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Amélioration de l’offre et des services de santé : Dix managers visionnaires qui transforment le système de santé camerounais

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Du Pr Jean Marie Kasia, qui offre des solutions africaines à l’infertilité au CHRACERH, au Dr Salihou Sadou, qui sécurise l’approvisionnement en médicaments essentiels via la CENAME, en passant par le Pr Noël Emmanuel Essomba, qui modernise en urgence l’hôpital général de Yaoundé, ces managers mettent en œuvre la vision présidentielle avec une efficacité remarquable.

Le Pr Hamadou Ba fait de l’hôpital général de Garoua un pôle d’excellence septentrional avec un futur centre de cancérologie, tandis que les Pr Henry Luma Namme et le Pr Vincent de Paul Djientcheu, renforcent l’hôpital général de Douala et du Centre hospitalier et universitaire de Yaoundé (CHUY).

Les HGOPED et HGOPY sous le Pr Émile Télesphore Mboudou et le Dr Che Kingsley Soh améliorent la santé mère-enfant, complétant un écosystème sanitaire où le Laboratoire national du Pr Rose Ngono Mballa et le CNTS du Dr Ngum garantissent qualité des médicaments et sécurité transfusionnelle. Ensemble, ils construisent les fondations solides de la Couverture sanitaire universelle.

Sous l’impulsion du ministre de la Santé publique, le Dr Manaouda Malachie, une nouvelle génération de directeurs généraux transforme en profondeur le système de santé camerounais.

 

Hôpital général de Douala

La métamorphose exemplaire sous l’ère du Pr Henry Luma Namme

Entre modernisation des infrastructures, acquisition d’équipements de pointe et développement de spécialités médicales rares, l’établissement est devenu un modèle de réussite hospitalière, réduisant significativement les évacuations sanitaires et renforçant la souveraineté médicale camerounaise.

Depuis 2018, le Pr Henry Luma Namme, directeur général de l’HGD, a transformé l’HGD en un pôle d’excellence cardiovasculaire et mère-enfant.

Depuis sa nomination en 2018, le Professeur Henry Namme Luma a propulsé l’Hôpital Général de Douala au sommet de l’excellence médicale en Afrique.

Professeur Henry Namme Luma

Depuis sa nomination à la tête de l’hôpital général de Douala (HGD) le 2 juillet 2018, le professeur Henry Luma Namme a insufflé une dynamique de transformation profonde qui positionne aujourd’hui l’établissement comme un modèle d’excellence hospitalière. Sous son leadership visionnaire, l’HGD s’est mué en un véritable pôle de référence des maladies cardiovasculaires et mère-enfant, concrétisant ainsi la vision du Chef de l’État de doter le Cameroun d’hôpitaux de première catégorie performants. Le Pr Luma Namme a fait de la modernisation des infrastructures une priorité absolue. Sous son impulsion, d’importants travaux de réhabilitation ont été réalisés, avec la rénovation complète des salles d’hospitalisation et de soins. Un projet d’envergure a été la construction et la mise en service d’une centrale d’oxygène autonome, financée par une subvention de l’État, garantissant ainsi une sécurité vitale pour les services de réanimation.

Le plateau technique a connu des avancées spectaculaires avec l’acquisition d’un scanner neuf, la réparation de l’ancien appareil grâce aux ressources propres de l’hôpital, et la remise en état du service de radiothérapie grâce à un partenariat stratégique avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). L’achat de nouveaux générateurs d’hémodialyse et la maintenance préventive systématique des équipements démontrent une gestion rigoureuse et visionnaire.

L’excellence cardiologique : un fleuron de souveraineté sanitaire

La modernisation de la cardiologie interventionnelle, avec la pratique régulière de la coronarographie et la pérennisation de la chirurgie cardiaque, constitue l’une des réalisations les plus emblématiques du mandat du Pr Luma Namme. Ces avancées techniques concrètes réduisent significativement le besoin d’évacuations sanitaires coûteuses et améliorent la souveraineté sanitaire du Cameroun, s’inscrivant parfaitement dans la feuille de route du ministre de la Santé publique, le Dr Manaouda Malachie.

Une offre de soins diversifiée et spécialisée

Aujourd’hui, l’HGD offre une gamme complète de services spécialisés avec une prise en charge intégrée pour la mère et l’enfant, et des plateaux techniques de pointe en chirurgie viscérale, urologie, traumatologie, ophtalmologie et ORL. Les spécialités médicales couvrent désormais la pneumologie, la dermatologie, l’infectiologie, la neurologie, la diabétologie, l’hématologie, la rhumatologie et la néphrologie.

La vision du directeur général ne s’est pas limitée aux aspects techniques. Le Pr Luma Namme a mis l’accent sur le renforcement du capital humain, avec le rapatriement et la formation d’experts camerounais de la diaspora. La gestion administrative a été réorganisée selon les principes de la réforme des finances publiques, conduisant à la stabilisation des ressources propres, la régularité du paiement des salaires et une diminution de la dette sociale.

