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En plus du lait maternel, introduire les fruits, les légumes, la viande, le poisson, les œufs, les céréales et les tubercules…dans l’alimentation des enfants ne relève pas du hasard. A chaque mois correspond une intégration adaptée, qui permet à l’enfant de grandir sainement.
Selon l’UNICEF, au Cameroun, 40 % des enfants de moins de 6 mois bénéficient d’un allaitement maternel exclusif, soit 60% qui connaissent un allaitement mixte. « Je donne la bouillie composé à mon enfant à partir de 4 mois. Elle est plus lourde pourtant, le lait maternel n’est que de l’eau ». Cette expression est très répandue au sein de la population au Cameroun.
Source essentielle de nutrition chez le nourrisson jusqu’à 6 mois, il est très souvent négligé. Bouillie à base de maïs, bouillie industrielle, repas de famille, les aliments données aux enfants avant 6 mois sont nombreux.
Cependant, la science nous apprend que, l’estomac de l’enfant grandit avec lui. A cet effet, y introduire une alimentation qui n’est pas adaptée à son estomac peut être dangereuse pour sa santé. Pour éviter cela, les professionnels de santé ont mis en place un plan d’intégration progressive des aliments nutritionnels adapté à chaque âge à
partir de 6 mois.
L’idéale dès 6 mois
A 6 mois, le lait maternel constitue toujours une source essentielle de nutrition pour le nourrisson, mais il ne suffit plus. Il faut donc introduire en plus de ce dernier, des aliments solides à sa nourriture afin de répondre à ses besoins croissants. « Dès 6mois on peut commencer par introduire les fruits et les légumes », explique Pr. Nzefa Dapi, Dr en Santé Publique et nutrition. En effet, l’introduction des fruits et légumes est essentielle. Ils complètent les apports du lait en fournissant des vitamines, des minéraux et des fibresindispensables à la croissance, l’immunité et au bon transit de l’enfant. Et, permettent d’éveiller ses sens à de nouvelles saveurs et textures, posant ainsi les bases d’une alimentation saine pour son avenir.
Vers 7-8 mois ce sont les tubercules, les céréales et de l’huile d’arachide. Ceux-ci apportent des glucides complexes indispensables pour fournir une énergie durable à l’enfant en pleine croissance. Ces féculents complètent le lait en fournissant des vitamines B, des fibres pour le transit, et souvent du fer via les céréales infantiles, tout en permettant l’introduction progressive du gluten. Servis sous forme de purées lisses ou de bouillies, ils s’associent aux légumes afin de garantir une satiété optimale et un développement harmonieux.
Entre 9 et 11 mois, le bébé peut consommer une nourriture solide trois à quatre fois par jour. Ici, il n’est plus nécessaire de réduire sa nourriture en purée ; il suffit juste de la découper en petits morceaux. Car à cet âge, l’enfant est potentiellement capable de manger tout seul avec les doigts. Et à partir d’un an, on peut introduire les légumineuses et les graines. Ceux-ci constituent une excellente source de protéines végétales et de ferindispensables à sa croissance, ainsi que de bons lipides (Oméga-3) cruciaux pour le développement de son cerveau.
Toutefois, ces aliments doivent cependant être adaptés à son âge pour éviter tout risque d’étouffement. Les légumineuses doivent être bien cuites et écrasées, tandis que les graines doivent impérativement être proposées moulues ou sous forme de purées lisses (comme la purée d’amande) jusqu’à l’âge de 4 ans.
Les erreurs à ne pas commettre
Bien que l’introduction d’une alimentation plus riche s’impose, la nutritionniste prévient sur la consommation des produits ultra-transformés, « il faut éviter chez nos enfants les bonbons, les biscuits, la pâtisserie, la confiserie, tous ces produits importés
qui sont toxiques », sources de nombreuses maladies chroniques notamment l’obésité.
La diversification alimentaire chez le bébé, est une étape cruciale pour la santé des enfants ; elle nécessite une hygiène particulièrement importante. A cet âge, l’enfant rampe par terre à la découverte de son environnement. Les microbes peuvent donc facilement passer de ses mains à sa bouche. Pour éviter que votre enfant ne tombe malade, lavez vos mains et les siennes avec du savon avant de préparer à manger et avant chaque repas. Donc, le respect de ces règles constitue la garanti d’un enfant sain et en bonne santé.
