Le Président de l’Ordre national des médecins du Cameroun (ONMC) dresse un tableau alarmant de la situation médicale au Cameroun.
Il dénonce une formation des médecins plus théorique que pratique avec un seul Centre Hospitalier et universitaire (CHU) pour 10 facultés de médecins et propose la fermeture de 08 facultés pour un meilleur encadrement.
Il propose des solutions pour mettre fin au chômage endémique des jeunes médecins en trois ans.
Outre cela, Dr Fonkoua parle de l’exercice illégal de la médecine et propose des solutions pour faire du Cameroun, une destination de tourisme médical. Interview à lire dans votre journal.
Quel est l’état actuel du chômage des jeunes médecins au Cameroun ?
Merci pour cette question fondamentale. Depuis trois ans environ, s’est invité dans la sphère médicale camerounaise, une véritable gangrène, à savoir le chômage des jeunes médecins. Effectivement depuis quatre années, l’État du Cameroun ne recrute plus de médecins, or c’est le plus gros employeur. S’il faut donner des chiffres évidemment ce serait des chiffres approximatifs. Sachez que chaque année, nous formons de façon endogène 750 à 800 médecins. Nous viennent de l’extérieur environ 250 médecins. Ça veut dire que sur le marché de l’emploi au Cameroun chaque année sont déversés 1000 médecins. L’État ne recrutant plus, le secteur privé peut consommer environ 200. Que devient le reste ? Donc c’est vraiment une situation très préoccupante.
Au regard de tout cela quelles sont les solutions de l’Ordre national des médecins pour résoudre ces problèmes de chômage ?
Nous menons un plaidoyer depuis que nous sommes là. Nous avons rencontré toutes les autorités de notre pays. Nous avons attiré leur attention sur le fait que la formation des médecins coûte extrêmement chère. Les besoins sont énormes. Mais nous ne recrutons pas, car notre pays est sous les fourches du Fonds monétaire international (FMI). Donc ce n’est pas un manque de volonté pour l’Etat d’embaucher, mais malheureusement le FMI semble-t-il ne veut pas qu’on recrute. C’est un véritable sujet paradoxal. J’aime employer l’expression chômage paradoxale. Les besoins en médecins sont énormes et pourtant nous les formons, on les emploie. A titre d’exemple l’OMS recommande 2,5 médecins pour 1000 habitants. Au Cameroun nous sommes autour de 0,5 à 0,6 pour 1000 habitants. C’est pour dire que les besoins sont énormes. Même s’il fallait former pour combler à cette allure, il nous faudrait une vingtaine d’années pour combler notre retard en besoin de médecins. Donc face à votre question, je dirais qu’il faut qu’on sorte très rapidement de cette situation que nous impose la situation économique du pays.
Dernièrement le chef de l’Etat a quand même forcé à proposer environ 10 000 médecins sur une période 5 ans donc je pense que c’est lorsqu’on aura peut-être achevé ce programme du FMI que les choses vont changer. Sachez que ce problème de non recrutement à la fonction publique ne concerne pas que les médecins, il y a également les enseignants. Donc voilà un peu les problèmes d’adéquation dans lequel on se trouve.
En tant qu’Ordre, j’ai des médecins, je veux qu’ils soient recrutés. Mais en face on me dit qu’on ne peut pas recruter parce que la situation économique de notre pays ne permet pas des recrutements. La question qu’il faut se poser au regard de la situation c’est : est-ce qu’il faudrait donc continuer à former autant pour ne pas recruter ? La formation d’un médecin coûte entre 30 et 70 millions. Au regard de ce que nous sortons chaque année, on n’en profite pas. Ils partent et les autres en profitent. C’est une situation urgente. Il faut absolument qu’on trouve une solution à cette situation que nous allons payer et chèrement dans les années à venir.
Quelle appréciation fait le Président de l’Ordre de la formation des médecins au Cameroun ?