Les projets futurs témoignent d’une ambition inébranlable : acquisition d’un accélérateur linéaire, construction d’un bâtiment dédié à la médecine nucléaire (projet estimé à plus de 3 milliards de FCFA), extension des urgences et construction d’un pôle onco-hématologie. Ces investissements majeurs positionnent l’HGD comme un centre de formation pour les futurs spécialistes de la santé au Cameroun. Sous la direction éclairée du Pr Henry Luma Namme, l’hôpital général de Douala incarne ainsi la réussite d’un modèle de gestion hospitalière alliant excellence médicale, rigueur managériale et vision stratégique, au service de la santé des populations et du rayonnement du Cameroun dans la sous-région.

 

Centre hospitalier et universitaire de Yaoundé

Le Pr Vincent de Paul Djientcheu, le manager visionnaire qui réinvente le CHU de Yaoundé

Porté par une philosophie managériale centrée sur l’humain, le Pr Djientcheu a opéré une mue spectaculaire du Centre hospitalier et universitaire de Yaoundé (CHUY), en seulement quelques mois. Entre triplement de la fréquentation, modernisation des infrastructures et renforcement du plateau technique, le lauréat du prix du Meilleur manager des hôpitaux 2024 démontre qu’une vision stratégique alliée à une gestion rigoureuse peut redonner vie aux institutions de santé les plus emblématiques.

Le Pr Vincent de Paul Djientcheu, le manager visionnaire qui réinvente le CHU de Yaoundé.

Le professeur Vincent de Paul Djientcheu, directeur général du Centre hospitalier et universitaire de Yaoundé (CHUY), incarne la nouvelle dynamique d’excellence qui souffle sur le système de santé camerounais. Récemment distingué par le prix du Meilleur manager des hôpitaux publics 2024 lors de la 4ᵉ édition des Awards de l’Avenir, ce neurochirurgien de renommée internationale démontre, par des résultats tangibles, qu’une gestion visionnaire peut transformer en profondeur une institution de santé.

Nommé par décret présidentiel le 25 novembre 2024 et installé dans ses fonctions le 5 décembre 2024 par le ministre de la Santé publique, le Dr Manaouda Malachie, le Pr Djientcheu a immédiatement engagé une série de réformes structurelles. En quelques mois seulement, son action a produit des effets spectaculaires, avec une fréquentation qui a triplé et des recettes multipliées par trois.

Les réalisations concrètes se sont succédé à un rythme soutenu : mise en place et rénovation de la colonne d’endoscopie digestive, réhabilitation complète du service des urgences, modernisation de la morgue avec construction d’un box individuel et agrandissement de la chapelle mortuaire (passant de 90 à 300 places), création d’un espace spécial pour les garde-malades et modernisation du service d’imagerie médicale.

Une philosophie de management centrée sur l’humain

Dans un entretien exclusif, le Pr Djientcheu révèle les secrets de sa réussite : « Il faut vraiment prendre soin du personnel. Un personnel motivé, c’est vraiment la clé du succès. » Son approche managériale repose sur plusieurs principes fondamentaux : le paiement régulier des salaires et des quotes-parts, la valorisation de chaque membre du personnel et l’instauration d’un sentiment d’appartenance. Sous son impulsion, le CHUY s’est doté d’équipements de pointe et a étendu son offre de soins. Le scanner et l’IRM sont pleinement fonctionnels, tandis que le laboratoire a été considérablement renforcé grâce à l’acquisition de nouveaux automates et à la signature de partenariats stratégiques avec le Centre Pasteur et un laboratoire français.

Une vision alignée sur les objectifs nationaux

Le parcours du Pr Djientcheu témoigne d’une cohérence remarquable. Son succès antérieur à l’hôpital général de Yaoundé, où il avait lancé le programme de transplantation rénale – une première en Afrique centrale –, démontre sa capacité à concrétiser les hautes instructions du chef de l’État visant à doter le pays d’une offre de soins ultraspecialisés. Aujourd’hui au CHUY, il applique cette même rigueur, renforçant les liens entre les soins et la recherche clinique de haut niveau, conformément à l’agenda de transformation du système de santé camerounais.

La reconnaissance d’un leadership exceptionnel

La distinction du Pr Djientcheu comme Meilleur manager des hôpitaux 2024 couronne une carrière exemplaire et souligne l’impact de son action sur la redynamisation du CHUY. Unique responsable à avoir dirigé successivement deux formations sanitaires de première catégorie – l’hôpital général de Yaoundé et le CHUY –, il s’impose comme un modèle de gestion hospitalière et un acteur clé de l’élévation du niveau technique et académique des soins au Cameroun.

Sous son leadership, le CHUY renaît véritablement, offrant aux Camerounais des soins de qualité et contribuant activement à la formation de la relève médicale, tout en participant au renforcement de la souveraineté sanitaire nationale.

Hôpital général de Garoua

Le Pr Hamadou Ba, l’architecte de la révolution sanitaire du Septentrion

En seulement deux ans à la tête de l’hôpital général de Garoua, le Pr Hamadou Ba a transformé cet établissement en un pôle médical de référence.   Porté par un projet phare de centre de cancérologie de pointe, son leadership visionnaire concrétise la politique d’équité territoriale du Chef de l’État et offre au Nord-Cameroun un accès inédit aux soins spécialisés.

Pr Hamadou Ba, premier DG hôpital général Garoua.

