Fort du succès de l’atelier de formation des formateurs sur l’hémorragie du post-partum (HPP), l’ASFAC exhorte le Dr Manaouda Malachie à mettre fin aux ruptures d’intrants, à généraliser l’approche E‑MOTIVE, à sécuriser les évacuations obstétricales, à garantir l’approvisionnement national en carbétocine et à institutionnaliser un plan de formation pérenne.
L’hémorragie du post-partum demeure la première cause de mortalité maternelle évitable au Cameroun, et les quatre jours de formation des formateurs qui viennent de s’achever à Ngoya résonnent comme un vibrant appel à l’action guidé par une immense espérance pour l’avenir radieux de nos mères et de nos communautés. Dans le sanctuaire de Ngoya, des sages-femmes venues des dix régions ont
transformé ces quatre journées en creuset d’excellence obstétricale. C’est donc avec le cœur rempli d’optimisme que ces ambassadrices se sont approprié les outils modernes de prise en charge pour propager cette onde de choc salvatrice à travers le pays.
À l’issue de ces assises mémorables, les participantes, désormais investies d’une mission sacrée de transmission rigoureuse dans leurs régions respective, ont élaboré et structuré un ensemble de dix recommandations hautement stratégiques qu’elles souhaitent porter solennellement à la haute attention du ministre de la Santé publique pour action immédiate. Il s’agit, en tout premier lieu, de généraliser à l’échelle nationale les techniques innovantes de formation basées sur la stricte compétence clinique, afin que chaque prestataire de santé maîtrise sur le bout des doigts l’usage optimal de l’ocytocine, de la carbétocine thermostable et du misoprostol pour la prévention active, tout en sachant quantifier les pertes sanguines avec une précision chirurgicale absolue.
Exprimant le ressenti poignant du terrain, plusieurs sages-femmes ont déploré avec franchise que « l’absence récurrente d’intrants de qualité et la carence en médicaments essentiels fragilisent dangereusement nos structures périphériques, car la volonté manifeste de soigner doit impérativement s’accompagner d’une disponibilité sans faille des produits vitaux ». Les formatrices insistent ainsi avec une force remarquable sur l’impératif absolu de combler ces manques en rendant ces produits disponibles sans la moindre discontinuité, et de pourvoir chaque maternité en matériel adéquat, allant des ballonnets de tamponnement intra-utérin aux kits de réparation des déchirures cervico-vaginales, sans oublier les dispositifs ingénieux de l’approche E-MOTIVE.
La maîtrise rigoureuse des gestes essentiels, allant de la délivrance artificielle du placenta aux techniques d’asepsie méticuleuse pour barrer définitivement la route aux infections post-partum, doit devenir la norme inviolable dans l’exercice quotidien de la profession, remédiant ainsi aux insuffisances constatées lors des audits cliniques passés. Parallèlement, les recommandations formulées mettent un accent particulier sur l’organisation de simulations pratiques régulières au sein des établissements hospitaliers pour maintenir en éveil permanent les réflexes vitaux en situation d’urgence absolue, car dans le domaine redoutable de l’hémorragie obstétricale, chaque seconde perdue équivaut tragiquement à une vie humaine compromise.
De surcroît, les conditions de transfert des patientes vers les niveaux supérieurs de la pyramide sanitaire doivent être drastiquement sécurisées grâce à des protocoles
d’évacuation clairs, des circuits de référence balisés et des moyens de communication modernes pour annihiler définitivement les retards fatals imputables aux barrières logistiques et aux ruptures de communication. Enfin, les expertes insistent de manière péremptoire sur la nécessité incontournable d’évaluer objectivement les connaissances et les aptitudes des agents par le biais de pré-tests, de post-tests et d’examens cliniques objectifs structurés, garantissant ainsi l’excellence, l’intégrité et la fiabilité absolue des formateurs déployés sur le terrain.
L’aboutissement majestueux de cette démarche historique s’est matérialisé par la cérémonie officielle de clôture marquée par la remise solennelle des attestations de participation à l’ensemble des formatrices, couronnant ainsi quatre jours d’efforts intenses, de partage de savoirs et d’engagement sans faille au service de la santé publique camerounaise.
Réactions : « Quand il n’y a pas de décès maternel, c’est le Cameroun qui gagne »

Ce qu’on doit retenir, c’est que les hémorragies du post-partum sont la première cause de mortalité maternelle. Donc, en tant que première cause, la bonne chose, c’est qu’il y a des innovations qui ont été faites par l’OMS. C’est pour ça que nous sommes ici, pour que ces innovations soient mises en pratique dans tous nos hôpitaux, avec la carbétocine, avec le ballonnet de la vie et le package global E‑MOTIVE.
Nous souhaitons que les prestataires soient bien outillés et qu’ils puissent restituer et continuer à former. Nous voulons atteindre au moins 1 000 sages-femmes dans tout le Cameroun, pour que les hémorragies du post-partum ne soient plus un fléau ni un traumatisme pour les femmes, et que ce soit derrière nous.
Que les femmes ne meurent plus des suites d’hémorragie du post-partum, que cette première cause de décès soit vaincue, que les maternités soient épanouies, que toutes les communautés, les familles, les prestataires, les sages-femmes, les gynécologues et toute la corporation médicale soient satisfaits, et que le gouvernement camerounais aussi le soit. Quand il n’y a pas de décès, c’est le Cameroun qui gagne. Merci aux médias, merci à vous tous, merci aux dirigeants qui sont venus ici. Nous sommes déterminés à faire baisser davantage la mortalité maternelle et à vaincre les hémorragies du post-partum.
« Ce qui fait la différence par rapport aux anciens protocoles, c’est qu’on a des dispositifs pour prendre en charge la femme en état de choc et assurer un transfert sécurisé sans perdre la patiente. »

