Après donc les temps de la vache folle, de la grippe aviaire, la fièvre hémorragique Ebola…Après que l’Afrique ait vécu les moments douloureux avec les fièvres Zika et Chikungunya…Et si le coronavirus n’a pas eu d’effet escompté, voici venu le temps de frémissement avec la variole du singe.
Dans les explications, les médecins ont révélé que la région du littoral, fait face à cette épidémie d’une infection qui rentre dans le domaine de la santé publique, qu’est la Mpox ou encore la Monkeypox.
Pour le Dr Serge Bruno Ebong, « la variole du singe, comme on l’appelle, puisque monkey c’est le singe en anglais, et puis pox est notamment le diminutif de l’agent étiologique de cette maladie. La variole du singe est une anthropozoonose, c’est une maladie infectieuse qui affecte principalement les animaux, à savoir les écureuils et plus particulièrement les singes. », Explique le Virologue Clinicien, par ailleurs Médecin de santé publique.
Une maladie que certains analystes ont vite fait de classer dans le registre de la sécurité alimentaire « Ces quarante dernières années, le monde entier vit un état d’insécurité sanitaire inédit jusqu’ici, épidémies, épizooties, et autres pandémies apparaissant ou réapparaissant à intervalles de plus en plus rapprochées », pour reprendre les propos du Capitaine de Vaisseau Atonfack Guemo, Chef de Division Communication au Ministère de la Défense, publié dans le site lavoixdukoat.com. Ce dernier nous fait d’ailleurs savoir que : « des laboratoires pharmaceutiques et autres organisations internationales du domaine de la santé annoncent déjà la disponibilité de vaccins appropriés », mais malheureusement, « lesdits vaccins ne seront pas à la portée de toutes les bourses », dit le soldat.
Pour bien comprendre la maladie, nous avons capté les propos du virologue Dr Serge Bruno Ebong :
La Maladie
Le Monkeypox, est une maladie qui à la base affecte les animaux. Et l’animal infecté par l’agent responsable de cette maladie se retrouve être le réservoir. Et cet animal au contact de l’homme, le virus notamment, va quitter de l’animal à l’homme, et l’homme en ce moment devient l’objet définitif, raison pour laquelle on l’a qualifié d’anthropozoonose, c’est-à-dire qu’une maladie qui peut affecter en même temps le singe et puis l’homme, mais qui est très mortelle chez l’homme.
Les causes
La variole du singe est causée par un virus qui s’appelle le virus de la variole.
La transmission
Il se transmet simplement par contact avec ces animaux infectés, que ce soit un singe vivant ou mort. Vous savez, nous avons tendance à domestiquer les singes et à jouer avec eux. Or, si un singe infecté nous griffe, le virus peut être transmis.
De plus, les chasseurs qui rapportent de la viande de brousse, notamment de singe, peuvent être contaminés s’ils consomment de la viande mal cuite provenant d’un animal infecté. Il est important de noter que même un singe mort peut transmettre le virus si l’on manipule sa carcasse sans précaution. Ainsi, le virus peut passer de l’animal à l’homme par contact direct avec l’animal infecté ou avec des produits contaminés par le virus. Une fois le virus transmis à l’homme, il existe une période d’incubation, c’est-à-dire une période pendant laquelle le virus se multiplie dans l’organisme sans provoquer de symptômes apparents. Cette période peut durer de 6 à 14 jours. C’est après cette période d’incubation que les premiers signes de la maladie apparaissent.
Les signes cliniques
On observe un syndrome infectieux caractérisé par de la fièvre, des frissons et des douleurs. Parallèlement, des éruptions cutanées apparaissent, sous forme de macules, de papules, de vésicules et parfois de croûtes. Ces manifestations cutanées sont très caractéristiques de la maladie.
Il est important de noter que pendant la période d’incubation, c’est-à-dire lorsque le virus se multiplie à l’intérieur de l’organisme, la personne infectée n’est pas contagieuse. La transmission se fait principalement par contact direct avec les lésions cutanées d’une personne infectée, avec ses liquides biologiques (comme la salive, le sang ou les sécrétions des lésions) ou avec des objets contaminés par ces liquides.
Par exemple, dans un contexte familial, le partage d’objets personnels comme des éponges peut faciliter la transmission du virus si une personne est infectée. Il est donc essentiel de respecter les règles d’hygiène pour limiter la propagation de la maladie.
Et lorsqu’on a présenté les signes cliniques, que doit-on faire ?
Cette maladie est à déclaration obligatoire. Il est donc essentiel de consulter rapidement un professionnel de santé dès l’apparition des symptômes.
Lors de la consultation, le médecin procédera à un examen clinique complet. Des examens complémentaires pourront être prescrits, tels qu’une PCR (Polymerase Chain Reaction) ou un test sérologique. Ces tests permettent de confirmer le diagnostic de manière fiable.
Une fois le diagnostic posé, un traitement adapté pourra être instauré
Le traitement
Le traiter consiste tout d’abord à mettre sur pied des symptomatiques, les anti-inflammatoires qui vont nous soulager de ces symptômes.
Dans le traitement, nous pouvons préconiser certains antiviraux. On peut aussi booster son immunité avec certains médicaments qui ont une autorité connue.
Les complications
Des surinfections bactériennes peuvent survenir, ainsi qu’une septicémie. Des complications neurologiques telles que des méningites ou des encéphalites sont également possibles.
La prévention
Il est essentiel d’éviter tout contact avec certains animaux, en particulier les singes. La consommation de viande de brousse, et plus particulièrement de viande de singe dont l’origine est inconnue, doit être fortement déconseillée.De plus, il est important de respecter les règles d’hygiène de base : se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon.
En cas de symptômes évoquant la maladie, il est crucial de consulter rapidement un professionnel de santé
Alphonse Jènè avec My Media Prime tv
Lire aussi : Mpox en Afrique : Les enfants particulièrement menacés par la nouvelle variante.















Comments are closed