Nommé premier directeur général de l’hôpital général de Garoua (HGG) le 22 février 2023, le Professeur Hamadou Ba a, en l’espace de deux ans, insufflé une dynamique transformationnelle à cette infrastructure sanitaire d’envergure. Sous son leadership, l’HGG est passé du statut de nouvel établissement à celui de pilier essentiel du système de santé dans le Septentrion, concrétisant ainsi la politique d’équité territoriale du président Paul Biya et la stratégie de maillage sanitaire du ministre de la Santé, le Dr Manaouda Malachie.

Âgé de 51 ans, le Pr Hamadou Ba n’est pas un novice dans le paysage sanitaire septentrional. Cet agrégé de cardiologie, originaire de Nyambaka dans l’Adamaoua, a accédé à cette haute fonction après avoir brillamment servi comme doyen de la faculté de médecine et des sciences biomédicales de l’université de Garoua. Sa légitimité et son expérience managériale ont été préalablement forgées lors de son passage à la tête de l’hôpital régional de Garoua, où il avait déjà marqué les esprits en dotant l’établissement d’un centre d’imagerie médicale au plateau technique performant. Son profil unique allie une expertise médicale reconnue – il est membre de plusieurs sociétés savantes de cardiologie – à de solides compétences en gestion, nanties d’un master en santé publique et d’un DESS en Administration des entreprises.

La pose de fondations solides (2023-2024)

Dès son entrée en fonction, la mission du Pr Ba était claire : opérationnaliser pleinement un hôpital général de première catégorie. Il s’est immédiatement attelé à poser les fondations d’une gestion moderne et efficace. Ses premières actions structurantes ont porté sur le recrutement stratégique du personnel, la définition de protocoles de soins rigoureux et la sécurisation des chaînes d’approvisionnement en médicaments et consommables. Ces mesures ont été cruciales pour stabiliser l’établissement et en faire un véritable levier d’accès à des soins spécialisés (cardiologie, neurochirurgie, chirurgie, etc.). Elles ont permis aux populations du Nord de bénéficier de soins de qualité sans avoir à recourir systématiquement à des évacuations sanitaires vers le Sud.

L’année 2025 marque un tournant décisif pour l’HGG. Lors de sa troisième session ordinaire tenue le 1ᵉʳ février 2025, le Conseil d’administration, sous la présidence de Mahounde Tobi et la direction générale du Pr Ba, a approuvé des documents stratégiques majeurs. Le plus emblématique est sans conteste le projet de centre de cancérologie de pointe. D’un coût global de 1,29 milliard de FCFA, ce centre, qui sera construit de 2025 à 2027, est une réponse directe à un besoin sanitaire critique. Équipé d’un accélérateur linéaire, d’un PET-SCAN et de matériel de radiothérapie ultramoderne, il révolutionnera la prise en charge du cancer dans la région. Ce projet, qui traduit la volonté du chef de l’État de faire de l’HGG un pôle accompli, viendra considérablement soulager les patients et leurs familles en offrant des traitements localement et en assouplissant l’accès aux soins oncologiques.

Un budget ambitieux pour soutenir la croissance

Pour soutenir cette vision ambitieuse, le Conseil d’administration a adopté à l’unanimité un budget prévisionnel record de 3,29 milliards de FCFA pour l’exercice 2025. Cet engagement financier sans précédent sera orienté vers l’acquisition d’équipements médicaux de pointe, la réhabilitation des infrastructures existantes et l’amélioration des conditions d’accueil et de sécurité pour les patients et le personnel.

Avec une capacité d’accueil de 292 lits et des unités de spécialités déjà opérationnelles, l’hôpital général de Garoua est résolument sur les rails de l’excellence. Le leadership éclairé du Pr Hamadou Ba, son expertise et sa vision stratégique, incarnées par le Plan stratégique de performance 2025-2027, positionnent l’établissement comme un acteur sanitaire majeur. Sous sa direction, l’HGG ne se contente pas de soigner ; il construit, jour après jour, un avenir plus sain pour les populations du Nord-Cameroun et de la sous-région, renforçant la confiance dans le système de santé public et facilitant l’adhésion à la Couverture santé universelle (CSU). 

 

Hôpital général de Yaoundé

Le Pr Noël Emmanuel Essomba, le bâtisseur de l’hôpital camerounais moderne

En quelques mois seulement, le directeur général de l’hôpital général de Yaoundé, le Pr Noël Emmanuel Essomba, a engagé une restructuration en profondeur de l’hôpital général de Yaoundé.

 Fort de son succès à Laquintinie, ce manager visionnaire déploie sa méthode éprouvée : circuits patients optimisés, services rationalisés et plateaux techniques modernisés, pour offrir à la capitale un hôpital de référence digne des ambitions sanitaires nationales.

Le Pr Noël Emmanuel Essomba, le bâtisseur de l’hôpital camerounais moderne.

Nommé le 25 novembre 2024 et installé le 6 décembre suivant, le Pr Noël Emmanuel Essomba, architecte reconnu de la transformation de l’hôpital Laquintinie de Douala, a immédiatement engagé une restructuration en profondeur de l’hôpital général de Yaoundé (HGY). Son mandat s’annonce comme celui de la modernisation et de l’excellence opérationnelle pour cette formation sanitaire de première catégorie.

