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Programme phytosanitaire africain : Pour la protection de la santé des végétaux

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Un atelier de recyclage des inspecteurs phytosanitaires du Cameroun, de la Guinée-Bissau, le Kenya, du Mali, du Maroc et de la République démocratique du Congo a débuté lundi 20 janvier 2025 à Douala, en présence du Ministre de l’Agriculture et du développement durable du Cameroun.

Les ravageurs et les maladies sont la cause des pertes de production massive. L’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime que ces pertes pourraient représenter jusqu’à 40% de la production agricole mondiale, soit  environ 220 milliards de Dollars de pertes économiques. Afin de barrer la voie à ces organismes nuisibles, la convention internationale de la protection des végétaux (CIPV) a mis en œuvre en collaboration avec la FAO et l’Union Africaine le Programme phytosanitaire africain (PPA). Il s’agit du tout premier programme phytosanitaire panafricain.

D’une durée de cinq ans, ce programme vise à aider les 54 pays du continent à prévenir et combattre les organismes nuisibles aux végétaux et à donner aux organisations nationales de la protection des végétaux (ONPV) africaines les moyens de surveiller efficacement, de détecter rapidement et d’éradiquer les organismes nuisibles et les maladies des végétaux importants sur le plan réglementaire, économique et environnemental.

L’atelier qui se tient actuellement à Douala du 20 au 25 janvier 2025 va se dérouler en trois séquences. La première séquence consiste à informer les participants sur les modalités de surveillance telles que définies par la convention de la CIPV. L’accent sera également mis sur la formation des participants à l’utilisation des outils digitaux.  « Il y a deux applications qui ont été développées pour les pays africains, qui vont permettre d’identifier où est le nuisible et de faire l’enquête sur le terrain », explique Descartes Koumba, du CIPV.

Dans la troisième étape de cet atelier, il sera question de comprendre les mécanismes de d’identification des nuisibles qui ont été choisis par chacun des pays. Dans le cadre du Cameroun, il a été identifié la mouche Bactrocera dorsalis. Il s’agit d’une mouche qui s’attaque aux fruits et aux légumes. Originaire d’Asie, cette mouche est aujourd’hui présente dans 65 pays en Amérique, en Afrique et en Océanie. On la trouve notamment en Indonésie, en Inde, en Chine, dans de nombreux pays d’Afrique (Cameroun, Ghana, Gabon, Kenya, RDC…), à Hawaï et dans les Mascareignes (Réunion, Maurice, Madagascar).

Au cours de cet atelier, il sera détaillé le protocole d’identification de ce nuisible. Des tablettes ont d’ailleurs été remises aux différents participants présents à cette rencontre. Ensuite, un travail de terrain est prévu au programme. « Nous irons sur le terrain pour que les participants puissent effectivement appliquer les outils, et nous allons avoir une dernière étape au niveau de l’université de Douala pour pouvoir faire le diagnostic des échantillons, qui va nous permettre de comprendre toute la chaîne, depuis  l’identification des nuisibles, la collecte des données et le diagnostic phytosanitaire », explique clairement Descartes Koumba.

Préserver la santé des végétaux est désormais une priorité  pour les pays africains impliqués dans ce programme. « Il est essentiel pour assurer la sécurité alimentaire mondiale, promouvoir une agriculture durable, protéger l’environnement et favoriser un commerce sain des produits agricoles. Les pays doivent être unis pour protéger leur environnement », affirme Habid Ben Jamaa, Directeur exécutif du  Neppo (Near East Plant Protection Organization).

Ghislaine DEUDJUI

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