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Hôpital régional de Garoua : Le service de pédiatrie, un bouclier pour la santé infantile face aux défis climatiques

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L’hôpital régional de Garoua, poumon médical de la région du Nord, abrite un service de pédiatrie précieux pour la santé des enfants de la région.  Face aux défis sanitaires importants, ce service joue un rôle vital, offrant des soins et faisant face à un afflux constant de jeunes patients.

Le service de pédiatrie de l’hôpital régional de Garoua est loin d’être une simple unité médicale.  Il s’agit d’un ensemble complet, disposant d’une infrastructure et d’un personnel dédiés à la prise en charge des enfants, de la naissance jusqu’à l’adolescence.  L’équipe médicale se compose de deux médecins généralistes, un major principal et son adjoint, un infirmier supérieur, de nombreux infirmiers et aides-soignants, ainsi que du personnel administratif et d’entretien.  Cette structure humaine solide assure une prise en charge continue et efficace, permettant une collaboration saine.  L’engagement et le dévouement du personnel sont salués par les parents, une expression d’une satisfaction générale concernant la qualité des soins prodigués.

L’unité de pédiatrie générale, avec ses trois grandes salles et ses quatre cabinets de consultation, cette unité accueille une trentaine de lits.  Elle prend en charge les enfants de tous âges, parfois jusqu’à 19 ans, souffrant de maladies diverses.  Les pathologies les plus fréquemment rencontrées sont le paludisme grave, les infections respiratoires (bronchites, pneumonies), et les infections urinaires.

L’unité de néonatalogie, ce secteur s’occupe des nouveau-nés et des nourrissons âgés de 28 jours ou moins.  Les équipes soignantes, conscientes de la fragilité de ces tout-petits, œuvrent avec abnégation pour assurer leur bien-être.  L’unité est équipée de couveuses et de berceuses, équipements indispensables à la survie et au développement des bébés prématurés ou malades. Les principaux motifs de consultation dans cette unité sont les infections néonatales et les problèmes respiratoires, comme l’asthme du nourrisson.

L’unité de prise en charge des enfants séropositifs au VIH/Sida, cette unité témoigne de la volonté du service de répondre aux défis spécifiques liés à la lutte contre le VIH/Sida pédiatrique.

L’unité de prise en charge des enfants malnutris est le 4ème qui compose le service. Face au problème récurrent de la malnutrition infantile dans la région, cette unité joue un rôle préventif et curatif majeur.  Elle propose des programmes nutritionnels adaptés, permettant de lutter contre les carences et de favoriser le développement harmonieux des enfants.

La saison des pluies, qui marque une période de fraicheur dans la région, influence considérablement l’activité du service de pédiatrie.  L’humidité et les températures fluctuantes favorisent le développement d’infections respiratoires, notamment les rhino-bronchites.  Le service constate une augmentation significative du nombre de cas, passant d’une occupation des lits inférieure à 30% il y a quelques semaines à plus de 80% actuellement. Cette hausse témoigne de l’impact direct des changements climatiques sur la santé infantile.  La persistance de ces maladies saisonnières sonne comme une alarme sur la nécessité de renforcer les stratégies de prévention plus efficaces et adaptées au contexte climatique local.

Face à cette augmentation de l’activité, le service de pédiatrie met tout en œuvre pour adapter ses stratégies et continuer à garantir une prise en charge optimale.  La mise en place de la couverture santé universelle (CSU) au Cameroun apporte un soutien indéniable.  La prise en charge gratuite du paludisme pour les enfants de moins de cinq ans soulage considérablement les familles et facilite l’accès aux soins pour les enfants les plus vulnérables.  Cette initiative gouvernementale permet de réduire la charge financière pour les parents, encourageant ainsi une consultation précoce et une prise en charge plus rapide des maladies.

A lire aussi: Hôpital Général de Yaoundé : Le Pr Noël Emmanuel Essomba démocratise les soins bucco-dentaires

Outre les aspects médicaux, le personnel du service met l’accent sur la prévention.  Des causeries éducatives sont régulièrement organisées à l’intention des parents.  Ces sessions de sensibilisation portent sur des thèmes importants comme l’utilisation systématique des moustiquaires imprégnées d’insecticide pour la protection contre le paludisme, la nécessité d’une alimentation équilibrée pour prévenir la malnutrition, et l’importance de mesures préventives contre les maladies respiratoires liées à la fraîcheur et à l’humidité.  Ces initiatives participent à l’éducation des parents et contribuent à une meilleure santé pour leurs enfants.

Marcus DARE

 

Réaction

« Mais maintenant, l’occupation de lits est supérieure à 80%, et la majorité des cas, sont des paludismes graves. »

Dr Kouam Laurent, Chef service de Pédiatrie de l’Hôpital régional de Garoua.

Le service de pédiatrie est divisé en plusieurs unités. Il s’agit de l’unité de pédiatrie générale, l’unité de néonatologie, l’unité de prise en charge des enfants victimes du VIH/Sida, l’unité de prise en charge des enfants malnutris. Dans l’ensemble, il faut dire que les motifs de consultation les plus importants varient. Dans l’unité de la pédiatrie générale, nous recevons les enfants  jusqu’à l’âge de 16 ans pour les maladies aiguës et 19 ans pour les maladies chroniques. L’unité de néonatologie prend en charge les nouveau-nés, de 0 à 28 jours de vie. Et puis, en pédiatrie générale, les enfants un peu plus grands. Il faut préciser que les motifs de consultation en néonatologie et en pédiatrie générale ne sont pas les mêmes. Dans la plupart des cas que nous recevons à l’unité de néonatologie, ce sont beaucoup plus les infections néo-natales suivies des asthmes néo-natales. Et puis, en pédiatrie générale, nous recevons beaucoup plus des cas de paludisme grave, les infections respiratoires et les infections urinaires. D’une manière globale, c’est un peu la majorité des cas que nous recevons.

Nous avons remarqué depuis un moment que le climat est marqué par l’apparition des pluies. Nous notons très fréquemment des infections respiratoires beaucoup plus hautes, notamment des rhinos bronchites, qui peuvent s’expliquer en raison peut-être par le contact avec le froid, le changement de climatique. Et nous avons aussi remarqué beaucoup des cas de paludisme, le paludisme grave surtout. Vous savez, les enfants de moins de 5 ans sont très, très exposés à cette pathologie. Et puis, durant cette période, le constat est net. Nous avons beaucoup plus des cas. En visitant les malades quotidiennement, il y a quelques semaines encore, la capacité de toute occupation était de moins de 30%. Mais maintenant, l’occupation de lits est supérieure à 80%, et la majorité des cas, sont des paludismes graves.

Personnellement, nous avons constaté qu’il y a beaucoup de moustiques. Et puis, les enfants dorment très peu aussi sous moustiquaires.

Pour la prise en charge, il faut dire le traitement est codifié et gratuit s’agissant du paludisme. Le gouvernement met à disposition les principales molécules pour la prise en charge du paludisme grave. Donc, les protocoles sont établis, et puis, nous les mettons juste en route. Nous faisons le maximum pour prendre en charge aussi toutes les complications qui vont avec, dont la principale sont les allergies sévères. Maintenant, plus loin, nous essayons aussi de renforcer les connaissances, les compétences des gardes malades, pour qu’ils sachent comment est-ce que la maladie se transmet, comment est-ce qu’on doit faire pour prévenir cela, expliquer à toutes les personnes qui sont exposées, les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes, nous leur disons tout sur cela.

Propos recueillis par Marcus DARE

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