C’est une question importante. La formation est le creuset de toute profession. Ce n’est pas seulement pour le médecin. Un enseignant mal formé c’est des enfants qui seront mal formés. Et concernant le médecin, un médecin mal formé est un danger pour lui-même et pour la nation. Mon appréciation est simple. Nous avons décidé il y a quelques années de multiplier les facultés de médecine. Avant cela, nous avions une seule faculté de médecine, le CURSS (Centre universitaire des sciences de la santé, Nldr) qui était extrêmement apprécié dans la sous-région. C’était une faculté de renommée, avec des enseignants de très haut vol, nous faisons l’admiration de toute la sous-région et pourquoi pas d’Afrique. Maintenant pour des raisons certainement nobles, nous avons décidé de multiplier les facultés, sauf que nous avons fait l’inverse de ce que nous avons fait à la création du CURSS. A la création du CURSS on avait pris de prendre attache avec les enseignants avant la création. Or aujourd’hui vous avez l’impression qu’on a créé des facultés et on cherche des enseignants. Le deuxième handicap c’est que la formation médicale comporte deux volets. La théorie et la pratique. La théorie, je n’ai rien à dire par rapport à cela, mais malheureusement sur le plan pratique, il y a beaucoup de choses à redire. Une faculté de médecine devrait être adossée à un CHU (Centre hospitalier universitaire). Nous avons créé 10 facultés contre un seul siège. Je me pose donc la question : Où est-ce que nos enfants reçoivent leur formation pratique ? C’est vrai, nous avons des hôpitaux généraux, nous avons des hôpitaux de référence, mais non destinés à encadrer les étudiants en médecine. Voilà mon problème aujourd’hui. Car sur le terrain, nous voyons que nos enfants ont des lacunes pratiques qu’il faut résorber sur le terrain. Donc ça voudrait dire que, les premières années, il faut absolument les encadrer. Or, nous avons des déserts médicaux qui ont besoin de médecins. Ce problème c’est un plaidoyer que j’ai porté, partout où je suis passé. Mais je pense que ça été pris au sérieux par le ministre d’Etat, chargé de l’Enseignement supérieur au point où des commissions ont été mises en place ces jours-ci pour réfléchir sur le contenu des enseignements dispensés dans nos facultés de médecine. Dans ce contenu également, je me rends compte que sur le terrain, nos enfants manquent un outil important c’est-à-dire l’éthique et la déontologie. Je pense qu’un médecin qui ne maîtrise pas cet outil, qui est l’outil humanisant qui est la boussole qui encadre la profession de la bonne pratique médicale, c’est un risque pour la médecine. Nous, au niveau de l’Ordre, nous nous battons pour réinstaurer ces cours, qui sont des cours magistraux et veiller absolument que les enfants comprennent l’importance de ces cours d’éthique et de déontologie. Pour me résumer, je dis Oui, il y avait peut-être l’urgence de former beaucoup de médecins, mais je dis revenons à l’idée première du CUZ, qui était une formation adossée à un CHU. C’est très important. Évidemment il y a deux solutions : créer neuf autres CHU c’est très cher, car un CHU c’est des milliards de Fcfa. Car il faut construire et équiper. Mais je pense qu’on peut avoir le courage de ramener à deux facultés, une à Yaoundé, une à Douala, mais créer un CHU à Douala. Nous formons chaque année 700, on peut former 350 à Yaoundé et 350 à Douala. À titre d’exemple en Côte d’Ivoire, ils ont deux facultés de médecine pour quatre CHU. Ils ont compris que pour avoir de la bonne cuvée, il faut des CHU. Les résultats sont visibles. Pour cette année la Côte d’Ivoire a présenté près de 80 candidats à l’agrégation, elle a obtenu 77. Nous étions à 17 et on en a eu 3 ou 4, voilà la différence. C’est criard, c’est parlant.
Ainsi, si on vous résume, les conditions actuelles ne permettent pas d’avoir des médecins bien formés ?
