Shopping cart

Subtotal 0 CFA

View cartCheckout

Echosanté est un magazine de santé en ligne dédié à l’information fiable, à la prévention, au bien-être et aux innovations médicales, pour aider chacun à mieux vivre et décider.

TnewsTnews
  • Home
  • INTERNATIONAL
  • Sécurité sanitaire continentale : L’Afrique s’unit à Kigali pour sécuriser ses patients
INTERNATIONAL

Sécurité sanitaire continentale : L’Afrique s’unit à Kigali pour sécuriser ses patients

Email : 38

Organisé conjointement par Medicines for Africa et l’Agence Africaine du Médicament, ce premier sommet continental réunit l’ensemble des acteurs de la santé au Rwanda du 16 au 17 septembre 2026. L’objectif : passer des promesses théoriques à des mesures concrètes pour que se soigner en Afrique ne soit plus un risque mortel.

C’est une rencontre historique qui s’ouvre à Kigali. Pour cette édition inaugurale de l’Africa Patient Safety Summit, les dirigeants politiques, les régulateurs, les industriels, les professionnels de santé et les représentants de patients se retrouvent sur la même table. Porté par l’organisation Medicines for Africa (MFA) et l’Agence Africaine du Médicament (AMA), cet événement de deux jours pose les fondations politiques d’un sommet élargi prévu pour 2027. Cette rencontre de Kigali répond à une urgence vitale : réduire radicalement les préjudices et les risques liés aux soins sur le continent.

Face à l’hécatombe des faux médicaments

Le principal défi de ce sommet réside dans la lutte contre les produits médicaux contrefaits ou sous-standards. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’Afrique demeure la région la plus durement touchée par ce fléau. Chaque année, plus de 280 000 enfants y perdent la vie après avoir ingéré des antibiotiques ou des antipaludiques falsifiés. Pour mettre fin à ce massacre silencieux, les participants entendent harmoniser les systèmes de surveillance et renforcer la pharmacovigilance à l’échelle régionale, afin d’interdire la vente de produits dangereux d’un pays à l’autre.

Jusqu’alors, les efforts demeuraient fragmentés. Les ministères, les fabricants, les pharmaciens et les usagers opéraient en réseau fermé. Le sommet de Kigali casse ces barrières sectorielles pour bâtir des solutions unifiées. L’événement met également un point d’honneur à intégrer l’expérience vécue par les patients au cœur des politiques publiques, afin d’évoluer d’un

système de santé réactif vers un modèle préventif et protecteur.

L’APS Compact 2030, une feuille de route pour agir

Pour concrétiser cette ambition, les acteurs du secteur comptent adopter un pacte d’action prioritaire baptisé APS Compact 2030. Cette feuille de route repose sur des mesures opérationnelles strictes. La première priorité est l’instauration d’une tolérance zéro envers les circuits parallèles : interdiction formelle de vendre des médicaments en gros sur les marchés de rue et harmonisation des sanctions pénales contre les trafiquants à travers tout le continent.

Sur le plan technologique, le sommet promeut la généralisation du code-barres 2D universel (DataMatrix) sur chaque boîte de médicament. Cet outil permettra aux pharmaciens comme aux patients de vérifier l’authenticité d’un produit depuis un simple smartphone. En parallèle, des plateformes numériques partagées permettront de diffuser des alertes régionales immédiates dès la détection d’un lot défectueux.

Renforcer l’Agence Africaine du Médicament

Basée au Rwanda, l’Agence Africaine du Médicament (AMA) trouve dans ce sommet l’occasion d’asseoir son autorité institutionnelle. Les propositions visent à lui confier la gestion d’un guichet unique d’homologation afin d’accélérer la mise sur le marché des traitements sûrs tout en bloquant rapidement les molécules suspectes. Cet effort s’accompagnera de la modernisation des laboratoires nationaux de contrôle qualité et de la création de comités de vigilance citoyens au sein des agences de régulation. À Kigali, l’Afrique pose ainsi les jalons d’un espace sanitaire sécurisé, souverain et enfin protecteur pour ses citoyens.

img

Audray Ndengue

Journaliste

Ndengue Audray, journaliste dans le groupe Échos santé, Brevet de Technicien Supérieur en sciences et techniques de l'information et de la communication à l'Institut Universitaire Siantou. Écris et parle parfaitement le français

Comments are closed

Articles similaires