À l’occasion de la Journée mondiale de la santé 2026, placée sous le thème « Unissons-nous pour la santé. Soutenons la science », le Dr Magaran Monzon Bagayoko, représentant de l’OMS au Cameroun, dresse un bilan contrasté de la santé publique dans le pays. Si des progrès majeurs sont à saluer – vaccination contre le paludisme, réduction de 62 % de la mortalité maternelle, déploiement de la couverture santé universelle –, des fragilités persistent : sous-financement, déficit de ressources humaines (24 professionnels pour 10 000 habitants), recul de la planification familiale ou encore inégalités d’accès aux soins. Dans cet entretien, il détaille les interventions concrètes de l’OMS, les défis structurels à surmonter et les priorités stratégiques pour les cinq ans à venir, tout en appelant gouvernements, partenaires, société civile et médias à s’appuyer résolument sur la science pour transformer durablement la santé au Cameroun.
Qui est le Dr Magaran Monzon Bagayoko ?
Je suis le représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé au Cameroun. J’ai pris mes fonctions au Cameroun le 1er février 2025. Pendant cette année, nous avons accompagné le gouvernement dans la gestion des défis sanitaires et des priorités du moment. Ces priorités sont entre autres la couverture santé universelle, la lutte contre les maladies transmissibles, la lutte contre les maladies non transmissibles, et ensuite la planification stratégique pour pouvoir gérer les grands défis transversaux, qui sont les défis de financement, les défis de mobilisation de ressources, les enjeux environnementaux et les défis climatiques entre autres.
Monsieur le représentant, nous célébrons le 7 avril 2026, la Journée mondiale de la santé. Pour commencer, rappelez-nous brièvement l’importance de cette journée dans le calendrier sanitaire international et pourquoi l’OMS a choisi cette année le thème : « Unissons-nous pour la santé. Soutenons la science » ?
Le 7 avril est la date anniversaire de la création de l’Organisation mondiale de la santé en 1948. C’est une journée qui a pour but de rappeler que la santé n’est pas seulement un enjeu purement médical, mais c’est un enjeu de développement. C’est aussi pour rappeler à la communauté internationale que lorsqu’on parle de santé, cela nécessite une coopération à tous les niveaux. Donc le thème de cette année – « Unissons-nous pour la santé. Soutenons la science » – a pour but de montrer,
Premièrement, que la science est à l’avant-garde de la santé. Les progrès de la santé que nous connaissons aujourd’hui sont fondés sur la recherche scientifique. C’est pour montrer à la communauté nationale et internationale que la science est au cœur du développement de la santé publique internationale.
La deuxième raison, c’est que nous traversons un moment où il y a beaucoup de rumeurs, et beaucoup de fausses informations encore appelées fake news – ce que nous avons appelé les infodémies. Les expériences scientifiques qui sont éprouvées, qui sont validées, sont mises à rude épreuve. Donc les preuves scientifiques établies par les institutions scientifiques de renommée internationale sont aussi mises à rude épreuve. Le thème, c’est pour dire : combattons les forces de l’ombre aussi. Il faut que nous nous fiions à la vérité scientifique, à la réalité scientifique et à ce qui a été démontré et expérimenté.
Et le troisième point, c’est aussi pour démontrer que si nous voyons les enjeux aujourd’hui – changements climatiques, défis sécuritaires, défis de financement, pandémies – nous ne pouvons pas les résoudre si nous n’avons pas une bonne assise scientifique, si nous n’avons pas les données fiables et probantes. Et nous ne pouvons rien planifier, rien anticiper si nous ne faisons pas de la recherche scientifique et si nous ne nous appuyons pas sur la science. C’est pour cela que l’OMS a pensé mettre la science au cœur de la célébration de la Journée mondiale de la Santé 2026.
Si vous deviez dresser un bilan précis de la santé publique au Cameroun en 2026, quels indicateurs montrent des progrès réels et quels signaux relèvent encore de grandes fragilités ?
