Officiellement lancée en avril, cette application smartphone gratuite et anonyme « hello ado », propose aux élèves des contenus éducatifs écrits, des podcasts, des vidéos et de nombreux articles sur différents thèmes tels que le VIH, les violences basées sur le genre auxquels les jeunes sont exposés.

“Hello ado” a été développée par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et l’agence des Nations Unies chargée des questions de santé sexuelle et reproductive, l’UNFPA, en collaboration avec le Réseau africain de l’éducation, de la santé (RAES) et l’Alliance nationale des communautés pour la santé (ANCS). Concrètement, c’est une application au service des jeunes, face aux risques d’exposition aux problèmes de santé et de violence. La plateforme digitale éducative et interactive à destination des jeunes gabonais, fournis aux jeunes adolescents des informations nécessaires pour l’amélioration de leurs connaissances en termes de santé sexuelle et reproductive (SSR). Des éléments reposant notamment sur les grossesses précoces et non désirées, le VIH-Sida, les infections sexuellement transmissibles (IST), les violences basées sur le genre, ainsi que sur la Covid-19. « Au Gabon 17% des jeunes ont leur rapport non protégé avant l’âge de 15 ans. La prévalence du VIH chez les 15-24 ans est de 0,5% chez les garçons, contre 1,3 % chez les filles.

Selon le Rapport Grossesses précoces en milieu scolaire au Gabon, plus d’une jeune femme sur 4 a donné naissance avant 18 ans. 34% des décès chez les adolescentes sont dus aux grossesses. 57% des auteurs de ces grossesses sont des adultes », a déclaré le Chef de Bureau, Représentant Résident de l’UNESCO au Gabon, Éric Voli Bi. Par ailleurs, la sexualité est un sujet encore tabou dans les familles, et ce, peu importe le niveau d’éducation. Pour Pauline, professionnelle de santé exerçant au CHU de Libreville : « C’est quand même un peu honteux de parler de sexe à son enfant ou à son petit enfant. On est un peu pudique. Ce n’est pas dans notre tradition de parler de sexe aux enfants ». C’est dans ce contexte alarmant que les ministères de la Santé et de l’Éducation Nationale, soutenus par les Nations Unies et le programme Gabon-Égalité, ont lancé cette plateforme numérique au sein du Lycée National Léon Mba.
Violence et santé

« Cette application ne remplace pas l’interaction entre les générations. Elle vous apporte, chers élèves, des informations susceptibles de vous mettre à l’abris des risques en matière de violence et de santé », a déclaré la Première Dame du Gabon qui a tenu à participer au lancement de l’application, car, préoccupée par les fléaux qui touchent la jeunesse gabonaise. En effet, toujours selon l’UNESCO, seuls 17% des élèves disent être informés sur la santé sexuelle reproductive par leur mère et seulement 1% d’entre eux disent l’être par leur père. « Harcèlement, parles-en », « COVID-19, attention ce n’est pas fini », « Violences sexuelles, je dis non ! », « Avoir un enfant, oui mais après mes études » et « VIH, stop ! » sont les messages que pouvaient lire les centaines de jeunes apprenants sur l’un des spots du lancement diffusé à leur endroit par les organisateurs de la manifestation.
Divine KANANYET/news.un.org









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