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« Nous sommes convaincus que Madame Chantal Biya sera sensible à notre plaidoyer »

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Dans un entretien exclusif, le Directeur Exécutif de l’ONG FIS (For Impacts In Social Health), Bertrand KAMPOER revient sur la double distinction obtenue par l’organisation lors de la deuxième édition du Prix Africain du Leadership en Santé. Il évoque également les activités au sein de l’ONG FIS et surtout le plaidoyer appelant la première Dame du Cameroun, Chantal Biya pour être l’ambassadrice de la Lutte contre la Tuberculose au Cameroun.

Monsieur le Directeur Exécutif, l’ONG FIS vient d’être doublement primée lors de la deuxième édition du Prix Africain du Leadership en Santé. Qu’est-ce que cela représente pour vous ? 

On peut dire que c’est toujours une fierté, en particulier de recevoir un prix qui reconnaît l’œuvre et l’engagement que nous avons depuis près de trois décennies sur la réponse à la tuberculose. Donc, on est très honoré par cette reconnaissance nationale et qui nous encourage à aller de l’avant. Nous pensons que nous sommes aujourd’hui très motivés au vu de cette reconnaissance et de la manière dont ça a été célébré, en particulier sur le haut patronage du président de la République, Son Excellence, Paul Biya. Pour nous, c’est une distinction qui va nous accompagner encore pour plusieurs années en gardant en mémoire l’image de celui qui patronnait la cérémonie.

Comment cette distinction a été accueillie par le personnel et les partenaires de l’ONG FIS ?  

Vous savez que la cérémonie a été retransmise en direct sur la télévision nationale qui est dans le bouquet Canal+.  Donc, au-delà des collègues ici au Cameroun, on a également des collègues à l’étranger qui suivaient la cérémonie parce que nous assurons une coordination dans 16 pays sur la réponse à la tuberculose.

C’est tout cet écosystème qui s’est senti honoré, motivé, galvanisé et ça nous encourage, ça encourage tous ces gens-là à aller de l’avant.  Ce fut une grande surprise parce qu’on ne s’attendait pas vraiment, mais on pensait que peut-être on avait une petite chance d’être célébrés au niveau national. Et tout le personnel en particulier, nous nous sommes congratulés en reconnaissant que c’est un travail d’effort collectif.

Et ce travail d’effort collectif récompense tout notre écosystème à partir de nos travailleurs communautaires sur le terrain ainsi que le personnel de santé avec lequel nous collaborons, les points focaux dans les 16 pays dont nous coordonnons l’activité.  C’est toutes ces personnes qui étaient vraiment honorées et qui ont eu la sensation que c’est leur travail direct qui était récompensé.

Vous avez reçu une distinction, ça vous encourage certainement à travailler davantage. Quels sont les grands chantiers en haut et qui attendent de loin le bénéfice ? 

Nous avons en particulier deux chantiers majeurs. Le premier chantier est lié au financement de la réponse tuberculose avec les secousses que nous avons eues avec la nouvelle administration américaine qui a coupé nos financements de près de 80% des programmes que nous étions en train de mettre en œuvre.

Donc, c’est ce défi majeur qui persiste aujourd’hui et nous sommes en train de le réinventer pour ne pas fermer la porte et stopper cet objectif que nous avons et cette vision que nous avons de mettre fin à la tuberculose d’ici 2030. Nous continuons de croire que c’est possible, malgré l’environnement qui est difficile.  Mais aussi au niveau global, on a lancé cette campagne afin de ne pas éteindre la lumière.

Il faut garder la flamme allumée. Il faut continuer à travailler pour que les services ne s’arrêtent pas, pour que d’autres acteurs entrent en jeu, qu’on mette l’innovation dans ce que nous sommes en train de faire.

C’est pour cela qu’actuellement nous sommes en train de vouloir développer une campagne de plaidoyer pour avoir la première dame du Cameroun, Madame Chantal Biya, comme ambassadrice de la lutte contre la tuberculose. Nous pensons fermement que son image peut apporter encore plus de solidarité et de vigueur, et être attrayante pour que la réponse tuberculose puisse vraiment atteindre ses objectifs.

