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    Climat : Entre promesses de semailles et menaces de déluge, l’implacable verdict de l’ONACC

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    Le dernier bulletin de l’Observatoire National sur les Changements Climatiques pour la décade du 11 au 20 juillet 2026 sonne l’alarme sur l’ensemble du territoire camerounais. Alors que le Grand Nord accueille des pluies salvatrices pour lancer les semis, une succession de risques majeurs, allant des inondations dévastatrices aux glissements de terrain dans les hauts plateaux, en passant par des menaces d’épizooties et de maladies hydriques, plane sur le pays.

    Dans la partie septentrionale du pays, la saison des pluies s’installe solidement dans le Nord et s’invite progressivement dans l’Extrême-Nord.

    Devant sa concession à Tcholliré, sous un ciel lourd d’encre et de promesses, Ibrahim scrute l’horizon avec un mélange d’espoir et d’anxiété. Pour ce vieux cultivateur du Nord, comme pour des millions de producteurs à travers le pays, la pluie est à la fois une bénédiction attendue pour lancer les semences de maïs ou de sorgho, et un spectre redoutable capable d’emporter en quelques minutes le labeur de toute une saison. Ce dilemme n’est pas une simple intuition paysanne ; il est

    scientifiquement décrypté par le bulletin numéro 266 de l’Observatoire National sur les Changements Climatiques pour la période du 11 au 20 juillet 2026. L’ONACC y dresse la cartographie d’un pays sous haute tension météorologique, où la générosité du ciel flirte constamment avec la catastrophe naturelle.

    Dans la partie septentrionale du pays, la saison des pluies s’installe solidement dans le Nord et s’invite progressivement dans l’Extrême-Nord. Si ces précipitations offrent une fenêtre idéale pour les semis, elles s’accompagnent d’un cortège de périls physiques et biologiques. L’observatoire met en garde contre des inondations localisées dans les bas-fonds de Koza ou de Mokolo, ainsi que des risques majeurs de foudre mortelle pour le bétail et les hommes au cours des orages. Plus grave encore, la montée subite des eaux des Mayos menace d’engloutir les téméraires à Maroua, tandis que les sols des monts Mandara subissent un lessivage intense qui détruit les jeunes pousses d’oignon, de piment et de niébé. Entre des journées étouffantes frôlant les 36 degrés et des nuits glaciales chutant localement à 11 degrés, les organismes vacillent, ouvrant la voie aux maladies hydriques et diarrhéiques à Garoua et Pitoa en raison de la contamination des points d’eau par le ruissellement.

    En glissant vers les hauts plateaux de l’Ouest et du Nord-Ouest, ainsi que sur le littoral escarpé, le décor change mais l’angoisse demeure identique. Ici, la saturation des sols par des pluies torrentielles fait peser une menace permanente de glissements de terrain. Des localités accidentées comme Kekem, Dschang, Bamenda ou encore le flanc est de Douala, vers Logbessou, vivent sous la hantise d’un affaissement de relief. Les villes côtières subissent de surcroît le phénomène d’îlots de chaleur urbains, où l’humidité étouffante provoque un inconfort thermique sévère pour les populations vulnérables, particulièrement les femmes enceintes et les personnes âgées, tandis que stagnent les eaux propices à la prolifération des moustiques vecteurs du paludisme.

    Même le Centre, le Sud et l’Est, engagés dans leur courte saison sèche, ne sont pas totalement épargnés par les colères du climat. À Yaoundé, dans les quartiers populaires d’Essos, de Nkolbisson ou d’Elig-Edzoa, les systèmes de drainage obstrués transforment la moindre averse orageuse en inondation instantanée. Plus au nord, sur le plateau de l’Adamaoua, les violents contrastes de température et l’humidité réveillent le spectre des épizooties comme la tuberculose bovine et la fièvre aphteuse, menaçant la richesse pastorale de Ngaoundéré et de Tibati. Pour faire face à cette décade de tous les dangers, l’ONACC appelle à un sursaut collectif en recommandant de respecter scrupuleusement les calendriers agricoles révisés, de sécuriser les élevages avec des systèmes de chauffage adaptés, d’assainir les points d’eau de consommation et d’éviter absolument de s’abriter sous les arbres ou de traverser les ponts lors des violents orages qui s’annoncent.

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    Elvis Serges NSA'A DJOUFFO TALLA

    Rédacteur en Chef Adjoint

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