L’atelier de trois jours, axé sur le renforcement des actions pour la cause animale, a réuni des participants de plusieurs pays africains, sous l’égide du Programme des Nations Unies pour l’environnement et du Réseau Africain pour le Bien-être Animal.
Le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries Animales, le Dr Taïga, qui a présidé la cérémonie de clôture, a exprimé sa gratitude envers tous les acteurs qui ont contribué au succès de l’événement. Au nom de Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations Extérieures, il a souligné l’engagement du Cameroun en faveur de la protection de l’environnement, de la biodiversité et des écosystèmes.
Au cours de son discours, le Dr Taïga a rappelé que le Cameroun a entrepris plusieurs réformes en matière de bien-être animal. Parmi les initiatives phares, il a cité la mise en place d’un centre d’épidémio-surveillance, l’adoption de l’approche “One Health”, et le financement de plus d’une centaine de vétérinaires en clinique privée.
« Les bonnes pratiques, l’accompagnement des communautés, le renforcement des capacités sont autant d’actions à mettre en œuvre à la suite de ces assises de Yaoundé pour la cause animale », a-t-il déclaré, réaffirmant l’engagement du pays à appliquer la notion de bien-être animal dans ses politiques publiques. Le bien-être animal ne se résume pas à l’absence de souffrance. Selon la définition de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), c’est un “état mental et physique positif” qui résulte de la satisfaction des besoins et des attentes de l’animal.
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Cette approche, qui met l’accent sur la perception de l’animal, reconnaît qu’un animal est capable d’éprouver des émotions. Si ses besoins physiologiques (se nourrir, se reposer) et comportementaux (interagir avec ses congénères, explorer son environnement) sont comblés, il peut ressentir des sentiments positifs. À l’inverse, si ses attentes ne sont pas respectées, il peut éprouver de la frustration et du mal-être.
Ainsi, le bien-être animal s’inscrit dans une vision plus globale qui prend en compte la qualité de vie de l’animal, et pas uniquement sa survie. Il est indispensable de s’assurer que l’animal vive dans un environnement qui répond à ses besoins pour lui permettre d’atteindre un état de bien-être optimal.
Junior NTEPPE KASSI













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