La deuxième priorité chez nous est de renforcer l’accent sur la prise en charge de la Tuberculose chez l’enfant. La tuberculose chez l’enfant étant assez sous-diagnostiquée. Depuis près de 5 ans, le pays est aussi entre 5 et 6% de notifications sur l’ensemble des cas notifiés. Et, l’OMS réclame une notification chez les enfants de 10 à 12% sur l’ensemble du territoire national. Aujourd’hui, ces objectifs sont encore loin d’être atteints. Et, nous voulons renforcer les efforts sur cette composante. Nous avons un programme que nous mettons en oeuvre avec l’appui de l’expertise France qui se déploie dans huit districts de santé de Yaoundé, qui apporte une contribution incroyable pour permettre que la tuberculose chez l’enfant ne soit pas le maillon faible de la lutte contre cette maladie.

Vous savez que les enfants sont l’espoir de la Nation de manière globale. En investissant sur les enfants, on investit sur les prochaines générations. C’est pour cela que nous renforçons l’idée selon laquelle, la tuberlose doit être rapidement et efficacement prise en charge au niveau national et international en se rapprochant des cibles de l’OMS. Nous avons ce programme qui pourra se poursuivre dans quatre régions prioritaires du Programme National de Lutte Contre la Tuberculose (PNLT) au-delà de la région sanitaire de Yaoundé, celle de Douala et celle du  Nord. Donc voilà les priorités que nous avons et nous espérons qu’on pourra atteindre ces objectifs.

Peut-être un message à l’endroit des autorités camerounaises pour accompagner les actions de l’ONG FIS…

Il faut rappeler que nous avons une très bonne collaboration avec les structures gouvernementales. Nous sommes une ONG reconnue par le ministère de l’Administration Territoriale. Et nous avons de très bonnes relations parce que nous subissons des évaluations annuelles du ministère de l’Administration Territoriale. Nous sommes à jour en termes de nos rapports narratifs et financiers, et nous sommes invités régulièrement dans des réunions stratégiques au niveau du MINAT.

Au niveau du ministère de la Santé Publique, nous avons un accord de collaboration qui nous permet de travailler dans toutes les formations sanitaires du pays. Mais, le plaidoyer que nous avons c’est à deux niveaux. Il faut dire qu’avec la déclaration d’Abuja, les pays devaient amener 15% direct de leur budget national pour investir sur la santé. On souhaiterait que le pays avance sur ce plaidoyer afin qu’au-delà de la lutte contre la tuberculose, la riposte santé soit priorisée dans les budgets nationaux.

A moyen terme, en ce qui peut toucher directement l’organisation, nous souhaiterions réfléchir avec le ministère de la Santé Publique pour mettre en place l’un des piliers de notre plan stratégique qui est une fondation médicale qui pourra aller au-delà de la Santé Publique en fournissant des soins cliniques en compagnie des experts du ministère de la Santé Publique.

A lire aussi: Lutte contre la Tuberculose au Cameroun : L’ONG FIS sacrée au PALSA sollicite l’accompagnement de Chantal Biya

Quelles sont les activités en perspective au sein de l’ONG FIS ?

A court terme, nous avons des activités prévues cette semaine. Nous organiserons une réunion de plaidoyer de haut niveau pour forcer la contribution, l’engagement et la participation des communautés dans les commissions et troupes nationales à la préparation à la réponse aux épidémies et aux pandémies. C’est un programme que nous travaillons avec l’appui du Fonds mondial pour permettre qu’on puisse avancer avec des comités nationaux qui accentuent leur politique et leur programme sur les questions d’équité, de droits et qui prennent en compte toute la problématique d’une seule Santé « One Health ». Donc notre atelier de haut niveau sur ces questions se déroulera cette semaine à la Direction de la Lutte contre la maladie et les épidémies et les pandémies du ministère de la Santé Publique avec tous les programmes nationaux.

À court terme aussi, je crois que durant ce mois de juin, nous avons aussi notre évaluation mensuelle avec tout notre écosystème et tous les agents de santé communautaires. Parce que nous faisons toutes ces évaluations mensuelles pour améliorer leur pratique professionnelle afin de fournir des services de qualité. Que ce soit au niveau de la communauté ou bien dans le cadre de la référence ou de la contre-référence, qu’on travaille avec les formations sanitaires de prise en charge de la tuberculose. À court terme aussi, nous avons cette campagne de plaidoyer qui sera lancée en direction de la Première Dame, madame Chantal Biya. Tout un dossier a d’ailleurs été déposé à la présidence de la République. Nous attendons bien entendu le feedback. Nous sommes convaincus que la première Dame sera sensible à l’image de sa sœur du Nigéria qui fait un travail de fond en tant qu’ambassadrice de lutte contre la tuberculose au Nigéria. Le Cameroun étant le Cameroun, on pense également qu’on peut faire mieux.

Propos recueillis par Junior NTEPPE KASSI

 

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