Oui. Ça je peux le reconnaître de façon péremptoire. Il faudrait urgemment que l’on tienne compte de cet exemple qu’un enseignant à la faculté de Dschang réside à Douala et travaille à Douala. C’est inadmissible. En principe, l’enseignant doit travailler dans la ville où il enseigne. Et il doit avoir un service dans l’hôpital de la ville de sorte que l’étudiant qui n’a pas compris une leçon la veille le retrouve à l’hôpital le matin pour plus amples explications. Ce n’est pas indiqué qu’un enseignant ne réside pas dans la ville dans laquelle il enseigne.
Quel est l’état actuel de l’exercice illégal de la médecine au Cameroun ?
Depuis que je suis là, j’ai découvert des choses effroyables. C’est une véritable gangrène qui plombe la médecine. Les études médicales c’est minimum 7 ans pour être généraliste, si on veut être spécialiste, il y en a qui vont jusqu’à 12 ans en plus. Voyez-vous par quel type de raccourci on peut devenir médecin en 2 ans. Au Cameroun, les gens s’improvisent médecins. Les anciens délégués médicaux sont médecins. Les vendeurs en pharmacie en officine sont médecins, bref il suffit que quelqu’un travaille dans une formation sanitaire au bout de trois, quatre ans sort de là pour créer sa structure au quartier. Donc c’est une véritable pieuvre. Mais, qui bénéficient d’une complicité inimaginable. Même les professionnels de la santé. J’ai mené une étude sur Douala. Nous comptons environ 3000 formations sanitaires illégales. Donc l’une des solutions quand vous parlez du chômage des jeunes, rien qu’en faisant le ménage, nous pouvons résoudre le chômage des jeunes pendant trois ans, sans rien demander à l’État. Rien qu’en réglant le problème de l’exercice illégal de la profession. Donc c’est un très grand mal qui est à l’État.
Quels sont les causes principales de ce phénomène ?
Nous sommes tous responsables. Les pouvoirs publics qui n’exercent pas leur rôle régalien de surveillance parce que ces personnes n’exercent pas en cachette. Elles ont pignon sur rue, dans tous les quartiers on sait qui elles sont. Le bailleur qui loue son habitation à quelqu’un d’illégal il le sait. Parce que le bailleur souvent ne va pas consulter là-bas. Il sait très bien que ce monsieur est dangereux, mais il loue quand même sa maison pour la pratique de cette médecine. L’autorité a la force publique. Concernant l’Ordre, nous avons un texte qui encadre très bien ce fléau. La loi nous donne la possibilité de saisir et de fermer les structures. Mais malheureusement, nous n’avons pas la force nécessaire pour exercer. Je peux dire qu’à la décharge de la tutelle, depuis un an, il y a un trop gros travail qui a été fait. Il y a un travail d’inventaire de toutes les structures sur le territoire national. Ça été bouclé. Maintenant je crois qu’avec la tutelle, on va descendre sur le terrain et exiger les papiers d’ouverture de ces formations. Peut-être par ce biais on pourra directement atténuer cette situation.
De ce fait, quels sont les projets principaux de l’Ordre en 2025 ?
