Shopping cart

Subtotal CFA

View cartCheckout

Echosanté est un magazine de santé en ligne dédié à l’information fiable, à la prévention, au bien-être et aux innovations médicales, pour aider chacun à mieux vivre et décider.

TnewsTnews
  • Home
  • A LA UNE
  • Maroua: Le danger des habitations dans les zones à risque
A LA UNE

Maroua: Le danger des habitations dans les zones à risque

Email : 719

Dans les quartiers comme Zokok Prison, Frolina, Doualaré, Missinguileo, Koutbao ou encore Wourndé, des familles vivent dans des zones très dangereuses. Les autorités appellent ces habitants à quitter les lieux.

À première vue, ces maisons accrochées aux collines donnent l’impression d’une ville en pleine extension. Mais derrière cette image, c’est une réalité très inquiétante. Des centaines de familles vivent dans des endroits où un simple orage peut provoquer un drame.

Ces quartiers construits sur les hauteurs de Maroua sont exposés à plusieurs dangers, notamment les glissements de terrain, éboulements, inondations en saison de pluie, et difficultés d’accès pour les secours en cas d’urgence. Pourtant, malgré ces risques, des habitants continuent de s’y installer.

Pourquoi s’installent-ils là ?

Quartier Frolina, Ibrahim, maçon, explique : « J’ai acheté ce terrain à quelqu’un du quartier. C’était moins cher, même si ce n’est pas un terrain légal. Je n’ai pas eu les moyens d’aller ailleurs. »Aissatou, mère de famille à Missinguileo, témoigne : « On ne nous a pas chassés. D’autres personnes étaient déjà installées ici. On s’est dit que c’était possible d’y vivre aussi. »

Dans le quartier Doualaré, Souley reconnaît : « Je me suis installé ici tout seul, sans autorisation. On m’a dit que personne ne revendiquait ce terrain. »

Ces habitants expliquent tous qu’ils n’ont pas les moyens de s’acheter un terrain dans des zones plus sûres. Certains ont été trompés par des personnes qui leur ont vendu ces terrains sans droit.

Le maire prévient : les casses vont commencer

Devant cette situation, le maire de la ville de Maroua, Dr Sali Babani, a publié un communiqué en début juillet 2025. Il y demande aux habitants de quitter ces zones dangereuses dans un délai de 40 jours.« Ces endroits ne sont pas faits pour être habités. La moindre pluie peut provoquer un glissement de terrain ou un accident grave. Après le délai donné, les maisons construites illégalement seront détruites », a-t-il prévenu. Ce communiqué est diffusé dans les radios de la ville de Maroua et jusque-là les habitations précaires continuent de s’installer.

De son côté, le préfet du département du Diamaré, Jean Marc Ekoa Mbarga, a rappelé qu’un plan de déguerpissement est en préparation. Il prévoit aussi un recasement des familles touchées, pour leur proposer des endroits plus sûrs où vivre.« On ne veut pas jeter les gens à la rue, mais on ne peut pas les laisser vivre dans le danger », a-t-il annoncé.

A lire aussi: Relai du Bâton du Roi: Le Cameroun s’engage contre les déchets plastiques

Le manque de terrains viabilisés et accessibles dans Maroua pousse les plus pauvres à s’installer là où ils peuvent. C’est un problème qui ne concerne pas seulement ces quartiers, mais toute la ville.

Pour l’instant, le compte à rebours est lancé. Si rien ne change d’ici les prochaines semaines, les bulldozers entreront en action. Les familles seront alors contraintes de partir, avec ou sans solution de remplacement.

En plus des collines, un autre phénomène inquiète : les habitations qui poussent autour des lits de mayo (cours d’eau temporaires). À chaque saison des pluies, ces rivières se remplissent soudainement et débordent, causant des inondations. Pourtant, de nombreuses familles construisent juste au bord, parfois même dans le lit asséché.

Ces zones sont très dangereuses, car les eaux peuvent arriver en force sans prévenir. Plusieurs maisons ont déjà été emportées les années précédentes. Malgré les alertes, les constructions continuent, souvent dans l’indifférence générale.

Samuel ADJEWA

Comments are closed

Articles similaires

📰 Dernière parution : Echos santé n°1396 du jeudi 7 mai 2026

×