Le bilan de la santé publique au Cameroun est un bilan contrasté. Il y a eu des progrès. Ces progrès ont été dans le domaine stratégique. Le Cameroun a introduit des réformes en profondeur dans le secteur de la santé. L’une de ces réformes majeures, c’est aujourd’hui l’élaboration du plan de santé numérique. Nous voulons de plus en plus aller vers la santé numérique, qui vient d’être validée il y a quelques semaines au Cameroun. Un aspect important aussi : le Cameroun vient de faire l’analyse du marché du travail pour montrer quel est le rapport entre les ressources humaines en santé et la demande des populations, afin de créer une adéquation. Un autre progrès stratégique, c’est la mise en place aujourd’hui par le Cameroun de la stratégie de mobilisation des ressources. Et l’un des progrès, c’est que le Cameroun est le premier pays qui a introduit la vaccination contre le paludisme dans le système de vaccination de routine.
C’est le premier pays, qui après les essais scientifiques, a introduit cette vaccination en routine. Ce sont des avancées majeures. Et quelque chose que nous n’avons pas occulté, c’est la couverture santé universelle qui a été déployée par le Cameroun, mise en œuvre et qui, au bout du compte, permettra d’assurer graduellement la couverture des populations, la réponse aux besoins sanitaires des populations, tout en réduisant les barrières financières. Si nous prenons la santé de la mère et de l’enfant, le Cameroun a réalisé une réduction de 62 % de la mortalité maternelle et 52 % de la mortalité infanto-juvénile au cours des trois dernières décennies.
Ces progrès sont dus effectivement à beaucoup d’efforts, surtout à la couverture santé universelle, l’initiative chèques santé et la promotion des accouchements dans les institutions médicales. En plus de ces progrès, il y a eu l’introduction de nouveaux vaccins comme contre le HPV et le paludisme. À date, la couverture vaccinale des enfants au Cameroun est autour de 89 %.
Mais en marge de ces progrès, il y a effectivement des aspects de fragilité. La première fragilité, c’est le recul dans des domaines comme la planification familiale. Un autre aspect de fragilité, malgré les progrès susmentionnés, concerne la santé maternelle et la santé de la reproduction qui connaissent quelques reculs. Le nombre de femmes qui accouchent dans les institutions médicalisées a un peu baissé. En dehors de cela, nous avons aussi des facteurs qui sont tributaires de l’insécurité que nous connaissons, et aussi d’autres difficultés telles que le financement de la santé qui n’est pas totalement adéquat. Certes, la couverture santé universelle est en place, mais il y a une grande fragilité parce que jusqu’ici nous finançons l’offre de soins, mais difficilement nous mettons l’accent sur la demande effective de la population. Une autre fragilité qui peut être une priorité, c’est l’inadéquation entre l’offre de soins et la demande des populations en matière de ressources humaines en santé. Aujourd’hui, le Cameroun compte 24 à 25 professionnels de santé pour 10 000 habitants. Et si nous voulons atteindre la couverture santé universelle, il faut que ce ratio monte à au moins 44 professionnels (selon les ODD). Donc ce sont autant de lacunes, autant de fragilités qui existent et que nous devons surmonter comme des priorités.
Monsieur le représentant, quelles interventions spécifiques de l’OMS ont, selon vous, transformé la vie des Camerounais ? Pouvez-vous nous fournir des chiffres précis, des exemples concrets ?
