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Cancer de la verge : La circoncision néonatale élimine virtuellement son développement

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Selon les cancérologues, son principal facteur de risque est le phimosis ou l’absence de circoncision, associé à une absence d’hygiène locale suffisante et à une infection transmise sexuellement par le papillomavirus.

C’est une tumeur de l’homme âgé, son incidence s’élève à partir de 60 ans, avec un maximum autour de 80 ans. La circoncision néonatale élimine virtuellement son développement. À l’opposé, un phimosis est associé dans 25 à 75 % des cancers de verge. Selon le Dr Ludovic Ferretti, membre du Comité d’andrologie et médecine sexuelle de l’AFU, dans la plupart des cas, le cancer du pénis se présente sous la forme d’une tumeur de la peau, généralement un carcinome épidermoïde. Cliniquement, on retrouve une induration avec une ulcération à l’extrémité de la verge. Parfois, il existe des ganglions inguinaux. Ces lésions peuvent saigner.

Elles siègent sur : le gland (48 %) ; le prépuce (la face interne) (21 %) ; la couronne (6 %) ; le corps caverneux (22 %) Selon les chiffres de Santé publique France (2018), la survie nette standardisée à 5 ans est de 68 % pour les cas diagnostiqués entre 2010 et 2015. La survie nette à 5 ans diminue avec l’âge au diagnostic de 79 % à 50 ans à 60 % à 80 ans. L’âge de diagnostic d’un cancer du pénis est d’environ 60 ans. Selon les cancérologues, son principal facteur de risque est le phimosis ou l’absence de circoncision, associé à une absence d’hygiène locale suffisante et à une infection transmise sexuellement par le papillomavirus.

Les premiers signes de la maladie ne sont généralement pas spécifiques ; il s’agit par exemple d’une masse plus dure ou d’une enflure au niveau du gland ou du prépuce. Le cancer du pénis ne provoque généralement des troubles qu’au stade avancé. Les plus caractéristiques sont les suivantes : une lésion du gland d’aspect bourgeonnant ou au contraire ulcérée, creusante, un écoulement, des saignements.

Le défaut d’hygiène, aggravé par l’existence d’un phimosis (affection du pénis) empêchant tout décalottage, augmente le risque de cancer du pénis. « En effet, le développement microbien peut entraîner une inflammation impliquée dans le développement du cancer », explique le Dr Ludovic Ferretti, membre du comité d’andrologie et médecine sexuelle de l’Association Française d’Urologie. Ainsi, on recommande un nettoyage classique à l’eau et au savon après décalotage (sans forcer), puis séchage. Et après avoir uriné, bien essuyer le gland afin de ne pas laisser de l’urine acide s’infiltrer sous le prépuce, ce qui favoriserait l’inflammation. »

Comment soigner ce problème ?

Le phimosis se caractérise par l’impossibilité de retrousser la peau du prépuce au niveau du pénis ou « décalottage ». Plus fréquent chez les enfants, le phimosis existe aussi chez les adolescents et les adultes. Traitement, schéma : comprendre le phimosis. Des preuves convaincantes permettent d’affirmer que certains facteurs font augmenter le risque de cancer du pénis. Parmi eux : une inflammation chronique du pénis due à une hygiène génitale déficiente ; une infection à papillomavirus humain (HPV) ; un rétrécissement du prépuce, aussi appelé phimosis : cette affection empêche le prépuce de se rétracter pour découvrir le gland, ce qui rend l’hygiène génitale plus difficile et peut masquer une lésion cutanée ; le tabagisme des lésions précancéreuses telles que l’érythroplasie de Queyrat ou la mala

Non au contraire, la circoncision pratiquée dans l’enfance assure une certaine protection contre le cancer du pénis. La vaccination anti-HPV peut également diminuer le risque de développer la maladie. La chirurgie (opération) constitue la principale méthode de traitement. La circoncision peut parfois suffire, mais une ablation partielle, voire totale, du pénis s’avère en principe nécessaire lorsque le cancer s’est déjà propagé. Il est par conséquent important de surmonter une éventuelle gêne et de consulter un médecin sans tarder en cas d’anomalie suspecte.

La chimiothérapie peut compléter le traitement en cas d’atteinte métastatique ganglionnaire fixée. Un protocole de recherche clinique est en cours afin de préciser sa place dans l’arsenal thérapeutique. Un soutien psychologique est indispensable à la prise en charge d’un cancer du pénis.

E.S.N

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