Le ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, représentant les ministres et Chefs de délégation, a mis en avant les efforts déployés par le Cameroun pour lutter contre la maladie du ver de Guinée, notamment la mise en place d’un programme national qui vise à éradiquer la maladie d’ici 2030.
Il a souligné que cette lutte nécessite une collaboration internationale et une solidarité renforcée, face à une menace qui demeure insidieuse et qui est désormais accrue par des défis financiers grandissants.
Les progrès réalisés jusqu’à présent sont encouragements, mais il est essentiel de maintenir et d’intensifier les efforts pour ne pas compromettre les avancées obtenues. La solidarité mondiale est donc plus que jamais nécessaire pour parvenir à l’éradication de cette maladie.
La 28e Réunion Internationale pour l’éradication du ver de Guinée s’est tenue ce 8 avril 2025, à N’Djamena au Tchad.
En ce mardi 8 avril 2025, une voix camerounaise puissante s’est élevée au cœur de la 28e Réunion Internationale pour l’éradication du ver de Guinée. Le ministre de la Santé publique du Cameroun, MANAOUDA Malachie, a lancé un appel vibrant à une solidarité renforcée, un cri d’alarme face à la diminution des financements qui menace de saboter des décennies de progrès. Fort d’un engagement national inébranlable, le Cameroun se positionne en fer de lance d’une lutte régionale et internationale cruciale pour rayer à jamais cette maladie invalidante de la carte.
Prenant la parole au nom des délégations étrangères, le ministre de la Santé publique camerounais a insisté sur l’impérative nécessité d’une solidarité mondiale renouvelée face à un ennemi insidieux et une menace financière grandissante. La rencontre, qui s’est ouverte sous les auspices du Premier Ministre, Chef du Gouvernement tchadien, Allah Maye Halina, représentant le Président de la République du Tchad, a été l’occasion pour MANAOUDA Malachie de saluer les avancées significatives obtenues grâce à la coopération régionale et internationale. Il a notamment rendu hommage aux efforts inlassables du Gouvernement tchadien, du Carter Center, de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), ainsi qu’à l’ensemble des partenaires techniques et financiers dont l’engagement a été déterminant dans la réduction drastique des cas de cette maladie tropicale négligée.

Cependant, le ton s’est fait plus grave lorsque le Ministre camerounais a abordé la question cruciale du financement. Soulignant une tendance inquiétante à la baisse des ressources allouées à la lutte contre les maladies tropicales négligées à l’échelle mondiale, MANAOUDA Malachie a mis en garde contre les conséquences potentiellement désastreuses de ce désengagement. « Cette diminution des financements risque de compromettre sérieusement les progrès considérables que nous avons Collectivement réalisés », a-t-il averti, appelant à une prise de conscience urgente et à une remobilisation des bailleurs de fonds.
Dans ce contexte mondial préoccupant, le Cameroun se positionne comme un acteur résolu. MANAOUDA Malachie a rappelé les efforts constants déployés par son pays pour éradiquer le ver de Guinée sur son territoire. Ces efforts se traduisent par des investissements ciblés dans l’amélioration de l’accès à l’eau potable, une stratégie essentielle pour prévenir la transmission de la maladie. Parallèlement, le gouvernement camerounais accorde une importance capitale à la sensibilisation des communautés, en informant et en éduquant les populations sur les mesures de prévention et les signes de la maladie. Enfin, le Ministre a souligné l’engagement du Cameroun à mobiliser ses propres ressources domestiques pour soutenir cette lutte de longue haleine. « Le Cameroun croit fermement qu’avec une volonté politique forte, des stratégies adaptées et une mobilisation communautaire efficace, l’éradication du ver de Guinée est non seulement possible, mais réalisable », a déclaré avec conviction MANAOUDA Malachie. Son discours a résonné avec force auprès des participants, insufflant un nouvel élan d’espoir et de détermination.
La 28e Réunion de Revue Internationale des Programmes d’Éradication du Ver de Guinée s’est ainsi conclue sur une note d’optimisme prudent. Si les défis financiers sont réels, la conviction demeure que l’éradication du ver de Guinée reste à portée de main, à condition que la solidarité internationale se renforce et que les engagements financiers soient maintenus, voire augmentés. Le Cameroun, par la voix de son ministre de la Santé publique, a clairement indiqué sa volonté de jouer un rôle moteur dans cette ultime bataille, unissant ses forces à celles de la communauté mondiale pour offrir à des millions de personnes un avenir libéré du fardeau de cette maladie invalidante. L’appel à une “solidarité renforcée” lancé depuis N’Djamena résonnera-t-il suffisamment fort pour garantir la victoire finale contre le ver de Guinée ? L’avenir nous le dira.
Elvis Serge NSAA















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