Une intervention que je viens de citer, c’est la mise à l’échelle de la vaccination. Aujourd’hui, je disais tantôt que la couverture vaccinale des enfants a atteint 89 %, ce qui est une avancée majeure et qui a permis effectivement de réduire la mortalité infantile. Le Cameroun a aussi introduit comme intervention spécifique la vaccination contre le paludisme que je disais tantôt. C’est une intervention qui est mise à l’échelle dans un certain nombre de districts et qui a permis de réduire la mortalité liée au paludisme. L’OMS a apporté un appui technique et financier de plus de 200 000 USD pour le renforcement de capacités et la formation de plus de 500 sages-femmes, médecins et gynécologues dans les soins après avortement, ce qui a contribué à la réduction du ratio de mortalité maternelle au Cameroun de plus de 63 %. L’OMS a accompagné le Gouvernement camerounais dans l’élaboration, la validation et le lancement officiel en février 2025 du nouveau plan stratégique national de la santé de la reproduction maternelle, néonatale, des enfants, des adolescents, des personnes âgées et de la nutrition (PSN – SRMNIAN) 2024-2030. Il est clair que des études doivent être menées pour mieux évaluer l’impact de ces interventions. D’autres interventions clés qui ont impacté la santé des Camerounais, c’est la lutte contre les maladies non transmissibles. Nous avons, dans le cadre du renforcement du système de santé, assisté le ministère de la santé à l’intégration de la lutte contre ces maladies non transmissibles – hypertension, diabète – dans les soins de santé primaires, au niveau des districts de santé. Au lieu que les populations se déplacent des zones périphériques pour venir dans les centres urbains où elles peuvent être traitées, nous avons mis des prototypes de prise en charge intégrée au niveau des districts qu’on appelle les cliniques PEN+, qui permettent de traiter les gens là où ils sont.
Dans les zones du nord victimes des inondations, nous avons mis en place des cliniques mobiles qui sont allées à la rencontre des populations pour leur fournir des soins de qualité dont elles ont besoin. Ce sont autant d’interventions spécifiques qui ont impacté effectivement et réellement la vie des populations camerounaises.
Face aux maladies endémiques comme le paludisme, le choléra, la tuberculose ou les épidémies émergentes, comment l’OMS a-t-elle adapté ses stratégies et quels enseignements tirez-vous de la dernière décennie ?
En ce qui concerne les maladies transmissibles, il faut d’abord savoir que le Cameroun fait face à un double fardeau. Il y a non seulement le fardeau de ces maladies qu’on appelle les maladies transmissibles qui persistent – le paludisme, le sida, la tuberculose, le choléra, la fièvre jaune, etc. – mais il y a aussi la montée des maladies non transmissibles. Ces maladies non transmissibles qui sont les maladies chroniques, c’est le diabète, l’hypertension, les insuffisances, et les cancers. C’est autant de maladies dont nous nous saisissons aujourd’hui. Vous allez entendre comment les gens font des accidents vasculaires cérébraux (AVC).
À côté de ces deux fardeaux, il y a aussi les facteurs environnementaux qui exacerbent les défis susmentionnés. Si nous prenons par exemple le paludisme, l’OMS a appuyé l’élaboration d’une nouvelle stratégie de lutte contre le paludisme en 2025, l’OMS a appuyé le gouvernement pour effectuer des recherches sur la résistance des vecteurs du paludisme aux insecticides qui sont utilisés. De nouveaux types de moustiquaires qui permettent de contenir la résistance sont introduits et déployés. Ça, c’est un aspect. Concernant toujours le paludisme, le vaccin vient renforcer l’arsenal de lutte existant. L’OMS appuie le pays dans le suivi et l’évaluation de cette intervention.
Concernant la lutte contre le VIH/sida, l’OMS a travaillé avec le gouvernement pour faire en sorte qu’il n’y ait plus de faux positifs. Cela veut dire quoi ? On a renforcé le diagnostic du VIH/sida. Donc les personnes qui ne sont pas malades ne peuvent plus être mises sous traitement par erreur. Cela est d’une importance capitale, et c’est ce qu’on appelle les algorithmes à trois tests introduits en 2025. Pour la tuberculose, nous avons présentement un consultant international qui est en train d’appuyer le gouvernement du Cameroun et qui va contribuer à évaluer et à élaborer le nouveau plan stratégique de lutte contre la tuberculose (2026-2030). Parce que la tuberculose au Cameroun présente non seulement la résistance, la multirésistance et l’ultrarésistance.
Donc l’OMS est en train de faire des études pour avoir des médicaments qui peuvent clairement permettre de lutter contre ces sources de résistance.
S’agissant des maladies non transmissibles, l’OMS travaille pour contribuer à pouvoir avoir plus d’informations sur les facteurs de risque de ces maladies au niveau communautaire.
