Elle a débuté dans la région de l’Adamaoua comme dans le reste du pays le 24 avril. La cérémonie de lancement officielle a été présidée dans la region, par le chef de division des affaires économiques, sociales et culturelles des services du gouverneur, Mohamadou Abbo. En présence du délégué régional de la santé, du coordonnateur régional du Programme Elargi de Vaccination. Cette partie du pays prévoit vacciner 471 026 enfants de 0 à 5 ans pour leur éviter la paralysie à vie.
Le premier tour des journées nationales de vaccination de riposte à l’épidémie de poliomyélite a été lancé hier, 24 avril, sur l’étendue du territoire camerounais. Dans la région de l’Adamaoua, c’est le Centre de Santé Intégré de Boumdjéré, dans le district de santé de Ngaoundéré-Urbain. Ce district fait partie des districts qui notifient régulièrement de cas de poliomyélite sauvage de type 2 dont le dernier en date l’a été il y a quelques mois. Dans cette croisade contre la poliomyélite, la région envisage faire vacciner 471.026 enfants âgés de 0 à 5 ans sur les 11 districts que compte cette partie du pays. Selon le docteur Joseph Adonis Koona Koona, coordonnateur régional du Groupe Technique du Programme Elargi de Vaccination dans l’Adamaoua, les intrants nécessaires sont disponibles pour assurer l’immunité des enfants. « Nous avons les intrants nécessaires, 555 811 doses de vaccin disponibilisés pour couvrir toute la région ».
L’objectif de la campagne, selon les autorités sanitaires, est de faire vacciner 100% des enfants de 0 à 59 mois au nVPO2, assurer l’information effective d’au moins 95% des parents sur les maladies cibles du PEV et sur les interventions offertes au cours des campagnes de riposte, tout en assurant une gestion efficace des vaccins en ramenant 100% des flacons de nVPO2 à la fin de la campagne. Il est également question d’assurer la surveillance et la prise en charge de tout cas de MAPI, vacciner tous les enfants de 0 à 59 mois et adolescents de 9 ans manqués dans la vaccination de routine afin d’améliorer les couvertures vaccinales de la routine.
Dans les zones rurales, toutes les dispositions sont prises pour atteindre les enfants, même dans les champs et aux pâturages, rassure le coordonnateur régional du PEV dans l’Adamaoua. Dans le Faro et Déo, le Mbéré, le Djerem et le Mayo-Banyo, zones fortement enclavées, les agents de santé communautaire devront affronter l’impraticabilité des routes pour faire vacciner les enfants.
A Ngaoundéré-Urbain, district qui enregistre régulièrement des cas de poliomyélite, l’accent sera mis, selon Alain Michel Etoa, chef de district, mis sur la lutte contre la réticence vaccinale et la sensibilisation des populations encore sceptiques par rapport aux bienfaits de la vaccination. « Et nous avons nos agents de santé communautaire qui vont aller dans les moindres coins pour voir, pour se rassurer que toutes les zones, toutes les communautés, non seulement de Baladji 2, mais toutes les communautés des 15 aires du district de santé de Ngaoundéré-Urbain. Ils sont totalement couverts et que les enfants de zéro à 5 ans soient vaccinés » dit-il.
Dans la foulée et en marge de la semaine africaine de la vaccination, la déléguée régionale de la santé publique de l’Adamaoua, docteur Djamilatou Leila annonce la remise des distinctions aux parents exemplaires en matière de vaccination. Ces parents sont repartis dans 6 districts de santé sur les 11 que compte la région. « Le thème de la semaine africaine de vaccination 2025 est « La vaccination pour tous est humainement possible ». Dans le cadre de cette célébration, il est prévu l’organisation de remise de récompenses de parents modèles dans 6 districts de santé prioritaires de la région à savoir des structures de santé de Bankim, de Bélel, de Ngaoundal, de Ngaoundéré-Rural, de Tibati et de Tignère » annonce la déléguée. Il s’agit selon elle, des parents qui sont des modèles en matière de vaccination et sont des véritables ambassadeurs de la promotion de la vaccination dans la région.
Au-delà des chiffres à atteindre en matière de vaccination, le principal défi de la santé dans la région reste l’acceptation de la vaccination par certaines populations et l’amélioration des conditions hygiéniques du cadre de vie. Des éléments qui constituent le gage d’une meilleure santé.
Par Jean Besane Mangam
RÉACTIONS
« Nous avons nos agents de santé communautaire qui vont aller dans les moindres coins du District de Santé de Ngaoundéré-Urbain ».

« Effectivement, le district de santé de Ngaoundéré-Urbain revient parmi les districts qui notifient les cas de poliovirus sauvage de type 2. Et c’est grâce à notre site de prélèvement situé du côté de Baladji 2. Et on se félicite déjà parce que les agents de santé communautaire font le travail qui est demandé pour qu’on soit vigilant. Et particulièrement pour ce site, dans le cadre de cette campagne, nous voulons que les autorités religieuses, traditionnelles nous accompagnent pour faire vacciner tous les enfants de 0 à 5 ans afin que nous puissions les protéger contre les épidémies de poliomyélite. Et davantage, nous souhaitons que les élites qui sont là nous soutiennent parce que nous avons par moment quelques réticences. Peut-être parce que les gens ne sont pas informés. La poliomyélite est une maladie invalidante qui peut même parfois conduire à la mort. Et comme on dit invalidante. Donc nous souhaitons vivement que tous les enfants de cette zone soient couverts, soient vaccinés pour que nous puissions avoir une couverture vaccinale de 100%. »
Propos recueillis par Jean Besane Mangam
















Comments are closed