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    ASTUCE SANTE

    Une bouche saine et une haleine fraîche : Le secret réside dans le choix de votre dentifrice.

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    S’il est admis que le brossage quotidien reste une habitude idéale pour une hygiène bucco-dentaire irréprochable, le choix d’un dentifrice idéal s’impose comme le garant indispensable d’un sourire éclatant et d’une protection durable des dents.

    Le choix d’un dentifrice est loin d’être un acte anodin. Pourtant, face aux multiples tubes alignés dans les rayons, la population se retrouve souvent perdue. Entre promesses de blancheur, actions anti-saignement et protections contre les caries, Ornela TAKAM, chirurgienne-dentiste livre ses précieux conseils pour décrypter les étiquettes et faire le bon choix.

    Le fluor : l’arme absolue contre les caries

    Dans l’univers des produits bucco-dentaires, un composant surclasse tous les autres : le fluor. Il ne s’agit pas d’un simple ingrédient marketing, mais d’un bouclier indispensable pour la santé des dents. « Les dentifrices sont classés par groupe. Il y a les dentifrices qui sont là pour prévenir l’apparition de la carie dentaire. Ça veut dire que c’est l’élément de base qu’on va rechercher lorsqu’on cherche à prévenir l’apparition de la carie dentaire. », déclare la spécialiste. Si le marché propose une multitude de formules ciblées, la majorité d’entre elles relèvent d’un usage bien particulier selon la chirurgienne-dentiste : « Il y a les dentifrices contre la sensibilité, le saignement des gencives. Donc il y a des groupes de dentifrices en fonction du problème. Mais si on parle dans le cadre général, prévenir l’apparition de la carie dentaire, parce que les autres dentifrices sont beaucoup plus sous prescription du médecin. ».

    Apprendre à lire les ingrédients

    Pour ne pas acheter son dentifrice à l’aveugle, l’experte conseille de lire impérativement le tube, c’est-à-dire de le retourner et de scruter l’étiquette. C’est là que se cache la vérité sur l’efficacité du produit. La spécialiste rappelle qu’il existe deux grandes catégories de composants : « Il y a les ingrédients qui sont actifs. Ça veut dire qu’ils ont une action réelle au niveau des dents. Mais il y a aussi les ingrédients complémentaires. ». Le fluor, par exemple, n’existe pas à l’état pur dans le tube. Il doit

    être stabilisé sous forme de molécule pour être assimilable par l’émail. Pour être certain que le dentifrice contient ce précieux protecteur, un terme anglophone doit attirer notre attention : « Le fluor peut être présenté sous plusieurs formes. L’élément actif principal, comme je l’ai dit sur le fluor, il peut être présenté, tu vas regarder ton titre sur le niveau des ingrédients, tu vas voir fluorure de sodium. Là, tu es sûr qu’il y a le fluor. » La question de l’apport en fluor chez les plus jeunes suscite de vifs débats au sein de la communauté internationale.

    Attention à l’abrasivité

    Un bon dentifrice doit nettoyer sans détruire. L’un des grands dangers des produits industriels réside dans leur capacité à user prématurément les dents, un indice mesuré par le coefficient d’abrasivité : « Il faut vérifier le coefficient d’abrasivité. Ça veut dire que la capacité que ce dentifrice a à détruire, par exemple, l’émail. Le coefficient inférieur à 30 est une très faible abrasivité idéale pour un nettoyage minimal, souvent réservé aux bébés. Le coefficient qui va de 30 à 70 est une faible abrasivité idéale pour les dents sensibles. Le coefficient qui va de 70 à 100 est recommandé pour éliminer la plaque et les taches sur des dents naturelles saines. De 100 à 150, c’est une forte abrasivité à utiliser occasionnellement, comme pour les dentifrices blancheur. Plus de 150, l’on risque une usure prématurée de l’émail. La limite de sécurité fixée par les normes internationales est de 250. ». Malheureusement, cette information est rarement transparente mais la spécialiste demande d’aller sur Internet demander. Une bonne dentifrice également doit mousser.

    Fluor et dentifrice : comprendre le dosage

    Trouver la simple mention du fluor sur l’emballage de son dentifrice ne suffit plus. Pour garantir une protection efficace de l’émail sans basculer dans la toxicité, le consommateur doit désormais se pencher sur une mesure scientifique clé : le PPM, ou Partie Par Million. Selon la spécialiste, les repères scientifiques s’harmonisent et évoluent de manière progressive, en calquant la concentration de fluor sur le

    développement de la dentition : « Entre 3 et 6 ans, une concentration de 500 PPM est officiellement indiquée. À partir de 7 ans, le dosage recommandé passe à 1000 PPM, un seuil qui reste néanmoins ajustable en fonction du risque carieux propre à chaque individu. À l’âge adulte, les normes se stabilisent généralement autour de 1450 à 1500 PPM. Pour simplifier le parcours d’achat face à cette grille technique, le circuit pharmaceutique a sectorisé ses rayons par tranches d’âge. Les consommateurs disposent de repères visuels clairs, comme les mentions « Kids » pour les 3 à 5 ans, ou « Junior » pour les enfants de 7 à 12 ans, garantissant des formules déjà adaptées aux besoins biologiques de chaque période de croissance.

    Choisir le bon dentifrice demande un minimum de vigilance., vous garantissez à votre sourire une protection optimale.

    Marie Chantale FAIDA

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