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Santé publique dans le Centre : Le Dr Albert Mambo Maka visite les formations sanitaires

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Nommé le 15 mai dernier, le nouveau délégué régional de la Santé publique pour la région du Centre a entamé une tournée marathon dans les districts de santé. Objectif : évaluer l’offre de soins, instaurer la rigueur managériale et concrétiser la vision d’humanisation des services prônée par le chef de l’État, S.E. Paul Biya.

Le délégué régional et sa suite au four et au moulin sur le terrain.

Le marathon de terrain a commencé. Quelques jours seulement après sa prise de fonction officielle, le Dr Albert Mambo Maka, nouveau délégué régional de la Santé publique du Centre, s’est jeté dans l’arène. Depuis le mardi 16 juin 2026, il sillonne les formations sanitaires de son ressort territorial. Une démarche de proximité qui a fait une escale, le mercredi 17 juin 2026, dans le très dense district de santé de Djoungolo. Dirigé par Mme Pyssang Maidoukoula, ce district fort de ses 166 formations sanitaires a servi de vitrine miniature des réalités, des réussites et des défis du système de santé local.

Rigueur, discipline et humanisation des soins

Face au personnel soignant, le Dr Albert Mambo Maka n’est pas venu faire de la figuration. Fort de ses riches expériences managériales acquises à l’Est et dans le Littoral, le nouveau patron de la santé dans le Centre entend bien imprimer sa marque de fabrique : l’efficacité, la discipline et une ponctualité de fer.

Au-delà de l’ordre hiérarchique, le délégué régional a fermement rappelé l’urgence d’une « humanisation des soins », un crédo cher au ministre de la Santé publique, le Dr Manaouda Malachie, et qui s’inscrit en droite ligne de la vision du président de la République, S.E. Paul Biya. Pour le Dr Mambo Maka, le patient doit être replacé au cœur de l’écosystème hospitalier, accueilli avec dignité et traité avec professionnalisme.

Un état des lieux sans complaisance

À Djoungolo, comme dans les autres districts de santé visités, la délégation régionale a pu toucher du doigt la diversité de l’offre de soins en visitant trois modèles distincts : le privé laïc, le privé confessionnel (notamment la grande structure Deo Gracias) et le secteur public à travers l’hôpital de district. « Nous sommes très agréablement surpris par le travail qui a été fait par nos collaborateurs », a confié le Dr Albert Mambo Maka au terme de sa visite.

Si le délégué a salué les efforts d’alignement du privé sur la politique sanitaire nationale et l’ingéniosité du directeur de l’hôpital de district face aux criants problèmes d’espace, il a promis un accompagnement ciblé pour corriger les manquements.

Un calendrier marathon et un outil d’évaluation inédit

Cette halte n’est que le début d’un vaste chantier. Sur les 33 districts de santé que compte la région du Centre, trois ont déjà été inspectés. Le Dr Mambo Maka s’est engagé à boucler les 30 restants d’ici le soir du 10 juillet prochain. Un rythme effréné qui s’étendra ensuite aux pharmacies, laboratoires, ordres professionnels et sociétés savantes.

Mais la véritable innovation de cette tournée réside dans la mise en œuvre d’un outil d’accompagnement basé sur la qualité des hôpitaux. Dès le mois de juillet, cet outil permettra d’attribuer un score à chaque structure, évaluant son pourcentage de performance et sa marge de progression. L’ambition affichée est claire : installer un suivi systématique et pragmatique. « Le plus important pour nous est surtout de savoir d’où ils partiront, pour savoir comment les aider à faire un pas après l’autre », a conclu le délégué régional. Une méthode pas-à-pas qui augure une transformation qualitative de la prise en charge sanitaire pour le bien-être des populations de la région du Centre du Cameroun.

Réaction :« Il y a beaucoup de choses qui sont assez bien faites »

Dr. Albert Mambo Maka, délégué régional de la Santé publique du Centre.

 « Nous sommes très agréablement surpris par le travail qui a été fait par nos collaborateurs. Nous avons eu la chance de toucher trois styles de formations sanitaires différents. Nous avons été à une formation sanitaire privée laïque Nous avons eu une formation sanitaire privée confessionnelle, et nous nous sommes

arrêtés dans des hôpitaux de district. Nous avons pu nous rendre compte de la palette d’interventions et de prestations qui sont données, et c’était assez intéressant, un privé laïc qui essaye de faire des efforts dans le sens de la politique sanitaire nationale en respectant le maximum de normes. Il y a quelques petites choses pour lesquelles on va certainement les accompagner pour améliorer. Dans le district de Djoungolo, nous avons découvert une très grosse structure Déo gracias confessionnelle dans les privés confessionnels. Nous avons été très impressionnés de tout ce qu’ils sont capables de faire là-bas. Nous nous prendrons le temps, parce que les formations sanitaires privées laïques et confessionnelles sont prévues, la visite est prévue après la tournée des districts.

Nous allons prendre le temps de toucher un peu plus du doigt pour comprendre exactement comment ils travaillent et savoir les accompagner dans le cadre de la politique nationale de santé que M. le ministre implémente et que nous sommes chargés de vérifier sur le terrain. L’hôpital de district de Djoungolo a quant à lui beaucoup de problèmes d’espace, mais nous avons trouvé un personnel très dynamique, un directeur qui essaie d’innover, il a besoin de beaucoup trop de prouesses intellectuelles pour arriver à trouver des solutions aux problèmes d’espace, pour prendre en charge les patients dans les conditions adéquates. Nous avons trouvé qu’il y a beaucoup de choses qui sont assez bien faites. Dans le sens du travail que le ministre nous a assigné à faire, nous allons effectivement trouver un moyen de les accompagner un peu mieux. Nous espérons que cela portera des fruits.

Nous allons continuer déjà la tournée. Nous avons trois districts que nous venons d’achever. Il nous reste 30 districts, nous allons les faire tous les 30. Et je crois qu’au soir du 10 juillet, nous aurons fini. Mais nous n’allons pas nous décourager, nous allons entamer avec les autres structures de santé. En commençant par les formations sanitaires privées dont j’ai parlé, les autres structures, pharmacies, laboratoires, et puis les ordres des professionnels de la santé.

Nous allons aussi achever la visite des hôpitaux de première et deuxième catégorie, que nous n’avons pas pu achever pour la disponibilité des uns et des autres. Et nous allons continuer avec les sociétés savantes. Mais pendant ce temps, nous allons continuer à faire un travail de fond. Nous avons déjà commencé pendant la tournée à appliquer l’outil d’accompagnement sur le plan de la qualité des hôpitaux. On aura un premier score que nous allons soumettre à la hiérarchie. Et à partir du mois de juillet, ce sera systématique de descendre dans chaque formation sanitaire avec cet outil qui nous dit à quel pourcentage ils sont, quelle est la marge de progression qu’ils ont. Et surtout, le plus important n’est pas les élèves classés. Le plus important pour nous est surtout de savoir d’où ils partiront, pour savoir comment les aider à faire un pas après l’autre, évoluer, et voir leur pourcentage s’améliorer

pour le bien des populations ».

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Junior NTEPPE KASSI, 33 ans, est un journaliste scientifique camerounais au Groupe Échos Santé. Spécialiste de la médecine du sport, il met sa passion au service de l'information médicale de pointe.

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