Échos Santé fête ses 10 ans : 2016-2026, une décennie d’information santé. Merci de nous lire !

L’information santé, au plus près de vousDécouvrir le média ↗
échosanté.COMPRENDRE · PRÉVENIR · MIEUX VIVREÉchos Santé a 10 ans
Accueil / ACTUALITE / Lecture
ACTUALITE3 MIN DE LECTURE

Lutte contre la drépanocytose : Le dépistage gratuit au cœur d’une campagne à Bertoua

Un étudiant au dépistage de la drépanocytose.

ÉS
Échos SantéPublié le · Échos Santé
19 px

La prévention de la drépanocytose mobilise la communauté estudiantine de Bertoua. Du 4 au 6 novembre 2026, la Délégation régionale de la Santé publique de l’Est et le Groupe d’Étude de la Drépanocytose au Cameroun (GEDREPACAM) organisent une campagne gratuite de sensibilisation et de dépistage sur trois sites universitaires : le campus SIC, l’École normale supérieure de Bertoua et la Faculté des sciences juridiques et politiques de Kano.

Encore méconnue d’une partie de la population, la drépanocytose demeure une préoccupation de santé publique. Cette maladie génétique héréditaire, transmise des parents aux enfants, est au centre d’une campagne de sensibilisation et de dépistage gratuit à Bertoua. L’initiative est portée conjointement par la Délégation régionale de la Santé publique de l’Est et le Groupe d’Étude de la Drépanocytose au Cameroun (GEDREPACAM).

Durant trois jours, les étudiants sont invités à mieux comprendre les mécanismes de transmission de la maladie, ses manifestations et surtout les moyens de connaître leur statut drépanocytaire.

Pour le Dr Mimbang Raïsa, responsable du GEDREPACAM, cette campagne vise à informer les jeunes sur la transmission de la drépanocytose et à déconstruire les idées reçues autour de cette maladie, parfois assimilée à la sorcellerie ou à la malchance. Elle insiste également sur l’importance du dépistage avant de fonder une famille. « D’où l’importance pour les jeunes couples de connaître leur statut drépanocytaire avant toute procréation », souligne-t-elle.

Sur le terrain, cette sensibilisation trouve un écho auprès des étudiants. Ebode Ambela Arnold Loïc, étudiant, explique que sa participation répond à une préoccupation liée à son avenir familial. « Il est très important, dans le choix de vie de nos partenaires, de savoir quels problèmes nos descendances pourraient rencontrer », affirme-t-il. Pour lui, connaître son statut constitue une étape importante avant de prendre certaines décisions.

Même intérêt chez Djimdele Maire Flora Manuela, étudiante en Physique-Chimie-Technologie. Venue effectuer le test, elle souhaite avant tout connaître son statut afin de mieux anticiper les éventuels risques pour sa future descendance. « Moi, j’ai aussi peur d’avoir des enfants drépanocytaires. Et je suis venue pour connaître mon statut afin de pouvoir prévenir cela », confie-t-elle.

Les activités se déroulent sur trois sites universitaires de Bertoua, à savoir le campus SIC, l’École normale supérieure (ENS) de Bertoua et la Faculté des sciences juridiques et politiques de Kano. Cette répartition permet d’étendre la sensibilisation et le dépistage à plusieurs communautés estudiantines, au-delà du seul campus principal.

À travers cette opération, les organisateurs entendent rapprocher les services de prévention des étudiants et les encourager à s’intéresser davantage à leur santé.

Cette campagne constitue ainsi une occasion de rappeler que la connaissance du

statut drépanocytaire, l’information et le conseil génétique jouent un rôle essentiel dans la prévention et l’accompagnement des familles concernées.

Lutricia Atol

Notre rédaction vérifie chaque signalement.

AIDEZ-NOUS À RESTER EXACTS

Signaler une erreur

Cette lecture vous a-t-elle été utile ?

VOTRE VOIX COMPTE

La discussion. 0

Ouvrez la conversation. Quel est votre regard sur ce sujet ?

Partagez votre regard

L’INFO CONTINUE

Encore un peu
de perspective.

Lutte contre la drépanocytose : Le dépistage gratuit au cœur d’une campagne à Bertoua

Lutte contre la drépanocytose : Le dépistage gratuit au cœur d’une campagne à Bertoua

EXPLORER ÉCHOS SANTÉ

Que recherchez-vous ?

Rubriques

La lettre santé

Echos Santé

Connexion