Ce fut un réel plaisir pour moi de passer ces quatre jours aux côtés de sages-femmes venues de toutes les régions du Cameroun. Leur enthousiasme et leur engagement ont été remarquables tout au long de cette formation. Nous avons partagé nos expériences cliniques et revu ensemble les nouvelles recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) concernant la prise en charge de l’hémorragie du post-partum (HPP). Au début de la session, certains participants ne maîtrisaient pas encore l’ensemble de ces protocoles actualisés. Mais au fil des ateliers, ils ont progressé de manière significative. Lors des épreuves pratiques, nous avons observé d’excellentes séquences, témoignant d’une bonne assimilation des gestes techniques. À l’issue de la formation, tous les participants ont validé l’épreuve finale avec succès. Notre objectif principal – celui de former des formatrices capables de transmettre à leur tour – est donc pleinement atteint.
Ces sages-femmes vont désormais regagner leurs différentes régions pour y partager les connaissances acquises et former leurs pairs. Nous espérons que cette dynamique aura un impact concret sur la réduction de la mortalité maternelle au Cameroun.
Ce qui distingue les nouveaux protocoles des anciennes approches, c’est la disponibilité de dispositifs innovants pour la prise en charge des femmes en état de choc hémorragique, ainsi que des outils permettant un transfert sécurisé vers les niveaux supérieurs, sans risque de perte de la patiente en cours de route. La simplicité de ces nouvelles recommandations facilite leur compréhension, même pour un prestataire débutant. Quant au personnel déjà expérimenté, il peut aisément réajuster ses compétences et sauver davantage de vies grâce à l’approche E‑MOTIVE, aux ballonnets de tamponnement, au pack d’intervention rapide et aux autres progrès intégrés dans ce nouveau dispositif.
« Nous pensons qu’avec cette stratégie rigoureuse, nous pourrons réduire efficacement la mortalité maternelle et infantile dans la région du Sud. »

J’ai participé à la formation intensive de quatre jours sur la prévention, la détection et la prise en charge de l’hémorragie du post-partum, organisée, à Yaoundé. À l’issue de cette session, nous avons élaboré un plan d’action opérationnel pour la région du Sud. La stratégie repose sur un déploiement progressif et ciblé, afin d’atteindre l’ensemble des districts de santé.
Premièrement, nous organiserons une formation initiale à Ebolowa, qui couvrira les districts de santé et les centres de santé périphériques de la province. Deuxièmement, nous déploierons une deuxième vague de formation à Sangmélima, avec une extension vers les localités de Lolodorf. L’objectif est de former, à ce stade, entre 30 et 40 sages-femmes supplémentaires.
Enfin, nous nous rendrons directement à Kribi pour une troisième session, qui concernera également 30 sages-femmes. Pour cette étape, nous regrouperons les personnels des districts de Kyé-Ossi et d’Ambam, afin qu’ils bénéficient eux aussi de ce renforcement de compétences. Avec cette stratégie de déploiement en cascade, nous sommes convaincus de pouvoir réduire significativement la mortalité maternelle et néonatale dans la région du Sud.
« Nous sommes venues améliorer nos connaissances avec l’approche SAID pour prendre en charge la femme de façon globale »

Je vous remercie pour la parole qui m’est accordée. Nous sommes réunies ici depuis mardi pour nous approprier les nouvelles recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière de prévention et de prise en charge de l’hémorragie du post-partum.
Nous sommes des sages‑femmes. Nous avions déjà des connaissances solides, mais nous sommes venues les perfectionner avec l’approche SAID – une démarche qui intègre la communication, l’apprentissage et les soins, afin de prendre en charge la femme de manière holistique, dans sa globalité physique et psychologique.
Au cours de cette formation, nous avons appris de nouvelles techniques, notamment la méthode par tamponnement et l’utilisation du ballonnet de la vie, qui figurent désormais parmi les protocoles actualisés de l’OMS. À notre retour, nous allons pénétrer dans l’arrière‑pays pour organiser des restitutions dans nos différentes structures sanitaires, en étroite collaboration avec notre point focal santé de la reproduction. Je suis convaincue que nous allons mettre la main à la pâte pour faire reculer la mortalité maternelle dans notre région. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons sollicité, tout à l’heure, le ministère de la Santé publique, afin que ces médicaments et ces dispositifs soient effectivement disponibles dans nos régions. Sans intrants, les compétences restent lettre morte. Avec eux, nous pourrons sauver des vies.









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