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Riposte Ebola : 10 pays renforcent leurs contrôles sanitaires

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L’Ouganda, le Rwanda, le Burundi, le Soudan du Sud, la Zambie, la Tanzanie, le Kenya, l’Angola, le Malawi, le Mozambique, ont décidé de renforcer leurs contrôles sanitaires frontaliers pour limiter les risques de propagation de l’épidémie d’Ebola en provenance de la République Démocratique du Congo.

Des mesures drastiques s’intensifient face à la flambée du virus Ebola. Dix pays d’Afrique Centrale, de l’Est et australe ont renforcé leurs contrôles sanitaires frontaliers à savoir : l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi, le Soudan du Sud, la Zambie, la Tanzanie, le Kenya, l’Angola, le Malawi, le Mozambique.

Une proximité à haut risque Le virus Ebola de la souche Bundibugyo, se propage à une vitesse exponentielle. Au regard de la proximité frontalière directes, des grands axes de transit et commerciaux qu’ont ces pays avec la RDC, les risques de propagation sont énormes.

A cela s’ajoute, la circulation intense des personnes et l’insécurité dans les zones frontalières qui augmentent le risque d’importation du virus. De plus, selon les données de l’agence de santé de l’Union africaine (Africa CDC) et de l’ECSA-HC, ces nations constituent la zone tampon prioritaire, pour éviter une diffusion régionale de la maladie.

Un dispositif hautement fourniFace à tous ces risques, ces dix pays ont décidé de mettre en place un plan d’intervention rapide. Ce plan de prévention s’étant sur six mois. Il cible 33 postes-frontières et 16 grands couloirs de transit.

Il consiste donc à : une application de procédures uniformes de contrôle des voyageurs aux points de passage prioritaires à travers la prise de température, le remplissage des questionnaires sanitaires obligatoires et des procédures communes d’orientation médicale pour les voyageurs ; ensuite l’utilisation d’outils numériques pour le suivi des mouvements des populations le long des zones à forte mobilité transfrontalière.

Pour finir, une évaluation de la préparation des laboratoires locaux, exercices de simulation et amélioration des conditions d’assainissement aux points de passage.En mettant en place tous ces dispositifs préventifs, ces dix pays entendent éviter la propagation de l’épidémie, dans toute la sous-région.Un virus qui peine à être contenuEn rappel, Cent jours se sont écoulés depuis que la République démocratique du Congo a déclaré l’épidémie d’Ebola en cours, devenue l’épidémie à la progression la plus rapide de l’histoire du pays.

Selon les données de l’OMS, en moyenne, environ 90 cas confirmés ont été enregistrés chaque jour au cours des trois premiers mois de surveillance. Soit un rythme nettement supérieur à celui observé durant la même période lors des épidémies de 2014-2016 en Afrique de l’Ouest et de 2018-2020 en République Démocratique du Congo. L’épidémie s’est désormais étendue à une sixième province, l’Ituri restant l’épicentre, avec environ 85 % des cas et 79 % des décès.

Face à la souche Bundibugyo et à sa vitesse de propagation inédite, l’Afrique centrale et australe joue sa sérénité sur ces 33 postes-frontières stratégiques. Les six prochains mois diront si ce bouclier sanitaire numérique et épidémiologique aura suffi à transformer ces dix pays en une muraille franchissable uniquement par la vigilance.

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Audray Ndengue

Journaliste

Ndengue Audray, journaliste dans le groupe Échos santé, Brevet de Technicien Supérieur en sciences et techniques de l'information et de la communication à l'Institut Universitaire Siantou. Écris et parle parfaitement le français

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