Le 2 avril 2025, dans le cadre de la Journée Mondiale de l’Autisme, l’Association “Handicap sans visage”, présidée par Flore TCHANA, a organisé une projection spéciale du film “2 Avril” de Noëlle Kenmoe.
L’événement s’est tenu à la salle de convivialité du musée national de Yaoundé, réunissant de nombreux parents d’enfants autistes venus partager un moment de solidarité et de sensibilisation. La projection a offert une occasion unique de mettre en lumière les réalités vécues par les familles touchées par l’autisme, à travers le regard poignant de la réalisatrice.
Association “Handicap sans visage :
Dans la préface de son recueil de poèmes Les contemplations (1856), Victor Hugo répond à ceux qui se plaignent des écrivains qui se disent moi : « Ah ! Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous. Comment ne le sentez-vous pas ? Ah ! Insensé qui croit que je ne suis pas toi ! À travers son Association “Handicap sans visage”, Flore TCHANA, met en lumière les réalités des parents d’enfants autistes et l’autisme proprement dit, véritable problème de santé publique, présent dans pratiquement toutes les familles au Cameroun.
Ce 2 avril 2025, dans le cadre de la Journée Mondiale de l’Autisme, l’Association “Handicap sans visage”, la salle de convivialité du musée national de Yaoundé a été le théâtre d’une projection poignante, celle du film “2 Avril” de Noëlle Kenmoe. Organisée par Flore TCHANA, présidente de l’association handicap Sans visage : sensibilisons-nous à l’autisme et ouvrons pour le bien-être des enfants autistes, a permis de braquer les projecteurs sur la réalité souvent méconnue des familles vivant avec l’autisme.
Le film, d’une intensité émotionnelle rare, a plongé les spectateurs dans le quotidien éprouvant des parents d’enfants autistes. Les témoignages recueillis après la projection ont révélé un mélange de douleur, de résilience et d’espoir. « Ce film, c’est notre vie », confie Michèle Mengue, parent d’un enfant autiste de 9 ans. « Il montre la solitude, le combat de tous les jours, l’incompréhension… Mais aussi l’amour infini qu’on porte à nos enfants ».
« J’ai pleuré du début à la fin », témoigne Paul, père d’une adolescente autiste. « Enfin, quelqu’un a mis des mots et des images sur ce qu’on vit. On se sent moins seuls ». Le film a également mis en lumière les difficultés spécifiques rencontrées par les familles au Cameroun : le manque de structures adaptées, la stigmatisation sociale, le poids financier des soins…
Une autre mère, Nathalie, a partagé son expérience. « Mon enfant a été diagnostiqué autiste il y a 5 ans, et depuis, nous avons dû apprendre à nous adapter à ses besoins spécifiques. C’est un défi, mais nous sommes fiers de ses progrès et de sa résilience ». Les parents ont également souligné l’importance de l’éducation et de la sensibilisation pour améliorer la vie des enfants autistes. « Il faut que les enseignants et les professionnels de la santé soient formés pour comprendre les besoins des enfants autistes », a déclaré Sophie, mère d’un enfant autiste de 12 ans.
L’Association “Handicap sans visage” a organisé cet événement pour sensibiliser la population à l’autisme et pour promouvoir l’inclusion des enfants autistes dans la société. « Nous voulons que les gens comprennent que l’autisme n’est pas une maladie, mais un handicap », a déclaré Flore Tchana, présidente de l’association. « Nous devons œuvrer pour créer un environnement inclusif et accueillant pour tous les enfants, quels que soient leurs besoins ».
La réalisatrice, Noëlle Kenmoe, a exprimé son espoir que son film contribue à changer les regards et à améliorer le quotidien des personnes autistes et de leurs familles. La projection de “2 Avril” a été bien plus qu’une simple séance de cinéma. Elle a été un moment de communion, de partage et de solidarité.
Les parents d’enfants autistes ont pu échanger, se soutenir et trouver du réconfort dans leurs expériences communes. « Ce soir, on a vu qu’on n’était pas seuls », conclut Michèle Mengue. « Et ça, ça donne de la force pour continuer le combat ». Le film “2 Avril” est un cri du cœur, un appel à la solidarité et à l’action. Il est un témoignage poignant de la résilience des familles touchées par l’autisme, et un pas de plus vers une meilleure compréhension de ce trouble. L’autisme, également connu sous le nom de trouble du spectre autistique (TSA), est une condition neurodéveloppementale qui affecte plus d’une personne sur 100.
Les causes de l’autisme sont encore mal comprises, mais les recherches ont permis d’identifier plus de 140 gènes associés à cette condition. Cependant, dans seulement 20-30 % des cas, la cause de l’autisme est associée à un gène connu. Cela signifie que dans la majorité des cas, les causes de l’autisme restent inconnues. Les gènes identifiés peuvent avoir un lien direct avec l’autisme ou indirect via des symptômes.
Elvis Serge NSAA














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