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CHUY : le service des Urgences « New Look » opérationnel

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Ouvert depuis le 5 novembre dernier, dans un édifice flambant neuf, cette entité du Centre Hospitalier Universitaire de Yaoundé (CHUY) offre un accueil et des premiers soins de qualité aux patients.

Doté d’une capacité d’accueil de 30 lits, ce service fonctionnel 24 heures/24 reçoit environ 15 patients au quotidien ;

Grâce aux efforts consentis par le directeur général du Centre Hospitalier Universitaire de Yaoundé (CHUY), Vincent de Paul Djientcheu, les patients sont de mieux en mieux accueillis et pris en charge au sein de cette formation sanitaire de référence.  

Le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Yaoundé a récemment inauguré son service des urgences flambant neuf, marquant une étape décisive dans sa quête d’excellence et de modernisation. Complètement renouvelé sous l’impulsion du nouveau directeur, ce service opérationnel depuis le 5 novembre dernier se positionne comme un modèle dans la sous-région Afrique centrale, avec une capacité d’accueil optimisée et une philosophie centrée sur la vie du patient. Interrogé sur cette transformation, le Dr Narcisse Assene Ateba, chef de service des urgences, décrit une structure pensée pour l’efficacité et la formation. Situé à l’entrée sud de l’hôpital, le service est découpé en quatre zones distinctes pour garantir une prise en charge adaptée à chaque niveau de gravité.

Une organisation structurée pour l’efficacité

Selon le Dr Assene Ateba, les urgences du CHU se déploient autour de quatre piliers fonctionnels : la zone d’accueil, le point d’entrée où les patients sont reçus ; la zone de soins, elle-même divisée entre la zone de déchoquage, dédiée aux patients en état d’urgence vitale (“très jugés et qui peuvent mourir à l’instant”), et la zone de soins stables pour les cas moins critiques ; enfin, la zone de services/apprentissage, comprenant les bureaux de la coordinatrice, du major, des médecins et des résidents, soulignant la vocation d’hôpital universitaire et d’application du CHU. Ce service travaille 24 h/24 et 7 j/7, fort d’une équipe chevronnée composée de médecins, urgentistes, spécialistes et infirmiers, et dispose d’un plateau technique complet, garantissant des soins de haute qualité.

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Capacité et flux des patients

Séraphine Andjongo, major du service des urgences du CHU, apporte des précisions essentielles sur la logistique du service. Le circuit patient est double : les patients les plus graves sont immédiatement conduits en salle de soins (zone de déchoquage) pour une installation et un début de soins immédiats, tandis que ceux qui sont moins urgents passent par l’accueil, où leurs paramètres sont pris avant d’être orientés vers la consultation. La capacité officielle du service est de 30 lits, bien que l’équipe s’adapte pour aller au-delà en fonction des sollicitations. Le major Andjongo indique qu’en moyenne, le service reçoit 15 patients par jour, dont 10 sont hospitalisés et 5 pris en charge en externe. Le service des urgences du CHU de Yaoundé est donc très sollicité, mais maintient un engagement constant envers l’amélioration de ses performances, en lien avec la volonté de son top management d’améliorer les conditions de travail et le matériel.

L’offre exceptionnelle : L’humanisme avant tout

La véritable particularité du CHU de Yaoundé, et l’élément central mis en avant par l’équipe, est son engagement humaniste et sa position dans la pyramide sanitaire nationale. Le Dr Assene Ateba et Séraphine Andjongo insistent sur la primauté de la vie du patient sur les considérations financières. “Si nous n’avons pas de caution lorsque nous recevons des patients, c’est d’abord la vie des patients qui nous importe.” L’argent, ce qu’on veut dire, le paiement, ça vient toujours après,” affirme le Dr Assene Ateba. Cette politique se traduit par un paiement différé : le patient est pris en charge d’emblée, même si la famille n’est pas présente, comme l’illustre l’exemple récent d’un grave accident de la circulation. L’exigence de paiement à l’entrée est bannie, ce qui est une marque distinctive et profondément humaine dans le paysage hospitalier. En tant qu’hôpital universitaire, le CHU se place au sommet de la pyramide, ce qui lui confère la capacité de prendre en charge toutes les situations et tous types de patients, sans exception, avec un personnel formé aux urgences hospitalières et prêt à agir.

Vision stratégique : réduire les évacuations sanitaires

La vision du top management, en lien avec celle de l’État, est claire et ambitieuse : “On réduit les évacuations sanitaires.” Grâce à son plateau technique adéquat et son personnel formé, le CHU de Yaoundé souhaite devenir la référence, réduisant ainsi la nécessité pour les patients de la sous-région d’être transférés vers l’extérieur. Le major”L’ Andjongo rappelle les objectifs globaux de l’hôpital : la prestation de soins de haut niveau, la coopération, l’encadrement et la recherche. Le CHU se dote de ses propres moyens d’assurer lui-même la continuité des soins.

Un bémol dans la satisfaction des usagers

Malgré les éloges concernant l’accueil et la qualité des soins, la voix d’une patiente, Adèle Manga, est venue nuancer le tableau en soulevant un “petit équivoque” concernant la gestion des délais pour les examens. Témoignant d’une attente de cinq heures entre le paiement d’un examen et sa prise en charge effective (de 8 h à 13 h), elle a souhaité que les factures soient traitées “de tic au tac”, demandant une prise en charge dans les 30 minutes suivant le paiement. Ce retour met en lumière un point d’amélioration logistique, mais la patiente a néanmoins salué l’attitude du personnel, notant qu'”ils sont accueillants” et qu’ils “entrent s’occuper des malades” toutes les trois heures. Le message est lancé aux éventuels patients : le CHU de Yaoundé promet un “très bon accueil” et des “soins de haut niveau” dispensés par un personnel dévoué, prêt à sauver des vies avant toute autre considération. Ce nouveau service des urgences s’affirme comme une véritable fierté nationale et un espoir pour la santé publique.

Junior NTEPPE KASSI

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