Prévention du paludisme – Les capacités des communautés renforcées en contexte Covid-19

Une réunion de travail pour la validation du 1er module de formation sur la prévention du paludisme au niveau communautaire en contexte Covid-19 est organisée le 18 novembre 2020, au Centre de coordination des Opérations d’Urgence de la Santé publique (COUSP), à Yaoundé.

Le paludisme et la Covid-19 sont deux maladies qui se chevauchent aujourd’hui, en termes de symptômes. Ainsi, l’Organisation Non Gouvernementale ‘’Impact Santé Afrique (ISA)’’, en collaboration avec le ministère de la Santé publique donc, organisé cet atelier pour discuter de la compréhension au niveau de la société civile et les partenaires, pour avoir le même niveau de compréhension sur le document de formation qui doit avoir le renforcement des capacités de la société civile dans le cadre de la lutte contre le paludisme.

Bien avant, un premier atelier autour duquel des partenaires issus des directions et services techniques du ministère de la Santé publique, de l’Unicef, Organisation Non Gouvernementales nationales et internationales, des Organisations de la société ont longuement tablé sur le document, a été organisé il y a deux semaines. Aujourd’hui, avec cette rencontre, le principal objectif est d’effectuer la validation du module de formation sur la prévention du paludisme au niveau communautaire en contexte de Covid-19, avec la participation active des personnes impliquées.

Il est question de façon concrète, au travers de cette initiative de savoir manager des cas de paludisme en contexte Covid-19 parce que « nous avons constaté que certaines populations ont cessé de fréquenter des formations sanitaires, malheureusement, dès qu’elles constatent qu’elles ont des cas de fièvre, en pensant que c’est la Covid-19 et vice-versa. Donc, c’est important que tous les cas de paludisme soient testés d’abord et diagnostiqués pour savoir si nous sommes en présence d’un cas de paludisme ou pas ou alors d’un cas de la Covid-19 ou pas. Donc, c’est important en cette période, de s’assurer que tous les cas de fièvre soit tester et aussi renforcer la lutte contre le paludisme parce que le paludisme pendant ce temps, continu de faire de ravages dans nos communautés », explique la directrice exécutive de l’Ong ‘’Impact Santé Afrique (ISA)’’ , Olivia Ngou.

«  Le paludisme c’est plus de 10 millions de cas enregistrés chaque année, avec près de 02 millions de décès. Donc, bien que dans les formations sanitaires, ont enregistré à peu près 2 000 décès, nous pensons qu’il y a plus de décès  qui sont dans les communautés et qui ne sont pas malheureusement rapportés dans le système de santé. Donc, de nos jours, chacun connait forcément quelqu’un qui a eu le paludisme cette année et si ce paludisme n’est pas traité, on aura des cas de décès dû au paludisme », articule Olivia Ngou. N’oublions pas « qu’ici en Afrique, nous avons des maladies qui continuent à nous décimer, à tuer les membres de notre communauté » Notons également que « le paludisme continue à être la première cause d’hospitalisation, une des premières cause de décès chez les enfants de moins de 05 ans et les femmes enceintes à elle seule, comptent les 70% des décès liés au paludisme. Donc, c’est important pour chaque femme enceinte de prévenir cette maladie, tout en prévenant également la Covid-19 », ajoute-elle.

‘Impact Santé Afrique’ est une Organisation Non Gouvernementale (Ong) africaine basée au Cameroun dont le principal objectif est de contribuer à l’amélioration de la santé des populations en mettant en place des programmes transformateurs et durables qui sauveront des vies et amélioreront la santé de nos communautés.

Carole AMBASSA

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