Le choix porté sur le Pr Essomba par le ministre de la Santé publique, le Dr Manaouda Malachie, est hautement stratégique. Ce médecin infectiologue et spécialiste en santé publique, titulaire d’un MBA en ressources humaines, incarne la nouvelle génération de managers hospitaliers camerounais. Son succès démontré à Laquintinie, où il a transformé en quelques années un établissement vétuste en hôpital moderne et efficace, préfigure les ambitions pour l’HGY. Le ministre lui a d’ailleurs clairement assigné la mission de “donner à l’hôpital général de Yaoundé le visage de l’hôpital moderne du Cameroun”.

Les premières réalisations structurantes

Dès ses premiers mois, le Pr Essomba a lancé une série de réorganisations concrètes pour améliorer l’expérience patient et l’efficacité des services : Refonte complète des circuits patients : Les consultations externes ont été reconfigurées pour une prise en charge plus rapide, tandis que le service des urgences, rénové, bénéficie désormais d’un nouveau circuit optimisé pour un tri plus efficace et une orientation accélérée. Rationalisation des services : Une séparation claire entre les services administratifs et hospitaliers a été opérée. Les spécialités médicales similaires (oncologie, néphrologie, chirurgie) sont désormais regroupées, favorisant une meilleure coordination et une optimisation des ressources.

Modernisation des plateaux techniques : la banque de sang est en train d’être transformée en un hub régional, capable de servir tant les besoins internes que les demandes externes. Cette approche s’inscrit dans une logique de mutualisation des ressources à l’échelle nationale.

Une vision qualitative et sécuritaire

Au-delà des réorganisations structurelles, le directeur général a instauré une culture du contrôle qualité rigoureuse avec la mise en place de mécanismes d’évaluation des prestations médicales. La sécurité des personnes et des biens fait également l’objet d’une attention particulière, avec le recrutement de nouveaux agents pour renforcer la surveillance dans l’enceinte hospitalière.

L’innovation au service de la formation

Conscient que la modernisation passe par la compétence des équipes, le Pr Essomba a déjà initié des partenariats avec des institutions hospitalières internationales pour la formation continue du personnel. Cette orientation vise à maintenir les praticiens à la pointe des avancées technologiques médicales. Ces transformations, soutenues par le ministère de la Santé publique et le conseil d’administration de l’HGY, s’inscrivent dans une vision à long terme : faire de l’établissement un véritable pôle de référence en Afrique centrale, capable de retenir les patients camerounais qui, jusqu’à présent, devaient souvent recourir à des évacuations sanitaires à l’étranger. Le parcours du Pr Essomba à Laquintinie, où il a su allier modernisation infrastructurelle, optimisation managériale et humanisation des soins, laisse présager une réussite similaire pour l’HGY. Son approche méthodique et ses premières réalisations concrètes témoignent d’une détermination sans faille à transformer cet hôpital en un établissement de classe internationale, répondant ainsi aux attentes des populations et aux objectifs du gouvernement en matière de Couverture sanitaire universelle. 

 

Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Douala

Le Pr Émile Télesphore Mboudou, l’architecte d’une révolution en santé maternelle et procréation assistée à l’HGOPED

Gynécologue-obstétricien de renom, chercheur prolifique et formateur engagé, le Pr Mboudou incarne cette nouvelle génération de managers sanitaires qui concrétise sur le terrain la vision présidentielle d’un système de santé performant et accessible, contribuant activement à la mise en œuvre réussie de la Couverture sanitaire universelle.

 

Le Pr Émile Télesphore Mboudou, l’architecte d’une révolution en santé maternelle et procréation assistée à l’HGOPED.

À la tête de l’Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Douala (HGOPED) depuis octobre 2014, le Professeur Emile Télesphore Mboudou incarne la transformation réussie d’une vision présidentielle en réalités sanitaires tangibles. Son leadership a fait de cet établissement un modèle d’excellence en Afrique centrale, particulièrement dans la réduction de la mortalité maternelle et infantile, priorité sociale du chef de l’État Paul Biya.

L’actualité la plus marquante de l’HGOPED est sans conteste l’annonce imminente de la naissance du premier bébé conçu par fécondation in vitro, attendu pour mai 2025. Cette réalisation historique couronne plusieurs années d’efforts pour doter le Cameroun d’une unité de procréation médicalement assistée (PMA) aux standards internationaux. « Cette réussite illustre le potentiel de la combinaison d’une équipe dédiée et d’une technologie avancée pour surmonter les obstacles à la parentalité », explique le Pr Mboudou. L’unité PMA, dirigée par le Dr Moustapha Maladji Goni Bilkissou, dispose d’équipements de pointe identiques à ceux utilisés en Europe, avec une particularité unique : la présence d’un biologiste français expérimenté, renforçant ainsi l’expertise locale.

Un centre d’excellence au service des mères et des enfants

Au-delà de la PMA, l’action du Pr Mboudou s’inscrit dans une vision globale d’amélioration de la santé reproductive. Spécialiste en chirurgie endoscopique et oncologique en gynécologie, il a orienté l’établissement vers une prise en charge holistique des patientes. Les efforts continus pour l’équipement de pointe et la promotion de la recherche appliquée sont pleinement soutenus par le ministère de la Santé publique, garantissant ainsi des services essentiels de la couverture santé universelle (CSU) de qualité.

