Selon le bulletin météorologique n°277 pour la période allant du 1er au 10 novembre 2026, l’Observatoire national sur les changements climatiques (ONACC) signale des risques d’inondations dans plusieurs localités du Centre.
On se rappelle encore des inondations survenues les 25 mai et 4 juin 2026 au centre-ville de Yaoundé, notamment à la Poste centrale, sur l’avenue Kennedy et au boulevard du 20-Mai, perturbant la circulation et envahissant des commerces. La saison des pluies n’a pas dit son dernier mot. Alors que la région du Centre commençait enfin à vivre le beau temps après les pluies, les prévisions de l’Observatoire national sur les changements climatiques (ONACC) viennent tirer une sonnette d’alarme. Des inondations pourraient une nouvelle fois mettre à rude épreuve plusieurs localités de la région du Centre. D’après l’alerte météo, des risques d’inondations sont signalés notamment dans les localités d’Eseka, d’Akonolinga, de Yaoundé et de Mbandjock. Dans la capitale, les zones de Nkolbisson, Centre-ville, Nkolmesseng, Mbala 3e, Elig-Edzoa et Obobogo-Rail figurent parmi les secteurs susceptibles d’être affectés. Les périodes du 2 au 4 novembre, puis du 7 au 9 novembre 2026, sont identifiées comme les plus probables.
Au-delà du Centre, les risques concernent également le Sud-Ouest, notamment Ikassa, Kuke Bova, Mundemba et Njonji, pour la période allant du 1er au 4 novembre, puis du 8 au 10 novembre 2026. Dans le Littoral, les localités de Penja, Njombé et Loum sont sous surveillance du 2 au 4 novembre 2026. Du 2 au 5 novembre, puis du 7 au 9 novembre 2026, la région du Sud ne sera pas en reste. Des risques sont signalés dans les localités de Kribi, Bifa et Aboumezok. Pour ces différentes zones, les épisodes pluvieux pourraient entraîner une accumulation importante des eaux.
Ces risques sont principalement liés à des pluies parfois abondantes, susceptibles d’entraîner une saturation des sols et de provoquer des difficultés d’évacuation des eaux pluviales. Dans les secteurs où les dispositifs de drainage sont insuffisants ou obstrués, les précipitations peuvent favoriser l’accumulation rapide des eaux, l’inondation des habitations et la perturbation des déplacements.
Cette situation appelle à une vigilance particulière des populations vivant dans les zones basses, les quartiers traversés par des cours d’eau ou les secteurs régulièrement confrontés aux débordements d’eau. Les habitants sont notamment invités à éviter les zones inondées, à ne pas tenter de traverser les eaux en crue et à mettre leurs documents et biens essentiels à l’abri.
Face à ces prévisions, les populations des localités concernées sont appelées à redoubler de vigilance durant les périodes annoncées et à suivre régulièrement les informations météorologiques.
Marie Chantale FAIDA