Ndengue Audray, journaliste dans le groupe Échos santé, Brevet de Technicien Supérieur en sciences et techniques de l'information et de la communication à l'Institut Universitaire Siantou. Écris et parle parfaitement le français
Nutrition infantile : Comment bien nourrir nos enfants dès 6 mois ?
En plus du lait maternel, introduire les fruits, les légumes, la viande, le poisson, les œufs, les céréales et les tubercules…dans l’alimentation des enfants ne relève pas du hasard. A chaque mois correspond une intégration adaptée, qui permet à l’enfant de grandir sainement.
Selon l’UNICEF, au Cameroun, 40 % des enfants de moins de 6 mois bénéficient d’un allaitement maternel exclusif, soit 60% qui connaissent un allaitement mixte. « Je donne la bouillie composé à mon enfant à partir de 4 mois. Elle est plus lourde pourtant, le lait maternel n’est que de l’eau ». Cette expression est très répandue au sein de la population au Cameroun.
Source essentielle de nutrition chez le nourrisson jusqu’à 6 mois, il est très souvent négligé. Bouillie à base de maïs, bouillie industrielle, repas de famille, les aliments données aux enfants avant 6 mois sont nombreux.
Cependant, la science nous apprend que, l’estomac de l’enfant grandit avec lui. A cet effet, y introduire une alimentation qui n’est pas adaptée à son estomac peut être dangereuse pour sa santé. Pour éviter cela, les professionnels de santé ont mis en place un plan d’intégration progressive des aliments nutritionnels adapté à chaque âge à
partir de 6 mois.
L’idéale dès 6 mois
A 6 mois, le lait maternel constitue toujours une source essentielle de nutrition pour le nourrisson, mais il ne suffit plus. Il faut donc introduire en plus de ce dernier, des aliments solides à sa nourriture afin de répondre à ses besoins croissants. « Dès 6mois on peut commencer par introduire les fruits et les légumes », explique Pr. Nzefa Dapi, Dr en Santé Publique et nutrition. En effet, l’introduction des fruits et légumes est essentielle. Ils complètent les apports du lait en fournissant des vitamines, des minéraux et des fibres indispensables à la croissance, l’immunité et au bon transit de l’enfant. Et, permettent d’éveiller ses sens à de nouvelles saveurs et textures, posant ainsi les bases d’une alimentation saine pour son avenir.
Vers 7-8 mois ce sont les tubercules, les céréales et de l’huile d’arachide. Ceux-ci apportent des glucides complexes indispensables pour fournir une énergie durable à l’enfant en pleine croissance. Ces féculents complètent le lait en fournissant des vitamines B, des fibres pour le transit, et souvent du fer via les céréales infantiles, tout en permettant l’introduction progressive du gluten. Servis sous forme de purées lisses ou de bouillies, ils s’associent aux légumes afin de garantir une satiété optimale et un développement harmonieux.
Entre 9 et 11 mois, le bébé peut consommer une nourriture solide trois à quatre fois par jour. Ici, il n’est plus nécessaire de réduire sa nourriture en purée ; il suffit juste de la découper en petits morceaux. Car à cet âge, l’enfant est potentiellement capable de manger tout seul avec les doigts. Et à partir d’un an, on peut introduire les légumineuses et les graines. Ceux-ci constituent une excellente source de protéines végétales et de fer indispensables à sa croissance, ainsi que de bons lipides (Oméga-3) cruciaux pour le développement de son cerveau.
Toutefois, ces aliments doivent cependant être adaptés à son âge pour éviter tout risque d’étouffement. Les légumineuses doivent être bien cuites et écrasées, tandis que les graines doivent impérativement être proposées moulues ou sous forme de purées lisses (comme la purée d’amande) jusqu’à l’âge de 4 ans.
Les erreurs à ne pas commettre
Bien que l’introduction d’une alimentation plus riche s’impose, la nutritionniste prévient sur la consommation des produits ultra-transformés, « il faut éviter chez nos enfants les bonbons, les biscuits, la pâtisserie, la confiserie, tous ces produits importés
qui sont toxiques », sources de nombreuses maladies chroniques notamment l’obésité.
La diversification alimentaire chez le bébé, est une étape cruciale pour la santé des enfants ; elle nécessite une hygiène particulièrement importante. A cet âge, l’enfant rampe par terre à la découverte de son environnement. Les microbes peuvent donc facilement passer de ses mains à sa bouche. Pour éviter que votre enfant ne tombe malade, lavez vos mains et les siennes avec du savon avant de préparer à manger et avant chaque repas. Donc, le respect de ces règles constitue la garanti d’un enfant sain et en bonne santé.
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