La localité de Taparé (Batouri) a réceptionné un système d’eau potable solaire de pointe, fruit d’un partenariat entre l’UNICEF et l’agence coréenne KOICA, au début du mois de juin. En connectant le centre de santé et l’école primaire, cette infrastructure durable met fin à l’insécurité sanitaire, offrant aux mères et aux enfants le droit de grandir et d’étudier dans la dignité.
Soigner ou accoucher sans eau potable était le quotidien à Taparé dans l’Est-Cameroun. Ce calvaire, vecteur d’infections et de mortalité néonatale, appartient désormais au passé. Grâce à l’appui de la République de Corée (KOICA), l’UNICEF a remis à la communauté un réseau d’approvisionnement moderne alimenté par l’énergie solaire.
Une technologie propre et durable
Face aux défis logistiques des zones rurales, ce projet mise sur l’autonomie écologique. L’énergie solaire actionne une pompe immergée dans un forage à haut débit (3 m3/h), relié à un château d’eau de 10 000 litres. Six bornes-fontaines communautaires distribuent l’eau par gravité dans les points névralgiques.
La vie sauvée à la racine : la sécurité pour les mères
L’impact médical de cette dotation est immédiat. En effet, le réseau alimente directement la maternité, la salle de soins et le laboratoire du centre de santé. Pour les soignants, c’est une révolution qui permet enfin d’appliquer les règles d’asepsie fondamentales. De plus, pour les futures mamans, les accouchements se font désormais dans des conditions sûres, réduisant ainsi drastiquement les risques d’infections post-partums et de sepsis chez les nouveau-nés. « Avant, une simple gorgée d’eau pouvait les rendre malades. Donner de l’eau potable à un enfant, c’est lui offrir le droit de grandir en bonne santé, d’étudier et de bâtir son avenir. L’eau, c’est la dignité et la sécurité. » a déclaré l’UNICEF lors de la remise.
L’avenir protégé
En plus du Centre de santé, l’école primaire de Taparé revit également. L’installation de bornes-fontaines scolaires met ainsi fin à la corvée d’eau qui pénalisait surtout les jeunes filles. Maintenant, l’accès à une eau saine freine l’absentéisme dû aux maladies hydriques, favorisant ainsi l’assiduité et l’épanouissement des élèves.
L’UNICEF et la KOICA prouvent ici à travers ce projet, qu’il est possible d’allier action humanitaire, services sociaux de base et respect du climat.















