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Hôpital Général de Douala : Un dispositif de « Plan Blanc » pour parer à toute éventualité

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Le bilan des journées des 24 et 25 décembre 2025 à l’Hôpital Général de Douala (HGD) témoigne d’une activité hospitalière maîtrisée mais révélatrice des risques liés aux périodes de festivités.

Selon le Pr Hugo Bertrand Mbatchou, Directeur médical de cette formation sanitaire de référence, le service d’urgence médico-chirurgicale a admis une trentaine de patients au lendemain de Noël. Parmi ces admissions, neuf cas étaient directement imputables aux célébrations, incluant une intoxication alimentaire et huit accidents de la voie publique. Si la majorité de ces patients a pu regagner son domicile après avoir reçu des soins pour des traumatismes légers, deux cas de fractures plus sévères ont nécessité une hospitalisation. Bien que ces patients soient actuellement dans un état stable, le Pr Mbatchou souligne que, si la situation n’a pas été « trop mouvementée », les équipes soignantes n’ont pas connu de répit, confirmant que l’hôpital reste en première ligne dès que l’agitation urbaine s’intensifie.

Un taux d’occupation maîtrisé et des ressources mobilisables

Actuellement, l’Hôpital Général de Douala affiche un taux d’occupation de l’ordre de 60 %, une marge confortable qui permet d’aborder la transition vers le nouvel an avec sérénité. Le top management, sous la coordination de la Direction Générale, a mis en place un dispositif organisationnel rigoureux pour garantir la continuité des soins. Ce plan repose sur une gestion optimisée des ressources humaines : outre le planning de garde habituel scrupuleusement respecté, une liste spécifique de personnel d’astreinte a été officiellement publiée.

Ces professionnels, couvrant l’ensemble des spécialités médicales et chirurgicales, demeurent en position de « stand-by » à leur domicile. Ils sont prêts à être mobilisés à tout instant par l’administration hospitalière pour prêter main-forte aux équipes de garde en cas d’afflux massif de malades, assurant ainsi une flexibilité maximale face à l’imprévisibilité des urgences de fin d’année.

Le « Plan Blanc » : L’arme fatale contre l’engorgement

Face à la Saint-Sylvestre, période traditionnellement marquée par une recrudescence des traumatismes et des urgences vitales, l’HGD mise sur la réactivation potentielle de son « Plan Blanc ». Ce protocole d’urgence exceptionnel, déclenché par le Directeur Général, est conçu pour répondre aux situations de catastrophes ou d’afflux saturants. Le Pr Mbatchou rappelle que ce dispositif a déjà fait ses preuves par le passé lors d’incendies ou d’accidents collectifs majeurs. Pour cette fin d’année 2025, l’institution assure être « fin prête » sur tous les fronts : les stocks de médicaments ont été sécurisés, les équipements techniques sont opérationnels et la capacité d’accueil peut être étendue de manière dynamique. En cas de saturation des urgences, le plan prévoit en effet le basculement des patients vers d’autres services cliniques de l’hôpital, garantissant qu’aucun malade ne soit laissé sans prise en charge adéquate.

Un appel à la responsabilité citoyenne

En dépit de ce déploiement logistique et humain impressionnant, le Directeur médical de l’Hôpital Général de Douala tient à adresser un message de prévention et de tempérance à l’ensemble de la population. L’objectif est de prévenir les drames évitables et d’alléger la pression sur le système de santé. Le Pr Mbatchou exhorte les citoyens à une vigilance accrue, notamment au sein des foyers.

Il recommande d’éviter les excès alimentaires manifestes, de limiter les mélanges de produits complexes et, surtout, de ne pas transiger avec les règles élémentaires d’hygiène lors de la manipulation et de la cuisson des repas. « Les intoxications alimentaires résultent souvent de petits défauts d’hygiène », rappelle-t-il avec insistance. En appelant à la prudence sur les routes et à la modération lors des banquets, le top management de l’HGD espère une transition vers 2026 sous le signe de la santé plutôt que sous celui de l’urgence médicale.

Junior NTEPPE KASSI

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