Avec le retour des pluies, les risques sanitaires se multiplient pour le bétail. Une interpellation pour les éleveurs à renforcer la surveillance de leurs animaux.
L’élevage dans la région du Nord affiche actuellement un visage fortement marqué par la saison des pluies. Depuis plusieurs semaines, les précipitations ont repris dans plusieurs localités, transformant progressivement les paysages. Les espaces pastoraux se couvrent de verdure, les points d’eau se remplissent et les animaux disposent davantage de ressources alimentaires. Une situation favorable à l’activité pastorale, après plusieurs mois marqués par la rareté du fourrage et la pression sur les ressources en eau.
Mais derrière cette abondance apparente se cache une autre réalité. Le retour des
pluies s’accompagne d’un ensemble de risques sanitaires qui mettent les éleveurs devant un défi majeur contraignant, celui de maintenir leurs animaux en bonne santé dans un environnement désormais propice à la prolifération de certains agents pathogènes et vecteurs de maladies.
L’humidité, les flaques d’eau et les zones marécageuses qui apparaissent avec les précipitations constituent des conditions favorables à la multiplication de nombreux insectes. Mouches, moustiques, tiques et autres parasites peuvent alors devenir plus nombreux et affecter les animaux. Le bétail est davantage exposé aux piqûres, aux infestations parasitaires et à certaines maladies transmises par des vecteurs. Pour les éleveurs, la vigilance doit donc être permanente. Un animal qui devient subitement faible, qui perd l’appétit, présente une température élevée, des écoulements, des difficultés respiratoires ou des lésions inhabituelles ne doit pas être laissé sans attention.
La saison pluvieuse est également synonyme de recrudescence de certains parasites externes. Les tiques, notamment, trouvent dans les pâturages humides et la végétation abondante des conditions favorables à leur développement.
Interview : « Ces maladies peuvent avoir comme conséquence une très forte mortalité »
Quelles sont les principales maladies qui menacent actuellement le cheptel dans la région du Nord en cette saison des pluies ?
Concernant les maladies qui menacent le cheptel dans le nord pendant la saison pluvieuse, au niveau de chez nous, nous avons quelques principales maladies qui menacent le cheptel animal comme entre autres nous avons la peste des petits ruminants qui menacent les petits ruminants, nous avons l’anthrax le charbon bactérien, nous avons la pasteurellose, nous avons la trypanosomose et nous avons aussi la péripneumonie bovine contagieuse.
Pourquoi la saison des pluies favorise-t-elle la propagation de ces maladies chez les animaux ?
La saison des pluies favorise la propagation en raison de l’humidité et des eaux stagnantes dues aux fortes pluies qui favorisent la prolifération des insectes vecteurs tels que les moustiques qui facilitent la survie des bactéries et des parasites dans le sol.
Quels sont les principaux signes qui doivent alerter les éleveurs lorsqu’un animal tombe malade ?
Les principaux signes qui doivent alerter un éleveur lorsque un animal tombe malade, nous avons en premier les fortes fièvres, nous avons le changement de comportement de l’animal, l’animal qui reste dans son coin.
Quelles conséquences ces maladies peuvent-elles avoir sur le cheptel et sur les revenus des éleveurs ?
Ces maladies peuvent avoir comme conséquence une très forte mortalité des animaux qui va entraîner la réduction du cheptel et dont la baisse des revenus des éleveurs
Quelles mesures les éleveurs doivent-ils prendre pour protéger leurs animaux pendant toute cette saison des pluies ?
Les mesures que les éleveurs doivent prendre pour protéger leurs animaux, d’abord il y a la vaccination qui se fait à chaque début de saison pluvieuses et l’introduction d’isolement des animaux qu’on vient d’acheter avant l’introduction dans le troupeau. C’est autant de règles de sécurité qu’il faudra mettre en place. Et en cas de maladie ou signes cliniques de maladie, bien vouloir contacter un chef de centre zootechnique qui est le plus proche.