Le travail du Pr Mboudou s’est appuyé sur l’adoption historique de la loi sur la PMA par le Parlement camerounais en juin 2022, sous l’impulsion du ministre de la Santé, Dr Manaouda Malachie. Ce texte, qui encadre désormais une pratique existante depuis 1997, fixe les conditions d’accès à la procréation médicalement assistée, tout en interdisant strictement la gestation pour autrui (GPA) et le commerce des gamètes.

Formation et recherche au cœur du dispositif

En parallèle de ses fonctions de directeur général, le Pr Mboudou assure la coordination du Master Professionnel en Chirurgie Laparoscopique à l’Université de Douala. Son engagement académique se traduit par une production scientifique impressionnante : environ 150 articles publiés et plus de 130 thèses et mémoires encadrés. Membre des jurys d’agrégation de médecine du CAMES, il enseigne également dans plusieurs universités africaines, contribuant ainsi à la formation de la relève médicale sur le continent.

L’expertise du Pr Mboudou a été honorée par la distinction de chevalier de l’ordre du Mérite camerounais et de chevalier de l’ordre de la Valeur camerounaise. Son influence dépasse les murs de l’HGOPED, puisqu’il préside également le CTS Médecine humaine, Pharmacie, Odontostomatologie, Médecine vétérinaire et Productions animales. Sous son impulsion, l’HGOPED s’affirme comme un maillon essentiel dans l’atteinte des Objectifs de développement durable liés à la santé maternelle et infantile. La survie de la mère et de l’enfant, baromètre de l’efficacité du système de santé camerounais, trouve en cet établissement un champion déterminé à faire reculer les frontières du possible en médecine reproductive.

Avec l’arrivée prochaine du premier “bébé éprouvette” de l’hôpital, le Pr Mboudou et son équipe ouvrent un nouveau chapitre de l’histoire médicale camerounaise, offrant un espoir concret à des milliers de couples confrontés à l’infertilité, tout en renforçant la souveraineté sanitaire du pays.

 

Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Yaoundé

Le Dr Che Kingsley Soh, un manager de terrain pour redonner son lustre à l’HGOPY

Porté par sept ans d’expérience comme délégué régional de la Santé dans le Nord-Ouest, le nouveau directeur général de l’HGOPY hérite d’une mission claire : optimiser la gestion, améliorer la qualité des soins et lutter contre la corruption.

 Le Ministre Manaouda Malachie lui a fixé une feuille de route exigeante pour faire de cet hôpital un modèle d’excellence.

Le Dr Che Kingsley Soh, un manager de terrain pour redonner son lustre à l’HGOPY.

Le Ministre de la Santé Publique, le Dr Malachie Manaouda, a officiellement installé le Dr Che Kingsley Soh dans ses nouvelles fonctions de Directeur Général de l’Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Yaoundé (HGOPY), ce 4 décembre 2024. Fort de son expérience de terrain, notamment en tant que Délégué Régional de la Santé Publique pour le Nord-Ouest pendant sept ans, le nouveau DG est désigné pour transformer les défis de cette structure stratégique en solutions concrètes, dans la droite ligne des priorités présidentielles sur la santé de la mère et de l’enfant.

La nomination du Dr Che Soh, consacrée par un décret présidentiel du 25 novembre 2024, est un signal fort de la volonté du Minsanté de placer à la tête des structures de première catégorie des managers reconnus pour leur capacité de leadership et leur gestion éprouvée des situations complexes. L’HGOPY est, en effet, une institution vitale dans la capitale, jouant un rôle essentiel dans l’amélioration des indicateurs de la santé maternelle et infantile. Le Dr CHE Kingsley Soh, est un médecin expérimenté, diplômé de la faculté de médecine et des sciences bio médicales de l’Université de Yaoundé I, et titulaire d’un Master en Santé Publique et Gestion Hospitalière de l’Université de Bruxelles.

Son parcours professionnel est marqué par une riche expérience dans le domaine de la santé publique. Avant d’occuper le poste de Délégué Régional de la Santé Publique pour le Nord-Ouest à partir de septembre 2017, il avait déjà gravi les échelons notamment comme Chef de la brigade de contrôle des activités et soins de santé à la Délégation Régionale de Bamenda. Ce leadership avéré, ponctué de distinctions prestigieuses (Chevalier de l’Ordre du Mérite Camerounais, Meilleur Délégué Régional aux Cameroon Health Care Awards), a fait de lui le profil idéal pour relever les défis de l’HGOPY.

Lors de la cérémonie d’installation qui s’est déroulée dans une ambiance qualifiée de « survoltée » par les nombreux invités, le Ministre Malachie Manaouda a clairement défini la feuille de route du nouveau Directeur Général. Les priorités stratégiques assignées à l’HGOPY sont fondamentales et s’inscrivent dans l’agenda de transformation qui prépare le pays à la Couverture Santé Universelle (CSU). Ces objectifs comprennent : L’amélioration de la qualité des soins, particulièrement dans les services de pédiatrie spécialisée.

