À Garoua comme dans plusieurs villes du Cameroun, les punaises de lit font vivre un calvaire dans les habitations. Ces insectes minuscules, tapis dans les meubles et les matelas provoquent insomnie, angoisse et irritations cutanées. Leur présence est un véritable fléau sanitaire et psychologique.
Difficiles à voir, encore plus à éliminer, les punaises de lit sont des indésirables compagnons de nombreuses familles à Garoua. Ces insectes hématophages, qui se nourrissent exclusivement de sang, ont élu domicile dans les lits, les canapés, les armoires et parfois même dans les vêtements. Leur présence, bien que discrète, se manifeste par des piqûres, des démangeaisons et une gêne constante qui altère la qualité de vie des habitants. « Je ne sais pas comment les punaises sont apparues chez moi. Depuis un moment, je les aperçois sur mes meubles et cela me met très mal à l’aise », confie Thierry Amadou, habitant du quartier de Garoua. Son désarroi est partagé par Rachel, une autre résidente de la ville « Je ne sais plus quoi faire. J’ai tout essayé, mais elles reviennent toujours. » Même son de cloche chez Alphonse, qui affirme avoir tenté de les éliminer un à un, sans succès. « On dirait qu’elles se reproduisent plus vite qu’on ne les tue », soupire-t-il. Ces témoignages montrent un malaise grandissant. Les punaises ne provoquent pas seulement des démangeaisons, elles affectent aussi la santé mentale. La peur d’être piqué pendant le sommeil, l’angoisse de découvrir les insectes sur les draps ou les meubles, créent un climat d’inconfort et d’insécurité dans les ménages. « Le simple fait de savoir qu’elles se nourrissent de sang humain est angoissant », reconnaît une mère de famille, qui dit désormais avoir du mal à dormir sereinement.
Les spécialistes de la santé publique rappellent pourtant que les punaises de lit, bien qu’elles ne transmettent pas de maladies, représentent un sérieux problème sanitaire. Leurs piqûres provoquent souvent des irritations cutanées, des rougeurs et parfois des réactions allergiques. À cela s’ajoute la détresse psychologique, notamment le stress, la fatigue et la honte sociale qui accompagne souvent la présence de ces insectes, perçus à tort comme un signe de malpropreté.
Le phénomène ne cesse de s’étendre. Plusieurs causes expliquent cette prolifération, le transport involontaire des insectes par les vêtements, l’achat de meubles d’occasion infestés, ou encore le manque d’hygiène dans certaines habitations. Une fois installées, les punaises se reproduisent à une vitesse inquiétante, rendant leur éradication particulièrement difficile.
Les services d’hygiène municipaux sont compétentes pour s’en débarrasser efficacement. L’usage d’insecticides adaptés, le nettoyage à haute température des draps et vêtements, ainsi que la désinfection complète des meubles sont des gestes essentiels.
Marcus DARE
A lire aussi: Alerte Grippale au Cameroun : le MINSANTE confirme une recrudescence saisonnière
Réaction
« Ce qui favorise leurs installations, c’est l’achat des meubles d’occasion, les voyages, un environnement impropre, la promiscuité »

Les punaises de lit sont des insectes de type hétéroptères qui ne transmettent pas de pathologies mais qui nuisent à la santé de l’être humain sous l’effet de leurs piqûres. Ce qui favorise leurs installations, c’est l’achat des meubles d’occasion, les voyages, un environnement impropre, la promiscuité… ces facteurs favorisent l’installation des punaises. De façon scientifique, il n’y a pas un cycle de transmission des pathologies venant des punaises de lit. Ils ont un rôle mécanique. Ils se nourrissent du sang mais ne transmettent pas de maladies comme le font les moustiques . Toutefois, ils peuvent entrainer un certain inconfort qui va se traduire physiquement chez l’homme par l’apparition des blessures, des hétéroptères causés par la piqûre des insectes. Ça peut même aboutir des allergies. Même sur le plan psychologique, ça peut créer un tort. La personne sera dans un inconfort, dans l’anxiété, les troubles de sommeil car ses insectes ont des activités beaucoup plus nocturnes. Ils s’incrustent entre les meubles, les lits par exemple. La personne peut également se sentir stigmatiser. Une fois atteint par les punaises de lit, le 1er reflexe, c’est de rencontrer un personnel soignant, lui montrer des lésions que ces insectes pourraient créer. Le traitement sera plutôt symptomatique. Lorsque, nous ne sommes pas atteints, nous devons quand même chercher des mesures pour pouvoir les éradiquer. L’on peut utiliser les produits chimiques, les insecticides, les organophosphorés. De temps en temps, repasser les habits parce qu’ils peuvent se loger quelque part. il faut aussi créer un environnement favorable à l’installation et à la multiplication des punaises, il faut un milieu propre, pas d’humidité.
Propos recueillis par Marcus DARE














Comments are closed