Le constat a été fait au cours la Campagne nationale de vaccination de la rougeole et la rubéole organisée par le ministère de la Santé publique du 05 au 09 juillet 2023 dans la cité balnéaire. L’occasion pour le District de santé de Kribi en collaboration avec l’hôpital de District de Kribi d’entrer en contact avec les enfants des différentes communautés.
Dans les différentes communautés du District de santé de Kribi, la Campagne Nationale de vaccination contre la rougeole et la rubéole a connu une adhésion massive des populations. Une occasion pour le District de santé en collaboration avec l’hôpital de District de Kribi d’entrer en contact avec les enfants de 0 à 15 ans. Ils ont ainsi procédés à des consultations pédiatriques gratuites. Ceci avec l’appui de l’entreprise KMT qui a bien voulu soutenir cette mini-campagne. Le Dr Patrick Ngou est pédiatre à l’hôpital de District de Kribi. « Les Journées Nationales de vaccination contre la rougeole et la rubéole ont permit d’entrer en contact avec les enfants des différentes communautés. Après la séance de vaccination appuyée par l’entreprise KMT, nous nous sommes proposés d’examiner gratuitement les enfants et leur offrir les soins. Nous avons avec nous des médicaments contre le paludisme, la teigne, des déparasitant et contre les différentes irruptions cutanées. Voilà en quoi consiste notre mini campagne de santé. Nous avons des enfants qui sont en bon point, mais qui sont malades. Nous avons eu des enfants qui ont anémies. Sur 15 tests de paludisme, nous avons eu 14 positifs. Le paludisme est la première cause de morbidité et de mortalité chez l’enfant », a-t-il expliqué.
Cependant, au cours de la mini-campagne de consultations pédiatriques, il a été donné de constater que les maladies les plus fréquentes sont les parasitoses intestinales, la teigne et le paludisme. « Nous avons pu consulter une quarantaine d’enfants. Les maladies le plus fréquentes se sont plus les parasitoses intestinales, la teigne et le paludisme. Ces pathologies représentent pratiquement 80% de nos consultations. Nous avons eu un cas de paludisme grave que nous avons référé. Une patiente de 14 ans qui a reçu ses injections. Elle doit continuer dans un centre de santé. Mais, nous lui avons donné des médicaments jusqu’à la fin du traitement. Le constat que nous avons fait, c’est que, 90% de ces enfants dorment sous la moustiquaire. C’est déjà une bonne chose. Le constat paradoxal est que malgré la moustiquaire, nous avons des cas de paludisme. Quand nous faisons le tour des maisons, nous pouvons nous rendre compte que les maisons n’ont pas de plafonds. Les maisons n’ont pas de fenêtres. Les enfants se font piquer avant d’aller dormir. La moustiquaire n’est pas suffisante pour barrer la route au paludisme. Nous avons la mer et la végétation tout autour. Nous avons une zone marécageuse à côté », a déploré le Dr Patrick Ngou, pédiatre à l’hôpital de District de Kribi. Au regard de ce qui précède, de nombreuses mini-campagnes vont être organiser pour pallier à ces problèmes de santé dans les communautés.
Catherine Aimée Biloa















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