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Insuffisance rénale : La mobilisation de la diaspora médicale pour les patients de l’Adamaoua

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Par l’entremise du docteur Roby Tenefo, médecin, les membres de la diaspora médicale de France se sont engagés à verser les 15.000f par an pour les séances de dialyse au centre régional de Ngaoundéré. Une aubaine pour les malades.

« J’ai été dépisté en décembre 2024, et depuis, je fais mes deux séances de dialyse par semaine au centre de Ngaoundéré. Chaque séance dure en moyenne quatre heure », déclare Ahidjo. Ce patient âgé de 46 ans bénéficie aujourd’hui de la prise en charge à moindres coûts, grâce à l’appui de la diaspora médicale camerounaise. « Je voudrais dire merci au personnel de l’Hôpital régional de Ngaoundéré et ses partenaires qui nous aident au quotidien pour nos séances » remercie-t-il. Au Centre Régional d’Hémodialyse de l’Hôpital Régional de Ngaoundéré, en deux ans de fonctionnement, 185 patients ont été pris en charge. Malgré les efforts du personnel soignant et de l’Etat à travers la Couverture Santé Universelle, de nombreuses personnes atteintes de l’insuffisance rénale éprouvent des difficultés à supporter les coûts des soins.  La maladie rénale chronique est une affection qui affecte des millions de personnes dans le monde. Selon les néphrologues, cette maladie est non seulement grave en termes de santé, mais aussi en termes économiques. Les coûts financiers liés à la dialyse et aux traitements médicaux peuvent être très élevés et mettre des familles sous la paille.

La maladie rénale chronique peut entraîner des conséquences graves sur la santé, notamment l’accumulation de déchets dans le sang, la fatigue, les vomissements et même la mort. Les patients atteints de cette maladie sont également exposés à des risques de maladies cardiovasculaires et d’autres pathologies.

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La prévention, la clé pour lutter contre la maladie rénale chronique

Pour lutter contre cette maladie, la prévention est essentielle. Les experts recommandent de manger sainement, d’éviter le tabac et l’alcool, de faire une activité physique régulière et de procéder à des dépistages réguliers. Le dépistage concerne le dosage de la créatinine dans le sang et une bandelette urinaire pour détecter les anomalies. « La première règle d’or qui existe, c’est manger sainement. Le souci, c’est que dans les pays en voie de développement, on sait que l’alimentation n’est pas accessible à tout le monde. Mais il faut toujours le répéter, manger sainement, c’est important. Donc, on dit sainement, c’est éviter les exagérations. Donc, par rapport à ce qu’on a, il faut éviter les exagérations. Deuxième élément, c’est éviter le tabac, l’alcool. Ce sont des éléments qui interviennent au niveau du rein, même si ce n’est pas directement, mais qui peuvent favoriser le suivi des maladies cardiovasculaires et qui derrière entraînent des conséquences au niveau du rein. L’autre élément aussi qui est très important, c’est de faire le dépistage au moins une fois par an, comme c’est recommandé par l’OMS. Et le dépistage concerne le dosage de la créatinine dans le sang et une bandelette urinaire pour voir au niveau des urines. Ça aussi, c’est très important et ça entre aussi dans le cadre de la prévention », explique docteur Roby Tenefo, membre de la diaspora médicale de France. Ce natif de Ngaoundéré est à la tête d’une initiative qui vise à appuyer le centre de dialyse de Ngaoundéré. L’initiative intervient en appui des efforts des pouvoirs publics.

L’intervention de la diaspora médicale au profit des patients dialysés de Ngaoundéré fait suite à l’appel des pouvoirs publics au profit des personnes démunies. Le docteur Gaya Hamza, directeur de l’Hôpital Régional de Ngaoundéré invite les uns et les autres à faire de même pour soulager la peine des patients.

Par Jean Besane Mangam

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