Dans un arrêté signé le 21 juillet 2026, le MINAT interdit aux Organisations ou Organismes à But Non Lucratif (OBNL) le port et la détention d’équipements assimilés aux forces de défense et à l’ONU. Les dirigeants disposent de 15 jours pour les remettre aux autorités administratives, sous peine de poursuites judiciaires.
Dans une décision ferme signée ce 21 juillet 2026, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, interdit formellement le port et la détention d’équipements ou signes distinctifs assimilés aux forces de défense, de sécurité et à l’ONU par les membres des organisations à but non lucratif. Les dirigeants disposent de 15 jours pour restituer le matériel sous peine de sanctions pénales.
Une mesure ferme pour la préservation de l’ordre public
Le paysage associatif et non gouvernemental camerounais est désormais soumis à des restrictions strictes quant aux équipements vestimentaires et visuels de ses membres. À travers l’arrêté nᵒ 000106/A/MINAT rendu public ce mardi 21 juillet 2026, le ministre de l’Administration territoriale (MINAT), Paul Atanga Nji, a promulgué une interdiction immédiate et sur toute l’étendue du territoire national visant le port et la détention d’attributs, tenues, insignes ou tout autre signe distinctif similaires à ceux portés par les Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi que le Système des Nations Unies. S’appuyant sur les textes constitutionnels, la loi nᵒ 90/053 relative à la liberté d’association et la loi nᵒ 90/054 portant sur le maintien de l’ordre public, cette décision ministérielle vise à mettre un terme aux confusions entretenues sur le terrain par certaines organisations à but non lucratif (OBNL). Ces dernières années, le port de treillis, de bérets ou de tenues à connotation paramilitaire ou internationale par des agents associatifs avait suscité de vives inquiétudes sécuritaires au sein des populations et des autorités régulières.
Un ultimatum de 15 jours pour remettre les effets visés
L’article 2 de cet arrêté ministériel pose un cadre d’action très précis pour les responsables associatifs. Les dirigeants des OBNL qui détiennent les effets, uniformes ou insignes visés par le texte sont sommés de les remettre aux autorités administratives du lieu de leur siège (sous-préfecture, préfecture ou gouvernorat) dans un délai de quinze (15) jours calendaires à compter de la date de signature du
document. Le texte met clairement en garde les récalcitrants : à l’expiration de ce moratoire, l’article 3 stipule que tout contrevenant s’exposera de plein droit à des poursuites judiciaires rigoureuses, sans préjudice des sanctions administratives pouvant aller jusqu’à la suspension ou la dissolution définitive des organisations défaillantes.
Application immédiate et procédure d’urgence
Afin de garantir une effectivité sans faille du dispositif, le ministre Paul Atanga Nji interpelle directement le commandement territorial. Aux termes de l’article 4, les gouverneurs de région, les préfets de département et les sous-préfets sont directement mandatés pour assurer le contrôle et l’application stricte de cette directive dans leurs circonscriptions respectives. Le document a fait l’objet d’un enregistrement et d’une publication suivant la procédure d’urgence en français et en anglais, scellant son entrée en vigueur immédiate. Cette initiative ministérielle s’inscrit dans une volonté réaffirmée de clarifier le rôle des acteurs civils sur le terrain, de protéger la souveraineté des forces régulières et d’empêcher toute usurpation de titre ou de fonction sur le théâtre des opérations sécuritaires et humanitaires au Cameroun.