Nous savons que le diabète, l’hypertension et d’autres maladies chroniques sont liées au style de vie. Donc nous appuyons la réalisation des enquêtes pour améliorer le cadre de vie. Comme exemple, nous pouvons citer le projet « Marché Santé » mis en œuvre actuellement à Douala. C’est autant d’études que nous faisons pour contribuer à réduire le poids de ces maladies non transmissibles en améliorant le cadre de vie et le style de vie. Donc nous menons ces études pour comprendre quel est le mécanisme, et/ou la dynamique de transmission des maladies non transmissibles liées au style de vie et pourquoi elles sont en train de gagner du terrain au niveau des populations.
Quels sont les principaux obstacles structurels qui freinent l’amélioration du système de santé camerounais ? Comment l’OMS travaille-t-elle pour les surmonter, notamment en matière de financement, de gouvernance et de ressources humaines ?
Lorsque vous parlez de financement, il constitue un goulot d’étranglement de l’accès équitable aux soins pour tous. L’amélioration du système de santé pour la couverture santé universelle requiert un financement adéquat – une stratégie de financement à la hauteur des besoins. Il faut véritablement un plan durable de mobilisation de ressources pour financer la santé locale. Cela constitue un défi majeur.
Un autre défi que nous avons, c’est le cadre institutionnel. Aujourd’hui, nous sommes allés dans la couverture santé universelle. Mais si nous voulons que cette couverture santé universelle soit intégrale, que nous allions au-delà de fournir des services, mais financer véritablement les besoins de la communauté, il nous faut avoir des lois, des cadres législatifs. Et aujourd’hui, nous n’avons pas encore la loi sur la couverture santé universelle qui soit promulguée. Un autre défi : le Cameroun a un secteur informel qui est très grand et de nombreuses personnes travaillent dans le secteur informel. Pour couvrir le secteur informel dans la CSU, il faut des études qui constituent les préalables. Donc inclure le secteur informel dans la CSU aussi constitue un goulot d’étranglement. Au-delà de ces défis qui sont des défis purement institutionnels, il y a aussi des défis techniques. Nous n’avons pas les ressources humaines en quantité suffisante ; il faudrait renforcer les ressources humaines en santé.
Nous avons, comme je disais, 24 professionnels de santé pour 10 000 habitants, alors que la norme doit aller au-delà, à 44 ou 45. C’est un défi. Mais même si l’on regarde à l’intérieur de cette cartographie, on trouve que 60 % sont des techniciens ou des paramédicaux. Les spécialistes ne constituent que 10 %. Donc il nous faut les ressources humaines en quantité et en qualité. Aussi, il faut améliorer l’offre de soins au niveau des hôpitaux et il faut véritablement une étude d’urgence pour pouvoir établir la carte sanitaire d’urgence.
Aussi, il nous faut améliorer l’information sanitaire pour pouvoir anticiper tous les défis que nous connaissons. Donc il y a ces zones de défis qui sont là, mais nous pensons que dans le cadre de notre nouvelle stratégie de coopération que nous venons d’avoir avec le gouvernement, nous serons en mesure d’aller sur les trois piliers qui sont la lutte contre les facteurs de risque – qu’on appelle les déterminants de la santé – et nous allons aider à la prestation des services, parce que là il faut des efforts à faire, tout simplement parce qu’il y a une inégalité d’accès aux soins entre les villes et les milieux ruraux par exemple.
Donc ce sont des défis que nous pouvons ensemble surmonter. Et nous pensons aussi qu’avec le nouveau plan stratégique sur l’information sanitaire qu’on est en train de mettre en œuvre et surtout la stratégie de santé numérique qui vient d’être promulguée, nous pourrons avoir des informations en temps réel pour pouvoir anticiper les défis actuels et émergents.
Monsieur le représentant, nous venons de célébrer le 7 avril, la Journée mondiale de la santé. Le thème est « Unissons-nous pour la santé. Soutenons la science » appelle à une action coordonnée. Selon vous, quelles mesures concrètes devraient être prises par le gouvernement, les partenaires techniques, la société civile et les médias pour transformer durablement la santé publique ?
