Accueil rigoureux, orthopédie réparatrice, néonatalogie équipée, réanimation mobile, cardiologie de pointe, néphrologie régionale, dentisterie haut de gamme : la Polyclinique Idimed, rue Koloko à Bonapriso (Douala), déploie un éventail complet de soins spécialisés. Créée en 1992, elle allie technologie de pointe et humanité, attirant des patients du Cameroun et de toute la sous-région.De l’échographie trans-œsophagienne à la dialyse au chevet du patient, en passant par la radio panoramique dentaire et la chirurgie orthopédique des malformations, la Polyclinique Idimed offre des prestations rares dans le privé doualais. Néphrologie (vingt générateurs), réanimation (équipement complet) et néonatalogie (six couveuses) complètent une offre de soins intégrée, fluide et rigoureuse.Consultations spécialisées sur place, hémodialyse adaptée aux besoins de la diaspora, prise en charge des prématurés, réparation des séquelles orthopédiques, cardiologie interventionnelle : la Polyclinique Idimed, à Bonapriso, rassemble en un seul lieu des services que l’on trouve rarement réunis ailleurs. Une structure où l’accueil empathique et la rigueur technique rassurent des patients venus du Gabon, de Centrafrique ou du Tchad.

L’entrée est sévère, presque intimidante. Rue Koloko, au cœur de Bonapriso, les vigiles de la Polyclinique Idimed ne laissent rien passer. Chaque visiteur est scruté, chaque véhicule contrôlé. Ce n’est pas de la bureaucratie. C’est une promesse : dans cette enceinte, la rigueur commence au seuil de la porte. Et pourtant, dès que l’on franchit ce cap, la machine blanche se fait humaine. Trois services d’accueil fluidifient la marée de patients – venus de Douala, mais aussi du Gabon, de Centrafrique ou du Tchad. Les réceptionnistes sourient. « Beaucoup de sourires qui permettent d’abord de les imprégner, de les rassurer », confie Christine Dayé, responsable de la réception. La formule pourrait paraître anodine. Dans un univers où l’angoisse ronge souvent la dignité, elle devient un acte thérapeutique. Idimed, c’est une vieille dame de trente-quatre ans – née en 1992 – qui a su se réinventer sans perdre son âme. Du temps, elle en a pris pour construire une pyramide des soins où chaque étage est solide. « Nous avons mis sur pied un système de soins pyramidal. Des médecins spécialistes, une coordonnatrice de soins, des chefs d’équipe pour superviser et organiser », explique le Dr Cyrille Mba Fotsing, rhumatologue et directeur médical. Ici, personne ne soigne en silo. La coordination est un credo, l’innovation une évidence.

Des mains qui reconstruisent : l’orthopédie redonne des jambes et des sourires
Le service de traumatologie – qui est en réalité une unité d’orthopédie de haut niveau – attire des patients désespérés. Genoux en X ou en O, inégalités de longueur des membres, séquelles de chirurgies ratées : chaque mois, une dizaine de cas sont repris. « En général, il s’agit beaucoup plus de chirurgies réparatrices, séquellaires et de difformités. Nous corrigeons également les inégalités de longueur des membres », détaille le Dr Fotso Simo Brice, traumatologue. La preuve par l’exemple : une patiente centrafricaine témoigne, le visage apaisé. « Je suis venue pour me soigner. À Idimed, j’ai été bien accueillie. Les infirmiers, je demande des questions, il y a le téléphone, j’appuie et ils viennent à mon secours », raconte-t-elle, reconnaissante.
Des couveuses dernier cri et des infirmiers au chevet des prématurés
Loin des services de néonatalogie parfois démunis, Idimed aligne six couveuses fonctionnelles, équipées de scopes et de photothérapies adaptées. « Les photothérapies corrigent la jaunisse chez les bébés, surtout chez les prématurés », précise Joséphine Makouindi, infirmière en néonatalogie. Chaque mois, deux à trois nouveau-nés arrivent, soit directement de la maternité de l’établissement, soit en transfert d’autres hôpitaux. Boris Awa, infirmier spécialisé, ajoute : « Nous recevons des bébés référés ; nous les stabilisons dans un environnement sécurisé ». La parole est mesurée, mais la fierté palpable.

Réanimation : une unité mobile où la dialyse se fait au chevet
Ce qui fait la singularité d’Idimed, c’est cette capacité à concentrer des technologies de pointe dans un espace restreint mais parfaitement organisé. En réanimation, chaque lit est un poste de commandement. « Plusieurs appareils sont présents au chevet du malade : scopes, aspirateur pour le contenu bronchique, réchauffe-malade, radiographie mobile. Et nous pouvons faire de la dialyse sur place sans déplacer le patient », énumère Boris Awa (également référent en réanimation). Deux réanimateurs médecins et deux respirateurs complètent ce tableau d’une médecine intensive qui ne recule devant aucune urgence.
Cardiologie : la sonde qui voit là où les autres ne voient pas
Le service de cardiologie, lui, joue dans une cour encore plus technique. Sous la houlette du Dr Carine Fonkoua, cardiologue, la clinique propose une échographie trans-œsophagienne – un examen rare dans le privé camerounais. « Au lieu de placer la sonde sur le thorax, on l’adapte au niveau de l’œsophage. On la fait passer par la bouche, ce qui permet de mieux apprécier certaines cavités cardiaques invisibles à l’échographie transthoracique standard », explique-t-elle. Une avancée qui change le pronostic de nombreux patients souffrant de pathologies cardiaques complexes.
Néphrologie : vingt générateurs, une capacité de soins régionale

Depuis 2019, le service de néphrologie d’Idimed est devenu un sanctuaire pour les insuffisants rénaux. « Notre centre a une capacité de 20 lits et 20 générateurs, pour une prise en charge simultanée de 20 malades, soit 60 par jour », détaille le Dr Léopold Njdapon, néphrologue. Des
patients de la diaspora, en séjour au Cameroun, viennent exprès pour bénéficier de cette sécurité technique. L’environnement allie propreté, confidentialité et rigueur – un triptyque qui rassure les plus exigeants.
Dentisterie : la radio panoramique comme signature

Le chirurgien-dentiste le Dr Elie Kana résume l’état d’esprit qui traverse toute la clinique : « La particularité ici, c’est que nous avons des appareils de radiologie, notamment la radio panoramique, que beaucoup de cabinets n’ont pas. Pour des soins orthodontiques, elle est indispensable. Nous avons aussi des radios de routine comme la rétro-alvéolaire. Voilà pourquoi les malades repartent satisfaits. » À y regarder de près, le matériel de qualité ne suffit pas. Ce qui frappe à Idimed, c’est cette alliance constante entre la machine la plus précise et l’attention la plus simple. Des vigiles à l’entrée aux néphrologues en salle de dialyse, chaque maillon tire la chaîne vers le haut. La Polyclinique Idimed n’est pas une clinique comme les autres. C’est une forge silencieuse où la vie se répare, où la confiance se gagne au scalpel et au sourire. Et à Douala, à Bonapriso, sur cette rue Koloko, elle impose le respect – non par la menace, mais par l’évidence.
Elvis Serge NSAA










