Pour protéger ses écoles contre la résurgence d’Ebola sur ses terres, l’Ouganda verrouille l’accès aux classes. Les élèves traversant la frontière depuis la République Démocratique du Congo (RDC) doivent désormais observer un isolement strict de trois semaines et obtenir un feu vert médical avant leur réintégration dans les salles de classe.
La riposte à Ebola continue en Ouganda. Pour barrer la route au virus Ebola au sein de ses établissements scolaires, l’Ouganda renforce ses frontières. Selon une directive du ministère de l’Education rendue publique le 12 septembre 2026, tout élève en provenance de la République Démocratique du Congo (RDC) doit désormais observer un isolement supervisé de 21 jours et obtenir un feu vert médical avant de pouvoir regagner les bancs de l’école.
Une mesure de précaution qui intervient pour contrer l’épidémie d’Ebola (souche
Bundibugyo) qui sévit depuis mai 2026 dans le nord-est de la RDC, notamment dans la province de l’Ituri. Face aux risques de contaminations transfrontalières, les autorités de Kampala ont ciblé le secteur éducatif, lieu de brassage intense, pour protéger la population de cette urgence de santé publique décrétée par l’OMS. Le dispositif vise en premier lieu les élèves effectuant des navettes quotidiennes entre les deux pays. Tant que la transmission du virus restera active dans les zones touchées, ces traversées répétées sont formellement suspendues.
Un protocole sanitaire strict et vérifiable
L’accès au territoire ougandais est désormais conditionné par une vérification préalable de l’identité et du statut sanitaire des apprenants. Seuls les élèves asymptomatiques et n’ayant eu aucun contact à risque sont admis en quarantaine supervisée. Au terme des 21 jours d’isolement, une évaluation clinique finale est obligatoire. Aucun établissement scolaire n’est autorisé à réintégrer un élève sans une attestation écrite officielle délivrée par les services de santé compétents.
Vigilance accrue et refus de la stigmatisation
Afin de prévenir toute marginalisation, les autorités ougandaises ont enjoint les directions d’écoles à conserver les places des élèves retenus à la frontière jusqu’à leur retour effectif. La directive insiste également sur le strict respect de la confidentialité pour éviter les discriminations liées à cette crise sanitaire qui ne cesse d’endeuiller les familles.
Parallèlement, un renforcement de la surveillance a été ordonné dans tous les établissements du pays. Toute suspicion de cas doit être signalée sans délai aux autorités compétentes, le ministère rappelant que toute défaillance constitue une violation grave de la législation sur la santé publique.
En rappel l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a officiellement déclaré la fin de l’épidémie d’Ebola en Ouganda le 25 août 2026. Suite à une période de surveillance rigoureuse de 42 jours, soit deux fois la période d’incubation maximale du virus, sans qu’aucun nouveau cas n’ait été détecté depuis la sortie de l’hôpital du dernier patient guéri le 16 juin 2026. Au total, cette épidémie aura touché 20 personnes et causé 2 décès dans le pays.












