Il a déposé ses valises au Service de la pédiatrie de ladite formation hospitalière qui a organisé une cérémonie de l’arbre de Noël, le mercredi 24 décembre 2025.
Deux cents (200) enfants pris régulièrement en charge par le service de pédiatrie de l’Hôpital Général de Douala (HGD), âgés de 0 à 12 ans ont donc reçu chacun leurs cadeaux des mains du Père Noël, avec comme bonus, une prime de 10.000 Fcfa (dix mille) octroyée à chaque enfant.
Il s’est agi de la deuxième édition du genre organisée par le Top Management de l’HGD avec l’appui financier de Kate Fotso, PDG de Telcar Cacao, par ailleurs marraine de l’évènement.
Pour le Pr Henry Luma, « il faut remercier dame Kate Fotso pour son engagement à accompagner l’Hôpital Général de Douala, dans cette œuvre immense de solidarité et d’humanisme. Il y a un an qu’elle l’a fait. Voici qu’elle réédite. », va déclarer le Directeur Général de l’HGD, rempli de reconnaissance : « C’est un sentiment de joie, de satisfaction, de gratitude à l’endroit de tous ceux qui ont eu de leur temps pour venir nous assister. Les enfants malades ont besoin d’amour. C’est aussi un sentiment d’une année bien remplie», va-t-il déclarer devant le personnel et les autorités administratives présentes.

Une fête de partage
Prenant la parole, la marraine est revenue sur la symbolique de noël : « C’est noël et la semaine de Pâques qui commencent par l’amour de Jésus et sa résurrection. Noël pour nous, pour ceux qui croient en Dieu, c’est un cadeau spécial. C’est un cadeau que notre Créateur nous a donné depuis longtemps », dit Kate Fotso, pour qui encore, « l’amour que Dieu n’a pas hésité et son fils n’a pas hésité d’accepter de venir sur cette terre, de s’éliminer pour être un être humain. Juste parce qu’il a jugé que l’amour doit être partagé. Et c’est pour ça que depuis l’année dernière, quand la Direction Générale m’a contacté pour participer à ça, je me suis dit qu’il y a les enfants qui sont à l’hôpital. C’est des jours où les parents et les enfants du monde entier fêtent, s’ils sont confinés à l’hôpital, il faut que quelque part, on puisse penser à eux. Si c’est une fête de partage, une fête d’amour, il faut qu’on aille vers eux. On ne peut pas toucher tout le monde, mais au moins on peut toucher quelques personnes. On peut leur rappeler que c’est une fête d’amour, c’est une fête de partage », a-t-elle longuement martelé.

C’est la fête de l’enfant
Et Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, de placer un mot : « Ma préoccupation était celle de savoir pourquoi un arbre de Noël en plein hôpital. Plein de cadeaux tout autour. Et la réponse a été donnée par notre sœur Kate Fotso. Nous devons redonner à la fête de Noël son sens profond. C’est le seul anniversaire où papa et maman achètent des cadeaux. Mais les remettent à quelqu’un qui n’est pas né. Ce jour. Rares sont les enfants qui sont nés le 25 décembre. Mais les parents achètent les cadeaux pour tous ceux qui sont nés du 1er janvier au 31 décembre. C’est la fête de l’enfant… », va dire à son tour le Gouverneur de la région du Littoral qui a assisté à la cérémonie.
Il est à révéler que tous les enfants du service de pédiatrie ont reçu les cadeaux. Même dans les salles d’hospitalisation. Le père noël a fait le tour complet. Et un mur à l’effigie du papillon fait le décor dans un couloir de la pédiatrie. « C’est pour donner plus de gaité aux enfants malades qui vont pouvoir se filmer ici pour garder un bon souvenir lors de leur passage ici. Et le papillon est le symbole de l’espoir et de régénérescence », mous a-t-on expliqué.
Alphonse Jènè
Réaction
« Les enfants malades ont besoin d’amour »
Dr Akazong Adjahoung est le chef de service pédiatrie, il nous livre ses joies après l’arbre de noël et ses difficultés dans la prise en charge des enfants vivants avec des pathologies multiformes.

Le sentiment au terme de la cérémonie….
Un sentiment de satisfaction, de gratitude à l’endroit de tous ceux qui ont eu de leur temps pour venir nous assister. Les enfants malades ont besoin d’amour. Venir partager de son temps, de son amour avec eux, c’est un plaisir. Vraiment, c’est un sentiment d’une année qui se termine en beauté. C’est de ça qu’il s’agit.
Beaucoup de difficultés surmontées?
Vous savez, la charge émotionnelle que le personnel soignant porte, je ne sais pas s’il y a un curseur pour mesurer. Parce que nous portons la charge émotionnelle et des parents et des enfants. Et chaque enfant qui vient, vient avec son problème et sa charge émotionnelle. Et on doit comprendre, se mettre à son niveau, sentir un peu la douleur à son niveau pour pouvoir donner plus d’empathie et donner le maximum pour les faire sortir de cette situation de stress. Donc chaque jour, pour chaque enfant que nous recevons, nous portons le poids du stress.
Et on voit des enfants de toutes les catégories, s’il faut dire comme ça. Parce qu’il y a des malades, de très grands malades et ceux qui sont à l’article de la mort. Et on voit certains mourir parfois gratuitement.
C’est la partie qui fait le plus mal. Que des enfants meurent encore de nos jours pour des choses qui ne valent pas la peine. C’est-à-dire un enfant qui n’a pas reçu son vaccin et qui attrape une maladie pour laquelle il y a un vaccin et qui finit par mourir, ça fait mal.
Un enfant qui a reçu un traitement traditionnel, une purge, n’importe quoi, des scarifications, qui sont surinfectés. Et que l’enfant vienne mourir devant vos yeux, un beau bébé, c’est insupportable. Voilà.
Et sans compter qu’à côté de ça, l’émotion des parents qui ne comprennent pas forcément ce que l’on dit. Et qui parfois pensent que c’est le personnel qui serait peut-être à l’origine de leurs problèmes alors qu’ils sont venus avec leurs problèmes. Et le personnel cherche à faire sortir de la situation.
Les mamans toujours associées dans la prise en charge des enfants
Les parents sont toujours associés à la prise en charge. Ils sont régulièrement informés. Même quand parfois c’est difficile d’accepter quand on annonce à une maman que son enfant va très mal ou qu’il porte une maladie grave. Ils ne vont pas vous comprendre de ça. Ils ne vont pas accepter au premier coup. Mais on fait le maximum à notre niveau pour pouvoir leur donner le maximum.
Propos recueillis par Alphonse Jènè













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