Le continent continue de payer le plus lourd tribut. Le rapport 2025 de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) publié ce 4 décembre, montre que malgré des progrès ponctuels, la dynamique globale reste insuffisante pour inverser durablement la tendance. Le Cameroun figure parmi les pays où la maladie demeure un défi majeur de santé publique.
Selon le rapport, environ 282 millions de cas de paludisme et 610 000 décès ont été enregistrés dans le monde en 2024, soit une nouvelle augmentation par rapport à 2023. La région Afrique demeure la plus affectée, concentrant 94 % des cas mondiaux et 95 % des décès. Plus alarmant encore, trois quarts des décès concernent des enfants de moins de cinq ans, ce qui souligne l’impact dramatique de la maladie sur la mortalité infantile dans les pays africains. Cinq pays – le Nigeria, la République démocratique du Congo, l’Éthiopie, le Mozambique et l’Ouganda – totalisent à eux seuls plus de la moitié des cas recensés.
Le Cameroun dans le groupe des pays à charge élevée
Le Cameroun figure parmi les 11 pays africains identifiés comme supportant les deux tiers de la charge mondiale du paludisme. Membre du groupe « High burden to high impact », le pays fait face à une forte transmission persistante. Si les indicateurs montrent une légère baisse de la mortalité depuis 2017 dans ce groupe de pays, l’OMS estime que les progrès sont trop lents pour atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2025. L’incidence du paludisme en Afrique reste ainsi plus de deux fois supérieure aux niveaux cibles définis dans la Stratégie technique mondiale.
Avancées et nouvelles menaces
Des progrès sont notés, notamment avec l’introduction des vaccins antipaludiques, l’expansion des moustiquaires de nouvelle génération et le renforcement des programmes de chimioprévention, y compris au Cameroun. Cependant, le continent fait face à des menaces majeures : résistance accrue aux insecticides, propagation de moustiques invasifs comme Anopheles stephensi et apparition de résistances partielles aux traitements antipaludiques dans plusieurs pays africains.
L’urgence d’un sursaut collectif
L’OMS tire la sonnette d’alarme sur le sous-financement critique de la lutte contre le paludisme, avec un déficit mondial de plus de 5 milliards de dollars en 2024 . Pour le Cameroun comme pour l’ensemble de l’Afrique, l’enjeu est clair : sans investissements soutenus, innovations thérapeutiques et engagement politique fort, le paludisme continuera de compromettre les progrès sanitaires et le développement du continent.
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Mireille Siapje















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