainsi que la nécessité de mettre leurs équipements en conformité sans délai.
La stratégie de la Communauté Urbaine de Douala repose sur une double approche. Le volet répressif s’accompagne de campagnes d’information et d’échanges avec les syndicats et les exploitants de débits de boissons. L’institution municipale cherche ainsi à maintenir l’activité économique du secteur de la nuit tout en imposant la cohabitation avec les zones résidentielles.
Le Maire de la ville a formulé une mise en garde formelle à l’attention de tous les acteurs de ce secteur d’activité. Les contrôles vont se poursuivre et s’étendre à l’ensemble des quartiers du périmètre urbain. Les autorités locales exigent le respect strict des seuils autorisés sous peine d’application rigoureuse des mesures prévues par les textes réglementaires.