La santé publique est tributaire de la science, d’où le thème de cette journée. Les gouvernements, pas seulement celui du Cameroun, mais les pays du Sud doivent comprendre que nous ne devons plus constituer des terrains d’étude. Nous devons être des acteurs de la recherche scientifique. Nous le sommes déjà. Donc il faudrait que le gouvernement intègre la science parfaitement dans la mise en œuvre des prestations de service et dans la mise en œuvre de tout ce que nous faisons en matière de soins de santé. Il faudrait que le gouvernement puisse mettre en place un agenda cohérent de recherche.
Quand on parle d’un agenda de recherche, cela prend en compte non seulement les institutions de recherche et de formation des chercheurs, mais il faudrait aussi que les pays du Sud puissent se mettre en réseau y compris avec ceux du Nord pour faire des études multicentriques, créer des centres collaborateurs et travailler en synergie pour pouvoir régler les questions de santé. Le Cameroun s’est engagé dans la CSU – la couverture santé universelle. L’OMS, avec l’appui d’autres partenaires techniques et financiers, doit aider le gouvernement à développer des projets bancables et à mobiliser les ressources. Nous pensons que l’un dans l’autre, nous allons arriver effectivement à atteindre l’objectif d’un accès équitable aux soins et solutions de santé pour tout le monde.
À l’horizon 5 ans, quelles priorités stratégiques l’OMS fixe-t-elle pour le Cameroun et quel est le caractère permettant de mieux avancer sur la bonne voie pour atteindre les objectifs de santé publique et les ODD ?
Les ODD, surtout l’ODD numéro 3, a trait à la santé. La santé est tributaire de beaucoup de facteurs. Nous avons des indicateurs clés qui sont définis. Un indicateur clé, c’est la mortalité infantile. Nous devons mettre en œuvre des études scientifiques qui peuvent nous permettre, sans complaisance, de mesurer la baisse de la mortalité infantile. Donc cet indicateur va nous permettre de dire effectivement que nous sommes dans la bonne voie. Un autre indicateur, c’est la mortalité maternelle. Pour atteindre les ODD, il nous faut moins de 70 décès de femmes pour 100 000 naissances vivantes. Certes, des progrès ont été engrangés, mais avec plus de 200 pour 100 000 naissances vivantes, nous sommes encore loin du compte ; cela veut dire que le chemin est encore long. Il nous faut traiter la problématique de la santé de la mère et de l’enfant comme une urgence de santé publique pour être au rendez-vous de 2030.
Il nous faut aussi un secteur de la santé plus ouvert aux autres secteurs. De ce point de vue, la santé ne peut plus rester enfermée comme une entité en soi. Nous devons nous ouvrir aux autres secteurs dans le cadre de l’approche qu’on appelle l’approche « Une seule santé ». Parce que nous savons que la santé humaine, la santé animale et l’intégrité de l’écosystème – ou la santé environnementale – sont intimement liées. Beaucoup de maladies passent de l’animal à l’homme. Et c’est dans cette interaction que la résistance aux antibiotiques est exacerbée. Dans ce cas, il faut que ces différents secteurs se donnent la main pour pouvoir faire de la santé une plateforme de collaboration durable.
Enfin, une priorité absolue est la promotion des soins de santé primaires, de la santé communautaire gage de l’atteinte de la couverture sanitaire universelle. Ces priorités forment les fondements de notre nouvelle stratégie de coordination dont les piliers sont : piloter la santé, promouvoir la santé, assurer la santé et protéger la santé.










































































































































































































































































