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Yaoundé : Tuée, découpée puis jetée dans la rue

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Emballé dans un sac, le cadavre d’une femme a été découvert dans un canal municipal à Messa, dans l’arrondissement de Yaoundé II.

Des tas des selles se rivalisent l’espace le long du canal municipal, au milieu d’une petite broussaille parfumée d’odeurs nauséabondes. Aux premières allures, cet endroit abrite un calme pesant. Seulement, il est qualifié d’une dangerosité sans précédent par les populations. Voilà quelque peu le décor qui accueille tout curieux qui désire faire un tour sur le lieu où, le cadavre d’une dame a été découvert par les populations riveraines le 3 septembre dernier, à Messa dans l’arrondissement de Yaoundé II. « C’était autour de 7 h qu’on a signalé qu’il y avait un corps dans un sac qu’on met souvent le maïs, mil et autres. La dame était découpée pratiquement en morceau », souffle froidement un garagiste installé non loin de là. La défunte ne réside pas le quartier. « Je ne pense pas qu’elle soit du quartier. Ses assassins ont dû la tuer quelque part pour venir jeter le corps ici », spécule un motoman du coin. Nous sommes au bord du canal municipal qui traverse le palais polyvalent des sports de Yaoundé.

Jusqu’ici, rien ne filtre sur l’identité exacte de la victime. Pourtant l’annonce de la découverte macabre avait mobilisé police, gendarmerie et groupement des sapeurs-pompiers du quartier Messa. Les images et vidéos de la victime abondamment partagées sur les réseaux sociaux donnent froid au dos. « Nous étions sur le lieu pour identifier le cas. Mais je ne peux rien vous dire sur l’identité ou quoi que ce soit. Seul notre chef qui est empêché pouvait vous donner plus de détails »,  glisse un soldat de feu de faction juste à l’entrée. Pour les autochtones du secteur, ce n’est pas le premier cas. « L’année dernière (2022), on avait trouvé le corps d’un monsieur balancé en pleine route ici derrière le palais polyvalent des sports. C’est un endroit dangereux. Il ne faut jamais s’arrêter là même pour uriner. On peut arracher votre téléphone ou sac et fondre dans la petite broussaille là », confie un boucher.

Dans ce quartier, l’insécurité semble être connue de tous. « Ces petits hangars que vous voyez de loin, c’est là-bas que ces bandits partent se reposer la nuit ou en journée pour fumer leur drogue et autres sales besognes. Moi particulièrement, je ne sais pas ce qui peut m’amener là-bas. Quand un type te soutire et fuit de ce côté, laisse-le partir en paix », conseille Lamine, vendeur ambulant.

Emmanuel Eboua

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