Une bouche saine dépend aussi du matériel qu’on utilise. Choisir la brosse à dents idéale, c’est éviter les problèmes dentaires.
Pour la majorité des consommateurs, l’achat d’une brosse à dents reste un acte banal. Ils ne réfléchissent pas pour acheter une brosse à dents. C’est le cas d’Arthur : « d’abord que je n’achète même pas la brosse à dents n’importe comment. S’il arrive quand même que j’achète, je demande au boutiquier de me donner seulement ce qu’il a. Tant que ça brosse, ça va ». Pour certains, le prix prime. « Ma brosse à dents coûte 100f. Je ne me casse même pas la tête pour ça ». À l’inverse, il existe des personnes qui tiennent compte de l’état de leurs dents. « Mes dents sont sensibles donc quand j’achète ma brosse, je demande qu’on me donne ce qui est moue. Quand c’est dure, ça me blesse ». Pour Claude, le problème est plus sévère. Face à des saignements de gencives à répétition, c’est désormais en pharmacie qu’elle cherche des conseils et des produits spécialisés. « C’est chère mais je préfère. Depuis lors, je n’ai plus de problèmes ». Ces témoignages mettent en lumière les consommateurs aux dents saines, guidés par le hasard ou le portefeuille, et ceux qui, par nécessité, transforment cet objet du quotidien en un véritable outil de soin. Ornela TAKAM, chirurgienne-dentiste lève le voile et donne les indications pour choisir sa brosse à dents adéquate.
La texture des poils : le secret d’un nettoyage sans agression
Le premier élément à inspecter concerne la nature même des fibres. Selon la spécialiste, la qualité d’une brosse repose avant tout sur ce critère : « Une bonne brosse
à dents doit surtout avoir de bonnes poils. Les fibres de la brosse à dents doivent être soit souples, soit médium », affirme-t-elle. Ce choix n’est pas anodin. Des fibres trop rigides peuvent causer des dommages irréversibles à la dentition. L’experte explique en effet que si les fibres de la brosse à dents sont trop dures, elles vont agresser plutôt l’émail de la dent. L’objectif est donc de trouver le juste équilibre : « Donc, on a besoin des poils assez durs pour nettoyer, mais pas trop durs pour agresser la dent. » Pour s’y retrouver, il suffit de lire les emballages, notamment dans les circuits spécialisés. « En pharmacie, vous allez voir généralement sur les brosses à dents la mention “médium”, “souple” ou “ultrasouple”. Ceci pour indiquer la qualité des poils de la brosse à dents », déclare l’experte. Le mot d’ordre est de se rassurer juste que les poils ne sont pas trop durs, ou trop souples, c’est-à-dire excessivement souples sans efficacité, sauf indication contraire. Par contre, l’experte déclare qu’il y a des personnes qui sont ultra sensibles. Dans ce cas spécifique, le dentiste sera amené à prescrire l’usage de poils ultra souples pour éviter les sensibilités.
Tenir compte de la forme de la tête et de la manche
L’évaluation d’une bonne brosse à dents ne s’arrête pas à ses poils. En dehors de la texture, la spécialiste insiste sur l’importance de la forme de la tête de l’objet. Un design inadapté empêche un nettoyage complet. Si la forme de la tête de la brosse à dents n’est pas adéquate, il y aura des parties des molaires auxquelles le brossage ne sera pas accessible. Pour pallier ce problème, « la tête doit être ronde, petite », recommande-t-elle, permettant ainsi d’atteindre les zones les plus reculées de la bouche.
Enfin, le confort d’utilisation passe par la prise en main. Les manches modernes font l’objet d’une attention particulière de la part de la professionnelle : « Il faut que la manche soit un peu facile à arrêter. Parce que tu trouves du plaisir à te brosser les dents quand la manche aussi est intéressante », conclut-elle. Une bonne manche garantit ainsi un
geste plus précis et un brossage quotidien plus agréable.
Choisir la brosse à dents adéquate permet à tout le monde d’avoir une dent saine.
Marie Chantale FAIDA





