Appuyée par le Gouvernement japonais, l’action du PNUD en 2025 dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest a permis de réhabiliter trente-neuf centres de santé et d’installer vingt-deux forages solaires, offrant aux mères et aux communautés des soins de qualité et une dignité retrouvée face aux crises.
Rapport d’impact PNUD Cameroun 2025
Selon le rapport 2025 du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)-Cameroun, l’année écoulée restera gravée comme celle où la santé des femmes, leur accès à la dignité et leur émancipation économique ont cessé d’être des promesses lointaines pour devenir des réalités tangibles. Dans un pays où les crises sécuritaires, les déplacements forcés et les chocs climatiques fragilisent chaque jour un peu plus les équilibres sociaux, les femmes paient souvent le tribut le plus lourd, mais elles sont aussi, lorsqu’elles sont soutenues, les piliers les plus solides de la reconstruction et de la cohésion sociale. Conscient de cette réalité, le Programme des Nations Unies pour le développement a placé en 2025 l’autonomisation économique des femmes, l’accès à la santé et à l’identité légale, ainsi que la lutte contre les violences basées sur le genre au cœur d’une stratégie de transformation systémique. Le nouveau plan stratégique 2026-2029, qui fait de l’égalité des sexes l’un de ses trois accélérateurs, ne fait que confirmer cette conviction profonde : dans la diversité des crises et des défis, les femmes sont la force la plus puissante du changement.
La santé, miroir des inégalités et champ de la transformation
La santé des femmes demeure un indicateur sensible des inégalités sociales, particulièrement dans les régions en proie aux crises. Selon le rapport 2025 du PNUD, l’action menée dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, avec le
soutien financier du Gouvernement du Japon, a permis la réhabilitation de 39 centres de santé intégrés, offrant à des centaines de milliers de personnes un accès retrouvé à des soins de qualité. L’impact se lit dans le regard des patientes : au centre de santé de Buea Town, l’une d’elles témoigne avec émotion : « Avant, j’étais toujours inquiète de venir ici. Le bâtiment n’était pas attrayant, les services étaient limités, et il y avait peu d’eau courante et d’électricité. Mais aujourd’hui, je me sens en confiance. Les soins que je reçois sont bien meilleurs, et je suis rassurée de savoir que mon bébé et moi sommes en sécurité. » Ce témoignage résume l’enjeu fondamental : offrir des conditions dignes et sécurisées, c’est reconnaître la valeur de la vie des femmes et de leurs enfants.
L’action du PNUD dans le secteur de la santé s’est également matérialisée à travers l’installation de 22 forages solaires, apportant une solution durable à la pénurie d’eau potable qui empoisonnait le quotidien de dizaines de milliers de familles dans des villages comme Bonadikombo et Bakingili. Plus de cinquante mille âmes respirent désormais un air de dignité retrouvée, tandis que les centres de santé réhabilités affichent une hausse spectaculaire de plus de vingt pour cent de leurs consultations médicales. Un soulagement immense, partagé par les mères et les enfants qui s’affranchissent enfin des maladies hydriques d’autrefois. La troisième phase de ce programme, lancée en décembre 2025 avec un financement de 416 millions de yens japonais, bénéficiera directement à 682 402 personnes et touchera indirectement plus de trois millions d’autres. Dans les zones en crise, un acte de naissance est bien plus qu’un simple papier administratif. C’est une clé qui ouvre la porte à l’éducation, aux soins de santé, aux droits fondamentaux et à la dignité. Selon le rapport 2025 du PNUD, la digitalisation de l’état civil dans dix communes, notamment dans les régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord, a permis à plus de 2 000 filles d’obtenir des documents officiels.









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