Le ministère de la Promotion de la femme et de la famille et l’UNICEF ont réuni près de 500 personnes le samedi 10 octobre 2026 lors d’une marche sportive tenue à Yaoundé. Objectif : investir dans les droits des filles et se mobiliser pour mettre fin au mariage des enfants au Cameroun.
À l’occasion de la 15ᵉ édition de la Journée internationale de la fille, le cœur institutionnel de la capitale camerounaise a battu au rythme d’une importante mobilisation. Le ministère de la Promotion de la femme et de la famille (MINPROFF) a orchestré, le samedi 10 octobre 2026, une marche sportive d’envergure. Sous une seule et même voix, plus de 500 participants se sont élancés dans les artères majeures de la ville pour réaffirmer leur engagement indéfectible en faveur des droits des filles et exiger la fin définitive du mariage forcé et précoce.
Un itinéraire symbolique au cœur de la capitaleDès les premières heures de la matinée, le boulevard du 20 mai est devenu le point de ralliement d’un cortège coloré, dynamique et résolu. De l’avenue Kennedy à l’Intendance, en passant par l’Hôtel de Ville, la Région du Centre et le carrefour Warda, avant de boucler la boucle sur le boulevard du 20 mai, les marcheurs ont arpenté la ville avec une énergie communicative.
Cette mobilisation de grande ampleur a rassemblé un parterre prestigieux de hautes autorités, de diplomates, de représentants de la société civile et de jeunes militants. La présence effective du ministre de la Promotion de la femme et de la famille, Marie Thérèse Abena Ondoa née Obama, aux côtés du secrétaire général du MINPROFF, Moussa Aoudou, et de la représentante de l’UNICEF au Cameroun, Nadine Perrault, a illustré une volonté politique et institutionnelle ferme : faire de la protection de la jeune fille une priorité nationale non négociable.
Une foulée sportive au service d’un combat sociétalBien plus qu’un simple exercice physique, cette marche sportive a constitué un puissant vecteur de sensibilisation et de plaidoyer. Elle s’inscrit au cœur des activités marquant l’édition 2026 de la Journée internationale de la fille, célébrée sous le thème évocateur : « Mettre fin au mariage des enfants, investir dans les droits des filles » (« Ending Child Marriage, Investing in Girls’ Rights »).
À travers chaque kilomètre parcouru, les participants ont exprimé une détermination sans faille à éradiquer le mariage des enfants, une pratique néfaste qui hypothèque la santé, l’éducation et l’avenir de milliers de jeunes filles à travers le pays. L’objectif affiché est de garantir à chaque jeune fille un environnement protecteur, propice à son épanouissement, à son instruction et à l’accès à d’égales opportunités.L’enthousiasme était palpable et partagé par toutes les générations. La petite Maryam, âgée de seulement 6 ans et fière d’avoir bouclé le parcours, a traduit avec fraîcheur l’esprit de cette journée : « Je suis heureuse de prendre part à cette marche car j’ai fait du sport en me baladant dans la ville pour défendre les droits des filles. » Sa présence rappelle opportunément que la sensibilisation n’a pas d’âge et que le combat engagé aujourd’hui façonne le monde dans lequel grandiront les femmes de demain.Vers un agenda national consolidé pour les droits des fillesL’implication stratégique de l’UNICEF aux côtés du gouvernement camerounais témoigne d’un partenariat durable et structuré.
L’événement s’intègre en effet dans une dynamique globale de transformation sociale insufflée au niveau national.Valentina Oloume, spécialiste en développement et participation des adolescents à l’UNICEF, en a précisé les enjeux fondamentaux : « À travers cette occasion, l’UNICEF essaye de poursuivre son engagement auprès du gouvernement et en particulier avec le leadership du MINPROFF pour booster un agenda pour les droits des filles au Cameroun.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du mouvement pour les filles qui est enclenché depuis l’année dernière avec le leadership du MINPROFF et l’appui de l’UNICEF pour véritablement aboutir à un agenda soutenu et validé pour les droits des filles au Cameroun. »Unir les forces pour transformer les promesses en actesAlors que le Cameroun s’apprête à célébrer officiellement la 15ᵉ Journée internationale de la fille ce 11 octobre, cette marche sportive a posé les bases d’une remobilisation collective.
En battant le pavé de Yaoundé, décideurs, institutions internationales, partenaires du développement et citoyens ont démontré que la lutte contre le mariage précoce exige un effort physique, politique et moral partagé.L’appel lancé depuis le boulevard du 20 mai retentit désormais à travers le pays : pour que chaque fille puisse réaliser pleinement son potentiel, la société tout entière doit marcher à ses côtés, investir dans ses capacités et protéger inconditionnellement ses droits.
Réaction : « C’était une marche de sensibilisation »

“Nous marchons dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la Fille.” C’était une marche de sensibilisation de tout un chacun pour le respect des droits des filles afin de leur permettre de s’épanouir dans un environnement serein, de les écouter, de les encadrer pour qu’elles puissent s’épanouir afin qu’elles puissent participer à leur propre développement et au développement de la Nation. »









