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MEDECINE TRADITIONNELLE

Le Costus afer : Une promesse végétale au secours des diabétiques

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Grâce à ses propriétés, il a la capacité de réguler la glycémie.

Surnommé « canne de brousse » ou « gingembre en spirale », le Costus afer n’est plus seulement une plante de la pharmacopée traditionnelle africaine. Il s’impose aujourd’hui comme une alliée thérapeutique de poids dans la prise en charge du diabète. Entre savoir ancestral et validations scientifiques, cette plante offre des perspectives fascinantes pour la régulation de la glycémie.

Une action ciblée sur le métabolismeLa force du Costus afer réside dans son action directe sur la gestion du sucre. Les recherches pharmacologiques ont mis en évidence sa capacité à réguler la glycémie de manière significative.

Au-delà d’une simple baisse du taux de glucose à jeun, la plante agit en profondeur sur les mécanismes de la maladie.Elle améliore la sensibilité à l’insuline, permettant ainsi aux cellules musculaires et adipeuses de mieux absorber le sucre.

De plus, elle protège le pancréas en préservant l’intégrité des cellules bêta des îlots de Langerhans, véritables « usines » à insuline de notre corps. En réduisant le stress oxydatif et en contrôlant les inflammations chroniques souvent liées au diabète de type 2, le Costus afer limite les dommages cellulaires à long terme.

L’éclairage de la sciencePour le Professeur Gabriel Agbor Agbor, chef de centre du Centre de Recherches sur les Plantes Médicinales et la Médecine Traditionnelle de l’IMPM au cours d’une interview publié le 9 octobre 2025 sur la page de l’IMPM, la rigueur est le maître-mot. Les recherches menées en laboratoire confirment l’efficacité biologique de la plante : « Des étudiants ont fait des recherches avérées positives sur le Costus afer. Les résultats ont démontré son potentiel d’inhibition de l’alpha-amylase et de l’alpha-glucosidase.

Ce sont des enzymes nécessaires à la dégradation des glucides ; en les inhibant, on limite l’absorption du sucre dans le sang. »Usages et prudenceEn Afrique de l’Ouest, notamment en Côte d’Ivoire et au Bénin, la plante est traditionnellement utilisée en décoction de tiges feuillées, bouillies dans l’eau, ou en jus de tige consommé à dose modérée pour un effet hypoglycémiant immédiat.

Cependant, le Professeur insiste sur une mise en garde indispensable : « Chaque substance, quelle que soit son efficacité, doit être soumise à un test de toxicité pour évaluer la dose seuil à partir de laquelle elle devient toxique. » Le Costus afer ne doit en aucun cas être considéré comme un substitut aveugle aux traitements conventionnels. Le risque d’hypoglycémie sévère, provoqué par un effet cumulé avec les médicaments classiques, est réel. Une surveillance stricte de la glycémie et un suivi médical sont obligatoires.

Le message est clair : la nature nous offre des solutions puissantes, mais leur usage exige une discipline scientifique rigoureuse. En combinant la sagesse des traditions aux preuves de la recherche, le Costus afer pourrait devenir, sous contrôle, un pilier complémentaire du traitement diabétique.

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Audray Ndengue

Journaliste

Ndengue Audray, journaliste dans le groupe Échos santé, Brevet de Technicien Supérieur en sciences et techniques de l'information et de la communication à l'Institut Universitaire Siantou. Écris et parle parfaitement le français

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