Je voudrais faire quand-même un flash-back pour l’année qui s’achève, pour dire que nous avons réalisé quand même un certain nombre de choses. Le premier objectif quand nous avons pris fonction était de réconcilier les médecins avec leur maison. Il y avait un désamour total. Une incompréhension totale. Vous savez que nous sortons d’une épreuve électorale très éprouvante qui a laissé des traces, donc il fallait réconcilier cette maison. La deuxième priorité était d’informatiser notre outil de travail. Ceci est fait pour ceux qui ont suivi un peu l’année électorale, nous avons mis une année pour avoir un fichier électoral. Aujourd’hui vous allez sur le site de l’Ordre, et vous pouvez connaître le nombre de médecins inscrits. Pendant près de 20 ans on avait pas de tableau, aujourd’hui c’est chose faite. C’était pour nous une priorité. Parallèlement, nous avons à cœur l’état de paupérisation de la population. Nous avons mis en place une mutuelle des médecins qui verra le jour dans les mois à venir et je crois que ceci a été plébiscité par la dernière Assemblée générale. Nous avons également commencé, des cours de formation continue en ligne, ce sont des cours qui sont très suivis, nous en sommes à 4 ou 5 cours. Ils vont devenir obligatoires à partir de cette année. Chaque médecin devra justifier d’un certain nombre de participation à la formation continue et évidemment, nous allons travailler énormément avec la diaspora. Nous avons fait plusieurs tournées dans la diaspora. Nous avons une diaspora extraordinairement compétente, mais le pays n’en profite pas. Donc nous sommes en discussion avec cette diaspora, qui va participer soit dans la formation en présentiel ou en vidéoconférence soit également dans l’accueil de nos enfants les plus méritants dans leur service. Ils me l’ont promis. Aujourd’hui la pratique de la médecine a beaucoup évolué, ceci grâce à des outils de nouvelle technologie. Un chirurgien peut-être en pleine opération, appelé son confrère de l’autre bout du monde, converser et l’aider à régler certaines situations un peu difficiles. Donc l’année 2025 est une année de réalisation d’un certain nombre de projets.
Comment ses projets vont contribuer à améliorer la qualité de la formation des médecins et à réduire le chômage des jeunes au Cameroun ?
L’impact sur la formation est évident. Et il faut le reconnaître, nous sommes en manque de professionnels dans les facultés de médecine. Donc si nous avons des compétences dehors et que ces frères sont prêts à venir donner un coup de main, je dis les portes devraient leur être ouvertes. Ce sont des discussions que nous avons menées auprès du Ministre de l’Enseignement supérieur. C’est un plaidoyer qu’on va porter que certains de nos frères qui sont prêts à venir donner un coup de main, qu’ils puissent le faire. On a besoin d’eux. Pour le chômage, je continue à le dire, en principe il ne devrait pas avoir de chômage, même pendant 20 ans dans ce pays. Nous avons une population galopante, une démographie galopante. Chaque année il y aura des besoins. Donc je pense que dès qu’on sera sorti de cette impasse FMI, je pense que si l’État se remet à recruter comme chaque année, il y aura vraiment aucun problème de chômage.
Au regard de vos différents projets avec l’Ordre, est ce qu’il y a un budget à louer à cet effet ?
L’Ordre vit de ses ressources propres. Les subventions ont ne les a presque pas. Depuis mon prédécesseur, depuis 5 ans ou 6 ans on ne reçoit aucune subvention. L’année dernière, elle nous a été attribuée mais on ne l’a pas encore reçue. Mais je pense que si tous nos médecins payaient on n’allait pas avoir ce problème. Sur 12 000 médecins inscrits au tableau de l’Ordre, à peine 2300 sont à jour. Dans tous les cas, au 31 décembre, nous allons sortir la liste des médecins à jour et cette liste sera destinée aux assurances, aux juridictions de notre pays et aux ambassades. Parce que quelqu’un ne peut pas se dire médecin, s’il ne remplit pas son rôle simple de médecin, c’est-à-dire reconnaître qu’il appartient à une famille. Donc je pense que ces ressources sont donc très importantes.
Comment l’Ordre prévoit-il de mesurer le succès de ces projets ?
Les retours ne les avons. Quand vous rentrez avec un cadeau et que vous l’offrez à votre enfant, quand il est content vous le savez, parce qu’il le manifeste. Donc, nous avons des retours, les médecins sont contents de ce que nous faisons. Ils sont écoutés. Ils posent leur problème et on trouve des solutions. Nous avons un site hyper performant. Chaque médecin peut créer son espace médecin. Il pose son problème. Nous avons fait en sorte que, quand un problème est posé par un confrère, tant que le problème n’est pas résolu, il y aura un bip sonore qui va empêcher nos secrétaires de travailler. Jusqu’à ce que le problème soit résolu. Donc c’est pour vous dire que nous sommes là pour les médecins.
