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Santé universitaire : Une riposte intensifiée contre le VIH/SIDA

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Le Ministère de l’Enseignement Supérieur (MINESUP) et le Comité National de Lutte contre le SIDA (CNLS) intensifient leur combat contre le VIH/SIDA sur les campus. Le mercredi 20 août 2025, le Secrétaire Général du MINESUP, le Pr Wilfred NYONGBET GABSA, a présidé une réunion de relance de la Commission Centrale de Coordination des activités de lutte contre les IST et le VIH/SIDA dans l’Enseignement Supérieur.

Les discussions ont porté sur une nouvelle stratégie visant à réduire la prévalence du VIH chez les jeunes et à améliorer la santé des étudiants. À cet effet, une synergie d’actions entre le MINESUP et le MINSANTÉ/CNLS a été jugée indispensable. Face à ce constat, une nouvelle stratégie a été définie et, en conséquence, trois objectifs majeurs ont été fixés.

Tout d’abord, il s’agit d’intensifier les campagnes de sensibilisation pour informer les étudiants sur les méthodes de prévention. Ensuite, une étape cruciale sera l’intégration du dépistage systématique du VIH lors des visites médicales de préinscription. Enfin, le dernier objectif, non moins important, est d’assurer la prise en charge gratuite des cas positifs, garantissant ainsi un accès aux soins pour tous.

Cette nouvelle approche a pour but de réduire la prévalence du virus, actuellement de 2,7 % au sein de la population jeune. Par ailleurs, il est important de souligner qu’avec l’évolution des traitements, les personnes séropositives peuvent atteindre une charge virale indétectable, rendant le virus non transmissible.

L’épidémie à VIH au Cameroun est de type mixte (généralisée et concentrée). La transmission du VIH se fait principalement par contact hétérosexuel. Bien qu’une baisse progressive de la prévalence du VIH, au sein de la population adulte de 15-49 ans ait été notée entre 2004 (5,4 %,), 2011 (4,3%) et 2018 (2,7%), le rythme reste cependant lent et la prévalence du VIH est toujours élevée, plaçant le Cameroun à la 1ère place des pays de la région Afrique du Centre et de l’Ouest (AOC) qui porte le poids de l’épidémie, devant le Nigéria.

Les femmes de 15 à 49 ans sont touchées de manière disproportionnée par rapport aux hommes de la même tranche d’âge. L’évolution décroissante est similaire dans les deux sexes et le différentiel femmes/hommes persiste depuis 2004, avec un sexe-ratio d’environ 2/1. Selon la dernière enquête EDS 2018, les disparités selon les tranches d’âge et le sexe demeurent très marquées. Si, chez les 15-19 ans la prévalence est quasiment la même chez les hommes que chez les femmes, l’écart se creuse à partir de la tranche 20-24 ans. De manière globale, la prévalence plus élevée chez les femmes que chez les hommes (3,4% versus 1,9% chez les 15-49 ans) s’observe dans toutes les tranches d’âge après l’âge de 19 ans.

Partant de 0,8% parmi les jeunes filles de 15-19 ans, la prévalence du VIH augmente très rapidement chez les femmes pour atteindre un maximum de 6,5% chez les 35-39 ans ; elle décroit ensuite à 4,9% pour la tranche d’âge des 45-49 ans pour se stabiliser à 4,8% pour la tranche d’âge des 50-64 ans. En revanche, chez les hommes, la prévalence du VIH est plus élevée dans la tranche d’âge des 35-39 ans. En effet, partant de 0,7% parmi les 15-19 ans pour atteindre 3,6% pour la tranche d’âge 35-39 ans, avant de décroitre à 1,8% pour les personnes de 45-49 ans et se stabiliser à 1,9% parmi les personnes de 50-64 ans.

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La baisse de la prévalence dans la tranche d’âge 40-44 ans attire l’attention sur une éventuelle surmortalité de la population VIH au cours de cette période de vie. La même enquête a montré que les tranches d’âge 35-39 ans et 40-44 ans sont les plus touchées par le VIH pour les deux sexes. La prévalence du VIH est restée stable chez les hommes de 15 à 19 ans depuis près de 15 ans, celle-ci a baissé de moitié entre 2004 et 2011 chez les 20-24 ans mais est aussi restée stable entre 2011 et 2018 dans ce groupe d’âge.

Percy MEVA’A Stg

 

 

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