L’assainissement et l’optimisation de la gestion financière et des ressources hospitalières. La mise en place de stratégies anti-corruption pour garantir une gestion rigoureuse. L’humanisation des soins, répondant directement aux exigences d’une offre de soins moderne. Le renforcement des équipes médicales et de la collaboration avec les partenaires. Le Minsanté a insisté sur l’importance de ces objectifs, soulignant que « Sa vision et son expérience seront des atouts majeurs pour la réalisation des objectifs fixés. »

S’adressant au nouveau Directeur Général et à l’ensemble du personnel de l’HGOPY, le Dr Manaouda a rappelé les valeurs fondamentales de l’administration publique. Il a appelé à faire preuve de loyauté, de rigueur et de solidarité, insistant sur l’engagement envers les objectifs fixés par le Chef de l’État. Le Ministre a d’ailleurs martelé une formule forte, rappelant l’exigence de résultats : « Il vaut mieux être pendu pour loyauté que récompensé pour trahison ». Cette citation illustre la phase d’histoire nouvelle dans laquelle entre l’HGOPY, où l’efficacité du gestionnaire et la loyauté du personnel seront jugées sur l’amélioration des services.

Dans son discours, le Dr CHE Kingsley Soh a exprimé sa profonde gratitude au Président de la République pour la confiance placée en lui. Bien que reconnaissant les défis qui l’attendent, le nouveau Directeur Général s’est montré résolument déterminé à les relever avec l’aide de tout le personnel. Ainsi, l’HGOPY s’engage désormais sur la voie de la modernisation de l’établissement, de l’amélioration des conditions de travail pour le personnel et, surtout, de l’offre de soins de santé de qualité pour les patients, notamment les mères et les enfants. Le Dr Che Kingsley Soh, acclamé par une foule d’amis, de famille et de collègues, est largement considéré comme un leader capable de prendre des décisions difficiles et de gérer efficacement les ressources, une qualité essentielle pour cette nouvelle phase.

CHRACERH

Le Pr Jean-Marie Kasia, l’architecte de l’excellence camerounaise en procréation médicalement assistée

Avec plus de 538 bébés nés grâce à la FIV et un double prix africain décroché lors du PALSA 2025, le Pr Jean-Marie Kasia hisse le Centre Hospitalier de Recherche et d’Application en Chirurgie Endoscopique et Reproduction Humaine (CHRACERH) au rang de référence continentale en procréation médicalement assistée.

Sous son leadership visionnaire et le haut patronage de la Première Dame, le centre forme une nouvelle génération de spécialistes et consolide la souveraineté sanitaire du Cameroun.

Le Pr Jean-Marie Kasia, l’architecte de l’excellence camerounaise en procréation médicalement assistée.

Le Centre Hospitalier de Recherche et d’Application en Chirurgie Endoscopique et Reproduction Humaine (CHRACERH), dirigé par le Professeur Jean-Marie Kasia, a été doublement consacré lors de la 2ème édition du Prix Africain du Leadership en Santé (PALSA) 2025. Cet établissement, fruit de la vision du couple présidentiel, confirme son statut de référence en matière de procréation médicalement assistée en Afrique.

Lors de cette cérémonie organisée par le groupe Échos Santé, le CHRACERH a remporté deux distinctions majeures : le Prix national de la formation en Procréation Médicalement Assistée (PMA) et le Prix Africain du Centre de Procréation Médicalement Assistée en Afrique. Cette reconnaissance couronne plusieurs années d’efforts et d’engagement pour offrir des soins de haute qualité aux couples camerounais et africains confrontés à des problèmes d’infertilité.

Sous la direction visionnaire du Pr Kasia, le CHRACERH a enregistré des performances remarquables avec plus de 538 naissances obtenues grâce à la fécondation in vitro (FIV). « Nous progressons inexorablement vers un objectif qui me tient particulièrement à cœur : atteindre 1 000 bébés », confie le Professeur Kasia, visiblement ému par cette reconnaissance. Le centre, qui fonctionne sous le Haut Patronage de la Première Dame, Chantal Biya, représente une fierté nationale dans le domaine de la santé de reproduction.

Au-delà de la prise en charge des patients, le CHRACERH s’est distingué par son rôle crucial dans la formation des professionnels de santé. L’attribution du Prix national de la formation en PMA souligne l’engagement de l’institution à développer localement des compétences spécialisées en reproduction humaine. Gynécologues, embryologistes, biologistes et infirmiers y suivent des programmes rigoureux, contribuant ainsi à renforcer l’autonomie sanitaire du Cameroun et de la sous-région.

Le professeur Kasia insiste sur l’aspect collectif de cette réussite. « C’est le fruit d’un travail d’équipe, une équipe acharnée qui chaque jour se remet en question pour atteindre de meilleurs résultats. » Il rend également hommage au couple présidentiel pour sa confiance et son soutien indéfectible dans ce projet visionnaire qui consacre la souveraineté sanitaire du Cameroun.

Fort de cette reconnaissance internationale, le CHRACERH entend maintenir son leadership en poursuivant sa mission triple : soins, formation et recherche. L’établissement continue d’investir dans des équipements de pointe et des programmes de formation innovants pour rester à l’avant-garde des technologies médicales en reproduction assistée.

