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Santé publique : L’Hôpital Laquintinie passe à l’ère du traitement écologique des déchets infectieux

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Grâce au Ministère de la Santé publique, l’institution hospitalière de Douala s’est dotée d’un broyeur « Steriplus » de haute technologie. Objectif : éradiquer les risques d’infections nosocomiales tout en protégeant l’environnement.

Une véritable révolution écologique et sanitaire est en marche à l’Hôpital Laquintinie. S’inscrivant dans le vaste programme de modernisation et de sécurisation du traitement des déchets biomédicaux mené par le Ministère de la Santé publique (MINSANTE), l’établissement vient de franchir un cap décisif. L’hôpital s’est équipé du « Steriplus », un broyeur de Déchets d’Activités de Soins à Risques Infectieux (DASRI) de dernière génération. Pour opérationnaliser cette transition technologique, une session de formation intensive s’est tenue du 15 au 16 juin 2026. Coordonnateurs, majors, hygiénistes et maintenanciers ont été renforcés dans leurs capacités par des ingénieurs mobilisés par la firme Tesalys, une étape cruciale pour garantir la maîtrise parfaite de cet outil ultramoderne.

La fin de l’incinération classique : le choix de la technologie propre

Jusqu’ici, l’élimination des déchets hospitaliers et de laboratoire rimait souvent avec pollution atmosphérique due à l’incinération. Le « Steriplus » change radicalement la donne. En effet, cet équipement de haute technologie assure un traitement directement sur site grâce à un double mécanisme : un broyage fin suivi d’une décontamination par vapeur saturée à 135°C. Les bénéfices environnementaux et pratiques sont immédiats et mesurables : la réduction drastique de la pollution grâce à une baisse majeure des émissions de gaz carbonique par rapport aux incinérateurs traditionnels ; le gain d’espace considérable à travers une diminution de 65 à 80 pour cent du volume initial des déchets après traitement ; pour finir, une sécurité totale par le respect strict des normes environnementales et sanitaires en vigueur.

Un bouclier contre les infections nosocomiales

Au-delà de l’aspect écologique, l’enjeu majeur de cette acquisition est la sécurité humaine. En éliminant le besoin de transporter ou de stocker de manière prolongée des résidus hautement contaminés, l’Hôpital Laquintinie sécurise l’ensemble de sa chaîne de soins. « Ce matériel va nous permettre de prévenir efficacement les infections nosocomiales, ces infections associées aux soins contractées en milieu hospitalier, et d’éviter les dangers majeurs liés à la manipulation des déchets de laboratoire », confie un responsable technique à l’issue de la formation.

En dotant l’Hôpital Laquintinie de cette technologie propre et sécurisée, le Ministère de la Santé publique réaffirme sa volonté d’aligner les hôpitaux camerounais sur les standards internationaux. Une avancée majeure qui prouve que performance médicale et responsabilité environnementale peuvent aller de pair pour le bien-être des patients.

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Audray Ndengue

Journaliste

Ndengue Audray, journaliste dans le groupe Échos santé, Brevet de Technicien Supérieur en sciences et techniques de l'information et de la communication à l'Institut Universitaire Siantou. Écris et parle parfaitement le français

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