À l’occasion de la Journée de l’Enfant africain célébrée le 16 juin, la Première Dame du Cameroun, Chantal Biya, a condamné avec fermeté les violences commises contre les enfants et appelé à une mobilisation collective pour mieux les protéger.
Cette prise de parole intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des préoccupations liées à la protection de l’enfance en Afrique. Selon l’UNICEF, près d’un enfant africain sur deux est exposé à une forme de violence au cours de son enfance, qu’elle soit physique, psychologique ou sexuelle. Les conflits armés, les déplacements forcés de populations, la pauvreté et les inégalités sociales continuent également d’accroître la vulnérabilité des enfants dans plusieurs régions du continent.
La Journée de l’Enfant africain commémore chaque année le soulèvement des élèves de Soweto, en Afrique du Sud, le 16 juin 1976. Cette année, elle est célébrée sous le thème : « Garantir l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour tous les enfants d’Afrique ». Un sujet qui met en lumière les défis persistants auxquels sont confrontés des millions d’enfants. D’après les estimations des Nations unies, plus de 400 millions de personnes en Afrique subsaharienne n’ont toujours pas accès à des services d’eau potable gérés de manière sûre.
Dans son message, Chantal Biya rappelle qu’un enfant privé d’eau potable ou vivant dans un environnement où l’assainissement est insuffisant voit sa santé et son avenir compromis. Mais au-delà de cette problématique, la Première Dame a souhaité attirer l’attention sur une autre urgence : les violences faites aux enfants.
« Ces actes abjects, inhumains et révoltants qui portent atteinte à la dignité et à l’intégrité de nos enfants doivent être sévèrement punis. Mais bien plus, ils doivent cesser », affirme-t-elle.
Évoquant les cas de maltraitance, de violences sexuelles et d’assassinats d’enfants qui continuent de susciter l’émotion au sein de l’opinion publique, elle adresse également un message de solidarité aux familles touchées par ces drames. Au Cameroun comme dans plusieurs pays africains, les organisations de défense des droits de l’enfant alertent régulièrement sur la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention, de signalement et de prise en charge des victimes.
Pour la présidente fondatrice de Synergies Africaines contre le Sida et les Souffrances, la responsabilité de protéger les enfants incombe à l’ensemble de la société. Elle appelle à la création d’un environnement social capable de garantir leur protection morale, physique et juridique, ainsi que l’exercice effectif de leurs droits fondamentaux, notamment à la santé, à l’éducation, à la sécurité et à la dignité.
Cette sortie s’inscrit dans la continuité de l’engagement que mène depuis plus de vingt ans l’organisation Synergies Africaines contre le Sida et les Souffrances, créée en 2002 par plusieurs Premières Dames africaines afin de soutenir les populations vulnérables, notamment les femmes et les enfants.
Alors que les gouvernements africains multiplient les initiatives en faveur de la protection de l’enfance, le message de Chantal Biya se veut un rappel que les progrès ne pourront être durables sans une vigilance constante de l’ensemble des acteurs : familles, communautés, institutions publiques et organisations de la société civile.
« Ensemble, protégeons nos enfants. Ensemble, protégeons leur innocence. Ensemble, protégeons leur avenir », conclut-elle.














