En dehors de l’Hôpital régional de Ngaoundéré qui a en son sein à ce jour 3 gynécologues présents, les autres formations ne disposent d’aucun gynécologue. Ce qui complique la prise en charge des femmes en âge de procréer et des nouveau-nés.
« Nous avons 4 sage-femmes qui se charger de faire des accouchements de qualité. Nous avons plaidé auprès du ministère de la santé de nous doter en personnel spécialisé, notamment en gynécologue ». Cette déclaration du docteur Goufon Hervé Kuete, directeur de l’Hôpital régional annexe de Meiganga traduit l’urgence de renforcer le personnel dans cette structure sanitaire. Cet hôpital qui a bénéficié d’un centre mère et enfant du conseil régional de l’Adamaoua attend encore l’affectation de son tout premier gynécologue depuis la transformation de l’ex hôpital de district en hôpital régional annexe il y a trois ans. Dans la région de l’Adamaoua, alors que le conseil régional appuie les efforts des pouvoirs publics en construisant des centres mère-enfant pour améliorer la prise en charge de la santé féminine, une pénurie inquiétante de gynécologues complique grandement cette mission essentielle. L’insuffisance des spécialistes dans ce domaine sensible de la santé complique la gestion des cas d’extrême urgence.
Ce déséquilibre entraîne un véritable problème pour la prise en charge des cas d’extrême urgence, où chaque minute compte. En dehors de l’hôpital régional de Ngaoundéré qui dispose de trois gynécologues permanents, les hôpitaux régionaux de Banyo, Meiganga et même les hôpitaux de district de la région ne disposent pas de gynécologues. En lieux et places de ces derniers, ce sont les sage-femmes qui officient. Les services de maternité des hôpitaux qui disposent des gynécologues sont ainsi sous pression, rendant les délais d’attente longs et l’accès aux soins spécialisés difficile.
A lire aussi: Soutenance : Nibeye Yannick Carine Brice, désormais Dr/PHD en sciences odontologiques
Cette situation est d’autant plus critique que les centres mère et enfant, bien que disponibles et modernes, ne peuvent pleinement remplir leur rôle sans une offre suffisante de gynécologues-obstétriciens. Ce fossé entre investissements matériels et ressources humaines sape la qualité de la prise en charge et la sécurité des patientes.
Face à ce constat, il reste attendu que le recrutement et l’affectation du personnel dans les hôpitaux en manque pourrait se présenter comme un début de solution. Et l’absence des gynécologues dans les hôpitaux dans un contexte où la mortalité maternelle et infantile reste élevée accentue la vulnérabilité de la gent féminine dans cette partie du pays.
Par Jean Besane Mangam














Comments are closed