Avez-vous l’impression que tous les médecins du Cameroun vous comprennent ?
Vous savez, les gros projets, parfois on est très mal compris au départ. Mais il faut des relais comme vous (Media, ndlr) pour porter ces nouvelles. Mais je crois que le médecin est un Homme intelligent. Quand vous posez des actes, il vous juge sur vos actes. Donc, je crois qu’on a de bons retours.
Il y a 12 000 médecins Camerounais et il y a à peu près 2300 qui cotisent de façon régulière, ça veut dire qu’il y a un problème. Mais maintenant parmi les autres il y a des médecins, spécialistes reconnues, selon vous pourquoi ceux-là ne paient pas ou ne cotisent pas régulièrement ?
Je crois qu’il y a plusieurs facteurs. Le premier facteur, beaucoup de médecins posent la question à quoi sert l’Ordre. C’est pour cela que je vous ai parlé de la formation. Si l’enfant qui est formé ne sait pas ce que c’est que l’Ordre. Devenir médecin, est-ce qu’il peut savoir de quoi il est question. À l’école il faut commencer par là. La deuxième chose, il faut explorer cette piste. Je venais de faire une tournée en Afrique de l’Ouest, j’ai constaté ce qui se passe là-bas. L’Ordre a pu obtenir l’aide du Ministère de la Santé et du Ministère des Finances. Je prends le cas de la Côte d’Ivoire, le 31 janvier de chaque année sur le salaire de janvier, l’État débite sur le compte des médecins fonctionnaires, il le déverse dans le compte de l’Ordre. Nous allons tenter cette expérience. Ce sont les fonctionnaires qui constituent le gros de nos troupes. Parmi les 2300, à 80% ce sont les médecins du secteur privé ou du secteur confessionnel, parce qu’ils comprennent la nécessité. Mais nous travaillons de plus en plus parce que les médecins fonctionnaires commencent à comprendre. Nous avons mis une petite politique en place, nous allons passer par les directeurs d’hôpitaux, au niveau de Douala j’ai déjà quelques CMA, qui vont nous aider à collecter ces fonds. Moi je pense que c’est un travail de longue haleine, mais je crois que ça devrait porter. La cotisation c’est 25 000 Fcfa et c’est la plus faible de la sous-région.
Des ajouts ?
A titre personnel, j’aurais souhaité que l’on revienne aux années 70-80 où notre pays faisait la fierté de la médecine. Il me souvient que j’étais étudiant en médecine à Abidjan, des professeurs camerounais venaient en mission à Abidjan. Je ne sais pas si aujourd’hui, un seul va en mission quelque part enseigner. Si ce n’est pas eux qui viennent vers nous. Le deuxième souhait, je me suis toujours posé cette question : est-ce qu’on ne peut pas devenir aussi un pays de tourisme médical ne serait-ce que pour la sous-région. Nous sortons énormément d’argent chaque année pour aller nous soigner à l’extérieur, c’est un scandale. Cet argent peut être capitalisé. Nous avons de très bons médecins. En Inde par exemple, il y a 30-40 ans, ces gens ont connu une grosse migration vers les États-Unis. Ils se sont formés. Mais ils sont revenus dans leur pays. Et les résultats sont visibles. L’inde est aujourd’hui la première destination de tourisme médical. Je dis que nous pouvons le faire avec la diaspora que nous avons. C’est une question de vision, c’est une question de volonté. Et je peux vous assurer que nous avons une diaspora qui veut venir faire quelque chose chez nous. Il faut qu’on les accueille. Malheureusement c’est toujours en termes de concurrence qu’on a peur. Donc j’ai deux rêves : redonner du poids à notre médecine, à sa formation, nous en sommes capables et ensuite faire du Cameroun une destination prioritaire au moins pour la sous-région du tourisme médical.
Entretien réalisé par Joseph MBENG BOUM et Ghislaine DEUDJUI















Comments are closed