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L’Extrême-Nord face à une nouvelle vague de cholera : 7 cas notifiés en 4 jours, dont 2 confirmés à Maroua

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L‘Extrême-Nord du Cameroun est confronté à une nouvelle vague de choléra. Un rapport de situation, établi par les autorités sanitaires de la région, révèle que 7 cas suspects ont été notifiés entre le 8 et le 11 novembre, dont 2 ont été confirmés dans les districts de santé de Maroua 2ème et Maroua 3ème.

Si le nombre de cas reste pour le moment limité, la concentration des cas dans les zones urbaines de Maroua, particulièrement dans les quartiers densément peuplés, suscite une inquiétude particulière. Ces zones, caractérisées par un manque d’accès à l’eau potable et à des conditions d’hygiène optimales, constituent un terrain fertile pour la propagation de la maladie.

Face à cette nouvelle menace, les autorités sanitaires de l’Extrême-Nord ont déclenché une série de mesures pour endiguer la propagation du choléra. Une équipe d’intervention rapide a été déployée dans les zones à risque, composée de médecins, d’infirmiers et d’agents de santé communautaires. Ces équipes assurent le suivi des cas suspects, la prise en charge des patients, la désinfection des lieux et la sensibilisation des populations sur les mesures d’hygiène et de prévention. Maïssa Pauline, Chef de District de santé Maroua 2: <<Nous avons reçu à date 4 cas venant tous de Douggoi. Les recommandations qu’on a fait à toutes les Formations sanitaires sanitaires du District c’est de faire la surveillance en communauté à travers les relais communautaires , la surveillance au niveau des Formations sanitaires , la sensibilisation en communauté sur les règles d’hygiène, le lavage des mains systématique au savon avant les repas, après avoir été aux toilettes et la désinfection des ménages des personnes actuellement malades pour éviter qu’ils soient de nouveau contaminés>>.

La communication autour des mesures préventives contre le choléra est au cœur de la stratégie des autorités sanitaires.  Des campagnes de sensibilisation sont menées dans les communautés, notamment dans les écoles, les marchés et les lieux publics.  Les messages clés portent sur l’importance de se laver les mains fréquemment à l’eau et au savon, de consommer de l’eau potable et des aliments bien cuits, et de désinfecter les latrines et les surfaces contaminées. Dr Bava , Délégué régional de la santé publique pour l’Extreme-Nord : <<Le cholera reste une maladie a fort potentiel épidémiologique.Les malades ont été isolés et pris en charge,les ménages des cas ont été désinfecté ,les cas contacts ont été identifiés et sont suivi. actuellement en cours dans les communautés la sensibilisation des populations sur les mesure de prévention et les règles d’hygiène élémentaires.>>

L’Extrême-Nord est une région déjà fragilisée par une crise sécuritaire persistante et une pauvreté endémique. L’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement reste un défi majeur, ce qui rend les populations particulièrement vulnérables aux maladies hydriques comme le choléra.

En rappel, le Cameroun a fait face à une épidémie de choléra d’octobre 2021 à juin 2024 avec la confirmation des cas dans le district d’Ekondo Titi, Sud-Ouest, puis dans 7 autres régions à l’exception de l’Adamaoua et du Nord-Ouest. Le cumul total des cas confirmés avoisine les 21 300 cas avec un taux de létalité de 2,4 %. Depuis la dernière mise à jour en juillet 2024, 63 nouveaux cas (aucun décès) ont été signalés dans les régions  Centre et Littoral. Le choléra a rejoint le rang des priorités nationales en matière de santé publique. Selon le ministère de la santé publique “Depuis janvier 2022, plusieurs mesures ont été enclenchées pour réduire de manière significative la survenue de nouveaux cas et les décès. Cependant, les actions menées sont insuffisantes au regard des contraintes liées aux ressources diverses. Qu’à cela ne tienne, la détermination et la volonté politique du Gouvernement à vaincre le choléra à l’horizon 2030 ne font l’ombre d’aucun doute.”

Mireille Siapje/Samuel Adjewa

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