Avec près de 540 bébés nés grâce à la FIV et l’ambition d’atteindre le cap des 1 000 naissances, le CHRACERH sous la direction du Pr Kasia incarne l’excellence médicale made in Cameroon et offre un espoir concret à des milliers de couples en quête de parentalité.

CENAME

Comment un manager a changé le destin d’une institution

En deux ans à la tête de la Centrale Nationale d’Approvisionnement en Médicaments et Consommables Médicaux Essentiels (CENAME), le Dr Salihou Sadou a opéré une transformation radicale : assainissement financier, nouvelle mercuriale et réorganisation institutionnelle. Son leadership, récompensé aux Awards de l’Avenir, a fait de la CENAME un pilier fiable de la Couverture Santé Universelle.

Le Dr Salihou Sadou, le redressement spectaculaire de la CENAME.

Porté à la tête de la Centrale Nationale d’Approvisionnement en Médicaments et Consommables Médicaux Essentiels (CENAME) en juin 2022, le Dr Salihou Sadou a engagé une réforme profonde de cette institution stratégique, véritable colonne vertébrale du système de santé camerounais. Le redressement financier constitue l’axe majeur des réformes engagées. Grâce à l’obtention d’une subvention annuelle de fonctionnement d’un milliard de FCFA du Ministère des Finances en 2024, la CENAME a retrouvé une assise financière solide. Un plan de résorption de la dette a été mis en place avec le paiement partiel des arriérés et la programmation du règlement du solde de 5,7 milliards de FCFA sur la période 2025-2027.

La mise en œuvre d’une nouvelle mercuriale en 2024 a permis une revalorisation des prix de vente, essentielle pour garantir la pérennité des approvisionnements. Cette mesure courageuse, couplée à une réorganisation institutionnelle via un nouveau décret, a redonné confiance aux fournisseurs et stabilisé la chaîne d’approvisionnement.

L’excellence de cette transformation a été consacrée lors de la quatrième édition des Awards de l’Avenir où le Dr Sadou a été distingué pour son leadership visionnaire. Cette reconnaissance souligne l’importance stratégique de la CENAME dans l’atteinte des objectifs de la Couverture sanitaire universelle portée par le président Paul Biya.

La nouvelle dynamique impulsée par le Dr Sadou, pharmacien expérimenté fort de plus de 20 ans de service dans l’administration pharmaceutique publique, s’inscrit dans la vision sociale du chef de l’État. Les projets d’expansion des capacités de stockage et de décentralisation par l’implantation de nouvelles antennes régionales permettront à la CENAME de jouer pleinement son rôle de garant de la sécurité pharmaceutique nationale. Avec ces réformes structurelles, la CENAME s’affirme désormais comme un maillon fort et fiable du système de santé, capable d’assurer la disponibilité permanente des médicaments essentiels sur l’ensemble du territoire national, transformant ainsi en réalité la vision d’un accès équitable aux soins pour tous les Camerounais.

 

Pr Rose Ngono Mballa

La gardienne infaillible de la qualité du médicament au Cameroun

À la tête du Laboratoire National de Contrôle de Qualité des Médicaments et d’Expertise (LANACOME), depuis 2015, le Pr Rose Ngono Mballa s’est imposée comme la gardienne vigilante de la qualité des médicaments.

 Entre la neutralisation de falsifications dangereuses, l’extension des contrôles et la reconnaissance internationale, son leadership fait du laboratoire national un rempart essentiel pour la sécurité sanitaire des Camerounais et la réussite de la Couverture Santé Universelle.

Pr Ngono Mballa

 

Pr Rose Ngono Mballa : La gardienne infaillible de la qualité du médicament au Cameroun

Dans l’ombre des hôpitaux et des pharmacies, une femme veille. Le Professeur Rose Ngono Mballa, Directrice Générale du Laboratoire National de Contrôle de Qualité des Médicaments et d’Expertise (LANACOME), incarne avec rigueur et détermination la lutte pour la sécurité pharmaceutique des Camerounais. Son parcours exceptionnel fait d’elle la sentinelle vigilante qui protège les populations contre les fléaux de la contrefaçon et des médicaments de qualité inférieure.

Le parcours de la Pr Ngono Mballa se distingue par son envergure internationale et son ancrage local. En effet, après avoir obtenu son doctorat en pharmacie à l’université Aix-Marseille II en 1988, elle poursuit sa formation à l’université de Yaoundé I où elle décroche un doctorat en biochimie en 1993. Cette double compétence, à la fois française et camerounaise, lui permet d’acquérir une vision globale des enjeux pharmaceutiques.

Depuis sa nomination à la tête du LANACOME en 2015, la Pr Ngono Mballa a transformé cette institution en un véritable rempart contre les médicaments falsifiés. Sous son impulsion, le LANACOME a récemment intégré son nouveau siège à Yaoundé, doté d’infrastructures modernes aux normes internationales. Par conséquent, le laboratoire peut désormais exercer ses missions critiques dans des conditions optimales, renforçant ainsi son rôle de police pharmaceutique nationale.

Un combat concret contre les menaces sanitaires

L’action de la directrice du LANACOME dépasse le cadre théorique. En 2020, par exemple, son laboratoire a identifié et neutralisé des versions contrefaites de chloroquine dépourvues de principe actif, protégeant ainsi des milliers de patients durant la période pandémique. De plus, elle a étendu le champ de contrôle à d’autres produits de consommation et intégré la médecine traditionnelle dans le processus d’évaluation scientifique.

Une reconnaissance internationale méritée

L’expertise de la Pr Ngono Mballa dépasse largement les frontières camerounaises. Preuve en est sa récente nomination au sein du Comité Scientifique de la deuxième édition du Prix Africain du Leadership en Santé (PALSA 2024). Cette distinction s’ajoute à un palmarès impressionnant : prix de la pharmacienne francophone décerné par l’Académie nationale de pharmacie en France en 2018, double lauréate du Prix de l’Excellence du leadership féminin en Santé au Cameroun en 2016 et 2017, et classement parmi les “80 femmes influentes du Cameroun” en 2021.

Au cœur des enjeux de santé publique

En définitive, le travail de la Pr Ngono Mballa revêt une importance capitale pour la réussite de la Couverture Santé Universelle. En garantissant la qualité des intrants pharmaceutiques, elle sécurise l’ensemble de la chaîne de soins et assure la fiabilité de la prise en charge médicale. Son leadership éclairé et son engagement indéfectible font du LANACOME un maillon essentiel dans la protection de la santé des Camerounais, matérialisant ainsi la vision du Président Paul Biya pour un système de santé performant et sécurisé.

À travers son action déterminée, la Pr Rose Ngono Mballa démontre que la qualité du médicament n’est pas une option, mais une condition sine qua non pour la santé des nations.

 

Centre National de Transfusion Sanguine

Une vie dédiée à la sécurité du sang et à la santé nationale

Portée par un Plan Stratégique 2025-2030 ambitieux et soutenue par le projet PADOC financé par la France, cette transformation qualitative et quantitative redéfinit la sécurité transfusionnelle au Cameroun.

Sous la direction visionnaire du Pr Dora Ngum Shu Mbanya, le Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) enregistre des progrès historiques avec une augmentation de 60% des collectes de sang entre 2019 et 2024.

   

Pr Dora Ngum Shu Mbanya    

Le Pr Dora Ngum Shu Mbanya, la révolution transfusionnelle camerounaise en marche.

Nommée à la tête du Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) en 2018, le Professeur Dora Ngum Shu, épouse Mbanya, conduit une révolution silencieuse mais déterminée dans le système transfusionnel camerounais. Avec une augmentation de 60% des collectes de sang entre 2019 et 2024, son action redéfinit les standards de la sécurité transfusionnelle au Cameroun.

Les chiffres témoignent d’une avancée significative : de 103 359 poches collectées en 2019, le CNTS est passé à 165 708 poches en 2024, permettant de couvrir 41% des besoins nationaux estimés à 400 000 poches annuellement. Cette performance s’accompagne d’une transformation qualitative, avec le déploiement d’un Plan Stratégique 2025-2030 articulé autour de cinq piliers fondamentaux : gouvernance renforcée, promotion des dons volontaires, production de sang sûr, gestion qualité et système d’information transfusionnelle.

Le projet PADOC : un levier stratégique

Face aux défis persistants – notamment le taux de 2,52% de poches positives au VIH et la prédominance des donneurs de remplacement (80% des dons) – le projet PADOC, financé par la Coopération française à hauteur de 1 073 381€, représente un tournant décisif. Comme l’explique le Pr Mbanya, « ce projet va améliorer la qualité des personnels et éventuellement la sécurité transfusionnelle ». Le programme prévoit la formation de 550 personnels du CNTS et des Banques de Sang Hospitalières, ainsi qu’un volet crucial de mobilisation communautaire dans six villes pilotes.

La stratégie mise en œuvre combine 108 campagnes de sensibilisation, 72 collectes mobiles et plus d’un million de personnes touchées par contact direct en 2024. Les régions septentrionales, traditionnellement réticentes, montrent une évolution encourageante avec l’Extrême-Nord devenue l’une des régions les plus performantes (19 225 poches collectées en 2024).

Perspectives et engagement international

Damien Cusey, Conseiller politique à l’Ambassade de France, réaffirme l’engagement de son pays : « La santé au service de toute la population est un bien commun essentiel ». Cet appui international s’inscrit dans une vision à long terme, renforcée par l’opérationnalisation prochaine d’un laboratoire de sécurité sanguine et d’un centre d’impression de poches. Malgré ces avancées, des défis structurels persistent, avec 42% des structures manquant d’hémoglobinomètres. Le Pr Mbanya lance un appel à la mobilisation citoyenne : « Donner son sang doit devenir un acte citoyen, éthique et solidaire ».

Avec son double doctorat en médecine et hématologie, le Pr Dora Mbanya incarne l’excellence médicale au service de la santé publique. Sous sa direction, le CNTS se positionne comme un acteur essentiel de la Couverture Sanitaire Universelle, transformant chaque don de sang en une véritable chaîne de vie pour des milliers de patients camerounais.

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